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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

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Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 20:18
Jean-Henri Meunier, Jean-Marc Rouillan, sur Antenne d'Oc

A l'occasion d'une Projection proposée par Kinomad , le cinéaste Jean Henri Meunier, accompagné de Jean-Marc Rouillan étaient en direct sur Antenne d'Oc afin de présenter "faut savoir se contenter de beaucoup"

Une conversation à bâton rompu sur une radio libre.

http://www.antenne-d-oc.fr/article.php?id=1180

26/11/2016 direct en compagnie de Jean Henri Meunier

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 20:59

http://quadruppani.blogspot.fr/?view=classic


L'état d'ivresse n'est jamais une excuse, mes amis du Cap Horn à Arras le démontrent chaque jour, eux qui savent pratiquer avec un grand raffinement dans le burlesque et la gentillesse l'art de se murger la gueule. Donc, l'ivrogne qui a plombé le débat sur la subversion après la projection du film Il faut savoir se contenter de beaucoup à Faux-la-Montagne est inexcusable mais, à ce détail près, on peut dire que c'était bien: beaucoup de monde (150 personnes),

 

Jean-Marc Rouillan impressionnant de calme détermination à ne rien céder à l'ennemi, Noël Godin drôlatique trublion toujours au maximum de sa forme, et Sihane, experte juridique membre du pool qui soutient Julian Assange dans son combat pour échapper à la vengeance de l'Empire (si quelqu'un doute de la pertinence de ce terme, il me semble qu'elle est précisément démontrée par le sort d'Assange), les discussions à la pause étaient animées et bien plus intéressantes que le débat raté, la plaisanterie sur les féministes d'un orateur a été huée conformément aux usages rigoureusement respectés en certains milieux, les tartines et la soupe aux haricots étaient bonnes.

 


Le lendemain, Siahane et Noël Godin s'en furent en notre compagnie visiter la célèbre épicerie tapie dans l'ombre de Tarnac et son bistrot, puis la ferme de Goutailloux où s'expérimentent des manières collectives de vivre, bâtir et faire pousser.


les différentes facettes d'un lieu investi voilà 7 ans par des forces de l'ordre armées et masquées.

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 22:11

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Quartiers populaires et militantisme ! Jean-Marc Rouillan. Rencontre avec Jean-Marc Rouillan, incarcéré de 1987 à 2011 pour ses activités au sein du groupe Action Directe.


Auteur de nombreux ouvrages, rencontre autour de son dernier livre Le rat empoisonné, Editions Al Dante.

 

Jean-Marc Rouillan est né le 30 août 1952 à Auch dans le Gers, activiste d’extrême gauche (MIL, GARI, Action directe) et auteur français. Il est arrêté en 1987 avec d’autres membres du groupe, il est condamné en 1989 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de dix-huit ans, pour l’assassinat de l’ingénieur général de l’armement René Audran en 1985 et celui du PDG de Renault Georges Besse en 1986.


Il a bénéficié d’un régime de semi-liberté du 17 décembre 2007 au 2 octobre 2008. Ce régime a été suspendu puis révoqué pour des propos tenus lors d’une interview à la revue L’Express en 2007. Il bénéficie de nouveau d’un régime de semi-liberté depuis le 19 mai 2011.

 

Enregistré dans le cadre de : Horizons, Féria du livre de la critique sociale et des émancipations, Nimes, 29 et 30 novembre 2014. Évènement organisé par l’association La coopérative des livres et des idées au Lycée Dhuoda à Nimes. Une nouvelle initiative associative, pluraliste et autogérée dans le Gard autour d’un salon du livre alternatif, avec des éditeurs indépendants, des auteurs et des rencontre

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 09:44

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le-capitalisme-deraille.jpg

Grève des cheminots juin 2014


ATTENTION PUBLICITES IMPOSEES par l'hébergeur. Nous avons été avertis de la présence de publicités, très agressives, mensongères, voire pro-israéliennes, sur le blog. Nous cherchons une solution: merci pour ceux qui le peuvent, en attendant, de charger un bloqueur de publicités, tel ADBLOCK.


La première internationale des travailleurs, une grande âme

http://blog.mondediplo.net/2014-09-02-La-premiere-internationale-des-travailleurs-une

mercredi 3 septembre 2014, par Christophe Goby

« Jésus ne pouvait pas, c’est Marx qui est venu » telle est la dernière réplique de la farce de la compagnie L’Autre scène, adaptée de la pièce d’Howard Zinn [1] présentée à l’occasion des 150 ans de la première Internationale à Nancy le week-end du 13 au 15 juin 2014.


