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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

       SONJA SUDER EST LIBRE         Procès C. Gauger, S. Suder: Une page pour s'informer 

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Texte libre

Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Archives

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

/ / /
UN ENGAGEMENT SENSIBLE
aubron-120.jpgDans l'interview filmée qui retrace son parcours combattant, Joëlle témoigne de ce qui l'a amenée au combat révolutionnaire et à l'engagement au sein d'Action directe.
Cette interview où elle est tellement présente, si simplement présente, permet à chacun en suivant ce parcours, de s'interroger sur la société qu'elle a combattue, sur ses propres engagements, sur la nécessité de ce combat, sous les différentes formes qu'il peut prendre pour chacun de nous.
Emprisonnée plus de 17 années, Joëlle ne sort et encore non sans devoir combattre, que pour une suspension de peine pour raison de santé. A sa sortie, elle réaffirme son engagement et sa volonté de se battre pour la libération de ses camarades emprisonnés.
Cette page qui lui est consacrée, regroupera les principaux articles du blog, les liens vers d'autres sites, ses textes et collages et d'autres documents qui s'ajouteront au fil du temps.

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com
TEXTES:

 

"Parce que nous pensons que cette expérience révolutionnaire ne peut être dépassée que par une nouvelle expérience révolutionnaire, capable de prendre en compte, mieux qu'elle, les intérêts généraux de toute la classe, parce que nous savons à partir de quel patrimoine nous avons nous-mêmes expérimenté des voies nouvelles, parce que rien dans la réalité ne nous indique un changement de la donne, barbarie ou communisme, parce que jamais les "projets" d'un "capitalisme à visage humain" n'ont paru aussi vains, nous n'avons aucune raison de renoncer. Joëlle Aubron

"Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner. La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même. La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations". Joëlle Aubron

A propos de l'engagement: ici
La libération de mes camarades: ici
Joelle en 1996: ici

 

 COLLAGES
coquelicot-et-colombe16.jpg
joëlle a communiqué en prison avec ses amis, ses proches, ses camarades par l'intermédiaire de collages. Chacun a donc une histoire qui lui est propre, qui lui appartient et appartient à son destinataire.
Pourtant chacun de ses collages, parce qu'il est témoignage d'un engagement sensible est partie de son combat, de notre combat.
Sur le blog, un album photo en montre quelques-uns. à voir
Des collages  flics-30.jpg  mer20.jpgla_mort_n____blouit_pas10.jpggoutte-d-eau-12.jpg gratte-ciel14.jpggrosz-01.jpg l__nine26.jpg
Sur l'engagement - Joëlle Aubron              L'engagement, s'engager nom commun ou verbe, le début de l'histoire est ce pourquoi on le fait. S'y entrelacent rejet des injustices et inégalités, vouloir y mettre terme, tenter un ici et maintenant différent et porteur d'avenir, circonstances et rencontres un flux inextricable d'émotions, des intimes, des collectives, dont la conscience se nourrit. Un processus et des alchimies. Les conditions historiques, les luttes et rêves collectifs de l'heure organisent les rencontres les rencontres donnent de la matière aux premiers. Dans l'engagement, il y a spontanéité et décision mûrement réfléchie. La part de l'une et de l'autre est indéterminée. Elles augmentent ou diminuent en une tuyauterie communicante qui forge la détermination. L'engagement peut nous dépasser, exiger de nous bien au-delà de nos possibilités premières, de ce que l'on croit en savoir. Pour autant, avant tout, il nous porte. Il est courant de penser qu'on s'engagerait, sur d'avoir raison. Je n'en crois rien. Je n'ai jamais pensé détenir la vérité, je me suis contentée d'espérer ne pas avoir tort. Ce n'est pas une réponse de Normande. Si d'hésitations en fulgurances, j'ai avancé, ce fut autour d'un questionnement. Plusieurs même ou se décline de contribuer à élaborer un autre futur. La balance peut sembler mal équilibrée des choix aussi définitifs pour une contribution, simultanément, forte et incertaine. Cependant l'équilibre se fait.
D'un côté, une suite de choix, guidés par le soucis d'être cohérent, avec soi-même aussi. Dans le second plateau la lucidité sur l'éternelle incertitude elle-même compensée par la motivation et le sentiment de participer à une histoire commencée bien avant soi. Aujourd'hui, après 14 ans de prison dans des circonstances difficiles, cette aspiration ne m'a pas désertée. Il v a même des jours où je me demande si ce n'est pas la violence des hauts murs qui la conserve si vivante. La misère sociale, culturelle, humaine même parfois peut provoquer le sentiment d'impuissance. Mais, si rejeter l'impuissance est au cour de l'élan vital ? Il y a un permanent aller-retour. Nous avons été vaincus et quand je dis nous ce ne sont pas seulement ceux d'A.D, c'est une génération entière de militants révolutionnaires, voir plusieurs un continuum d'engagements dont les rêves n'ont pas pu, pas su se matérialiser. Et alors ?.
Pourquoi en être découragé ? À l'instar de ceux et celles nous ayant précédé, nous avons appris et apprendrons encore. Le courage avait surgi de la nécessité.

La nécessité prenait sa source en deux dynamiques, inextricablement liées ce pourquoi et ce contre quoi l'on se bat. Le choix de la lutte armée n'est pas au centre. Elle est un moyen, la conséquence d'un moment historique le fruit d'un développement dans l'histoire réquisitionnaire. Néanmoins, risquer sa vie mais aussi assumer la violence dans nos sociétés développées peut paraître extrême. Et sans doute, plus encore la seconde implication. Justement parce que les représentations de "l'homme civilisé" s'acharnent à nier l'omniprésence d'une violence destructrice dans les rapports économiques et sociaux, et par là politiques.
Face à la violence brutale de l'ordre des choses tel qu'il est donné, seuls seraient admissibles les moyens dit démocratiques. Et l'impact du message de se renforcer encore dans le matraquage idéologique selon lequel le régime politique dominant serait le moins pire des systèmes possibles.Je n'ai pas envie d'énumérer ici les guerres, les massacres, les destructions irrémédiables,... que produit ce prétendu moins pire. Pas seulement parce que ce serait fastidieux, c'est inutile l'histoire humaine n'est pas un bilan comptable. Mesurant l'inquantifiable, la comptabilité est irresponsable. Or l'engagement questionne la responsabilité. Contre les hypocrisies confortables, il déploie ses questionnements, met à nu les contradictions et repose sempiternellement la question des limites. La loi n'en est qu une parmi d'autres ; légalité n'est pas légitimité, les exemples ne manquent pas, du Code Noir aux Lois de Nuremberg. 
Plus essentielles, celles dont Sartre rend compte dans "Les mains sales", le moment où l'on accepte de se salir les mains, celui où l'on refuse, celui où l'on se soumet à une discipline supérieure -quelle qu'elle soit-, celui où le but ne transcende plus les moyens. Un nécessaire questionnement pour que reste toujours ouverte la contradiction et en éveil la conscience. Mon engagement politique fut toujours parcouru par les questions qui avaient surgi à celte lecture, adolescente. Contre la barbarie d'une organisation sociale prédatrice, balayant le dégoût et la haine la colère et la révolte ouvrent la perspective. A interpréter notre réalité selon le credo de nos maîtres à "penser" nos désirs et nos ambitions se calculeraient à la progression du CAC40 pour les uns, à la sortie des cases de l'exclusion pour les autres. La découverte des exclus a accompagné "l'avènement" d'une prétendue fin de l'histoire ce n'est pas un hasard. C'était il y a dix ans. Aujourd'hui, nous n'en sommes plus là ;les ambitions pour faire coïncider démocratie politique et démocratie sociale, la soif de justice, ..., les désirs d'en finir avec la tristesse de l'impuissance alimentent à nouveau la nécessité de cette perspective, celle d'un monde réconcilié avec les vivants. La lutte armée ne semble exceptionnelle que Si l'on perd de vue la longue histoire de luttes des exploités et autres bannis pour se construire un devenir digne de leur humanité. Je me suis engagée parce que cela me sembla évident. J'en avais l'opportunité, cela convenait à nia perception de ce qu'il fallait faire et de ce que je pensais possible. Le coût était approximatif, imaginé mais non vécu. Pour autant, n'est-ce pas le lot de chacun? "Être un homme, une femme, veut dire, joyeusement jeter sa vie entière dans la balance du destin, S'il le faut, mais aussi se réjouir d'une journée lumineuse, d'un beau nuage." En 1917, alors incarcérée, Rosa Luxemburg écrivait ces lignes à une amie dans la peine. Et puisque justement, contre les logiques mortifères du régime capitaliste, il s'agissait et il s'agit encore de "miser sur la vie " "(2), l'engagement est une manière de vivre. Elle a le fantastique avantage de nous faire sujet de notre destinée. "Les hommes font leur histoire eux-mêmes, même Si dans des conditions historiquement dêteminées" "(3) L'engagement, c'est à la fois le vieux mythe de Prométhée, volant le feu aux Dieux pour que les hommes ne dépendent plus de leurs forces aveugles et arbitraires, et la persévérance faisant des illusions perdues des forces d'avenir. 

(1) IVe siècle av,. J. C.
(2). Une expression que je lire d'un livre d'entretiens avec d'ex-prisonnières des Tupamaros. mouvement révolutionnaire uruguayen dans les années 60 et 70. Avec des nuances, plusieurs de ces femmes, revenues de conditions extrêmes dans les prisons militaires, témoignent du sens de leur combat en parlant de ce "pari".
(3) K. Marx
Pour consulter le blog: linter.over-blog.com
 
flics-30.jpgPour mémoire aussi, et parce que le fichage ADN, on peut tous être confrontés à une décision d'acceptation ou de refus, cet acte de résistance. Et ce n'est pas si simple de garder intacte cette force de s'opposer au long des années, d'autant plus quand celles-ci sont des années d'emprisonnement. La résistance est un tout, c'est une exigence, mais c'est surtout exigeant. A réfléchir par chacun.

 

Le vendredi 9 janvier 2004, l’administration pénitentiaire a voulu soumettre Joëlle Aubron, militante d’Action Directe, incarcérée depuis 1987, à un prélèvement d’ADN dans le cadre de la constitution actuelle d’un fichier central d’empreintes génétiques.

 

Depuis plusieurs mois, les organisations conscientes du sort fait aux prisonniers (des associations humanitaires aux organisations révolutionnaires) dénoncent l’aspect totalitaire de ce fichage ADN. Mais dans le cas particulier de Joëlle Aubron, la démarche est digne du père Ubu.

 

La 1ère réaction de Joëlle fut « Pas question. Vous vous foutez de ma gueule ? ». En effet, non seulement Joëlle est condamnée définitive ; mais, détenue particulièrement surveillée, l’Etat la maintient « sous la loupe » depuis 1987. L’Etat dispose des empreintes digitales de Joëlle, de centaines de photos, de mesures morphométriques ; sa famille, ses amis, ses camarades furent - et continuent à être - surveillés, tout comme ses faits et gestes, son courrier et ses communications téléphoniques. Tout cela ayant été plusieurs fois restreint ou censuré.

 

Conséquence du refus de Joëlle Aubron de se soumettre, la voilà menacée de procès. Juli Morena Maquso, prisonnière basque détenue à Bapaume, doit également subir un procès pour la même raison. Nous aurons plus d’informations dans les jours à venir, mais n’attendons pas pour organiser la solidarité autour des militantes et militants emprisonnés.


Collectif Nlpf  - communiqué - 17 janvier 2004

Cette citation de Joëlle pour alimenter notre réflexion  (linter.over-blog)

"Parce que nous pensons que cette expérience révolutionnaire ne peut être dépassée que par une nouvelle expérience révolutionnaire, capable de prendre en compte, mieux qu'elle, les intérêts généraux de toute la classe, parce que nous savons à partir de quel patrimoine nous avons nous-mêmes expérimenté des voies nouvelles, parce que rien dans la réalité ne nous indique un changement de la donne, barbarie ou communisme, parce que jamais les "projets" d'un "capitalisme à visage humain" n'ont paru aussi vains, nous n'avons aucune raison de renoncer. Malgré les conditions, nous continuons à travailler politiquement, discutant par écrit avec d'autres prisonniers révolutionnaires, participant à une publication (Front), traduisant des textes de discussions ou actions, en particulier du mouvement révolutionnaire européen,..."

 

 


ARTICLES SUR LINTER

Ce qu'il faut retenir de ma camarade Joëlle Aubron -Nathalie Ménigon  

Sa sensibilité de communiste
La justesse dans sa lutte
La simplicité de son courage
La force de ses convictions révolutionnaires
Son humanité combattante
Son amour de la vie
Son amour de la liberté
Son rire, fort et clair, qui résonne à nos oreilles
comme l'espoir d'un monde prolétarien
Gloire et honneur à Joëlle
Que pour toujours ton nom fleurisse dans nos cœurs
Pour la continuité du combat


Nathalie Ménigon
Prisonnière d'Action Directe
4 mars 2006
5.jpg1.jpg4.jpg

Mercredi 28 février 2007   
1 er mars 2006, cela fait maintenant un an, Joëlle disparaissait.
Penser à elle, c'est penser à son rire, c'est penser à ses engagements, c'est penser à ce qu'elle a apporté politiquement à l'organisation Action Directe. Au collectif des prisonniers d'Action Directe: aux textes, aux réflexions, aux combats durant toutes les années d'emprisonnement.

C'est penser aussi au temps de l'Internationale. Dans son interview filmée, elle explique ce qu'était pour elle l'Internationale. "Un journal où seraient publiés des textes des organisations de guérilla dans le monde. C'est aussi basique que ça. On est est dans un moment où les autres mensuels réduisent considérablement les espaces où on peut avoir ce genre de choses". Mais l'écrire ainsi, c'est  faire l'économie des rires et sourires qui accompagnaient les mots et qui leur donnaient toute leur vie.

Joelle a pu participer à l'Internationale. Elle sortait de prison  elle voulait discuter avec les autres, elle voulait rencontrer et discuter avec les militants, les mouvements tels qu'ils existent. L'Internationale était le lieu d'une expression , d'un combat. De son combat.
Mercredi 28 février 2007 
Parcours sur net, surf et cette photographie qui soudain apparaît comme en écho à l'article précédent.

Joëlle, une une du journal, et sous la photographie "la prison n'est pas un temps mort".

Les mots et les idées s'entrechoquent et les souvenirs aussi. Vie, combat, lutte ...

Vendredi 2 mars 2007 5 02 /03 /2007 13:09
Joëlle, une année plus un jour (2)
Camarades d'Action directe, 20 ans ....

Colombes rouges
Etoiles rouges
    Rêve et engagement
    Les combats sont politiques
    Ils sont aussi rêves sensibles

 Colombes rouges
 Etoiles rouges
    Oppression et répression
    Exploitation ouvrière
    Répression policière

 Colombes rouges
 Etoiles rouges
    Les combats sont résistance

20 ans de prison,
20 ans de combat,
20 ans de résistance
     Libération
 
Vendredi 2 mars 2007
Si le monde n'a pas changé
Si les enfants du monde sont encore aujourd'hui objets
Si des soldats de par le monde tuent et sont tués
Si capital et impérialisme sont toujours jaune flammes, rouge sang

Si cependant toujours les fleurs fleurissent
Si cependant encore les hommes résistent

C'est le même combat toujours nécessaire
toujours possible

En ce jour un plus un, une année et un jour ...
Des mots sur un collage que tu as créé, emprisonnée.
(écrit le 2 mars 2007)
Mardi 6 mars 2007
Meeting le 2 mars 2007 pour la libération
des militants d'Action Directe

 

Des militants révolutionnaires, sortis après des années de prison - qui se comptent en dizaines - disent leur solidarité
Des hommes à la pensée libre disent leurs réflexions
Des chants: Dominique Grange à la pensée et la musique toujours aussi fortes depuis les chansons de 68 et la K-Bine aux textes rap si précis et si solidaires
La voix de Georges Ibrahim Abdallah
Un texte de Nathalie Ménigon

Et cet hommage à Joëlle Aubron

1er mars 2006 - 1er mars 2007

 Hommage à la Camarade Joëlle AUBRON.

  (liberez.les@gmail.com)


Un an, déjà un an, que Joëlle n’est plus avec nous. Et chaque jour, il y a une pensée pour cette courageuse camarade, pour cette combattante révolutionnaire, qui, malgré sa maladie, a maintenu  jusqu’au bout son engagement pour ses camarades encore enfermés.

 Ce 1er mars 2007 résonne dans nos têtes comme une lame qui tombe.

Ce 1er mars 2007 nous aveugle comme un souvenir qui réapparaît.

 Oui, la haine de classe contre les révolutionnaires, au service du Peuple, est bien présente dans les cerveaux de l’oligarchie et de la bourgeoisie, pour laisser mourir des êtres humains dans l’indifférence et le mépris.

Mais, nous aussi, avons cette haine de classe contre cette racaille affamée de profits et de luxe, mais aussi de violence extrême contre les peuples qui osent leur résister.

Oui il est juste de proclamer sa colère contre cette méprisante et décadente vengeance, et nous n’oublierons jamais Joëlle, son sourire, sa voix, sa force, son intelligence.

Il faut qu’ils le sachent, Joëlle n’est pas une martyre, c’est une communiste, elle est toujours présente dans la lutte, dans chaque texte, sur nos affiches.

 17 ans de trou, de mitard et de brimades, pour elle, pour nous c’est beaucoup ;  mais pas assez pour les amis d’un criminel vendeur d’armes, d’un patron licencieur en série et de masse, pour tous ces gens là, la mort du militant, de la militante en prison est-il un choix ? Vengeance absolue, pour l’exemple !

Joëlle Aubron, la camarade, tu n’es plus là, mais la lutte pour l’émancipation des larges masses prolétariennes, contre la capitalisme et son stade suprême, l’impérialisme et sa déformation, le fascisme, contre toutes les inégalités et l’exploitation…continue, pour toi, ton histoire, pour les Peuples.

 « Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place » dit le chant des Partisans, mais cette place n’est pas facile à prendre, la lutte révolutionnaire est si dure.

 Camarade Aubron, Commandante Joëlle,
Gloire à toi !

Honneur à ta mémoire !
Que survivent tes combats !

Que la lutte continue jusqu’à la victoire !

Mercredi 7 mars 2007
 

Au Père- Lachaise, mars 2007                             
                        
Tiens! ... des anémones
Et là ce bouquet accompagnés de mots
Tiens! ... là encore, rouges,
allongées dans l'herbe
d'autres anémones encore.

Coquelicots, anémones,
Des fleurs qui se ressemblent,
s'assemblent.
Il y a un an dans les mots
Aujourd'hui au pied du Mur des Fédérés

 


 

Tiens, j'ai presque rien à dire
tant de force dans l'image
tant de force dans la construction
tant de force dans les couleurs
Mais... ce/cette combattante qui regarde, qui regarde et qui fixe

Et le regard se met à voyager dans l'image. Il voyage de l'espace herbe et vide et pourtant vie ou peut-être stérile parce que pelouse domestiquée. Il voyage vers les lignes verticales des immeubles dressés qui côtoient la stature dressée , ferme et modeste ... de ce/cette combattante, qui regarde, qui regarde et qui fixe

 

La pensée se met voyager dans ce monde moderne, illuminé,  esthétique façade d'un monde moderne. Et elle pense à la Défense-argent, aux immeubles lépreux des quartiers, aux tours effondrées parce que le capitalisme tout puissant crée aussi des haines.Et la pensée s'attarde ... Sur ce/cette combattante. Oui plutôt cette combattante - qui côtoie l'infinité des immeubles dressés.

 

Et le  regard regarde les couleurs qui rougeoient sur l'image créant comme le feu chaleur, intensité mais il revient encore ... à elle, à la silhouette noire, grise, visage blanc  de ce/cette combattante qui se détache sur le fond rougeoyant


Elle attend au coin des immeubles,
au coin d'une rue,
au détour d'un chemin,
femme résistante, elle impose
son combat au monde,
simple, ferme, décidée

Résistance, elle est résistance

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Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2