C’est une chorale militante de Nancy qui est à l’initiative de cet anniversaire de l’Association internationale des travailleurs (AIT), dont ont fait partie Karl Marx ou Michel Bakounine mais également des acteurs importants de la Commune de Paris, comme Eugène Varlin. Un stage intersyndical entre militants de la CGT, de la FSU et de Solidaires sur l’histoire du mouvement ouvrier avait réuni quatre-vingt participants deux jours auparavant. Stéphane Thomas, militant au NPA entre autres, explique son engagement pour ses journées : « Du 13 au 15 juin j’étais à Nancy parce que c’est là que je vis. C’est aussi là que je milite : j’étais donc au week-end des 15 ans de l’AIT. Je suis d’ailleurs toujours à Nancy et toujours prêt à saisir une opportunité de faire un croche-pied au talon de fer. »


Manu fait partie des Sans Noms, cette chorale qui regroupe bon nombres de militants de Nancy dans un œcuménisme tout à gauche. Il raconte entre deux invités : « Ca entre en résonance avec les débats de l’extrême gauche. L’AIT fut la première force politique dans le camp prolétarien et sans donner prise au stalinisme et aux querelles qui suivirent. » La scission interviendra au Congrès de la Haye entre les antiautoritaires (les anarchistes), et les « marxistes », pour reprendre le terme de Bakounine. Les premiers refusent d’entrer dans le jeu politique tandis que les autres y voient un moyen d’action supplémentaire. A cela s’ajoute une donnée fondamentale que Mathieu Léonard a rappelé dans son livre  [2] : la création des caisses de grève. Trois ans après la naissance de l’AIT, en 1864, des caisses modestes soutiennent les combats. Mais l’AIT restera « une grande âme dans un petit corps », comme le disait Charles Rappoport, un militant communiste anti-stalinien dès les années 1920. Elle aura le mérite de regrouper des proudhoniens et des fouriéristes, des hommes du peuple qui exercent les métiers de mécanicien, imprimeur ou joaillier à Paris, des Suisses de la Chaux-de-Fonds, des blanquistes qui claqueront la porte, une poignée d’Italiens et de Belges. Elle fut surtout tenue par les Trade Unions anglais et par les ouvriers de Paris.


Lire Jacques Kirsner, « La voix d’un communard », Le Monde diplomatique, août 2014.« L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux mêmes ». On mesure l’importance de cette déclaration, moins d’un siècle après la révolution française, un slogan, comme l’explique Mathieu Léonard, qui devait écarter le peuple de la morale bourgeoise ou cléricale, et des partis. On sait comment le syndicalisme en France s’est construit dans cette ambivalence à l’égard des partis. « Benoit Malon, Albert Theisz, Varlin organisent des milliers de travailleurs. Le rapport de cotisations donne un millier de membres à l’AIT à Paris mais beaucoup s’inscrivent dans son projet par consentement oral. » André Bastelica, « un apôtre », qui sera fer de lance de la Commune de Marseille, fédérera des milliers de travailleurs jusque dans le Var. Jean Vasseur annonce alors que cinq cents ouvriers sont prêts à adhérer à Marseille tandis qu’à Fuveau les mineurs débrayent.


Comme d’habitude, « la guerre sera une déchirure pour l’AIT. Elle n’a pas les épaules ». Comme l’ajoute Eric Fournier [3], historien de la Commune de Paris à propos d’un de ses membres, « Tolain est exclu parce qu’il siège à Versailles ». Et pour cause… Si la Commune fut un élan spontané, les membres de l’Internationale présents dans la Garde Nationale, qui ne voulait reconnaître que les chefs qu’elle se donnait, furent nombreux : lors d’une réunion au Vauxhall en février 1871, ses délégués représentant deux cent cinquante-quatre bataillons refusent de se laisser désarmer par Adolphe Thiers. C’est en assemblée générale qu’ils font regrouper les canons à Belleville et Montmartre. Ces éléments hostiles aux armées permanentes et à la discipline sont souvent des anarchistes.


Lire Christophe Voilliot « L’utopie réalisée de la Commune », Le Monde diplomatique, décembre 2011. Pour Mathieu Léonard, la Première Internationale fut d’une grande fraîcheur. « Elle répond à une nécessité, celle pour les travailleurs de prendre la parole ». Le besoin de s’associer a contribué à sa fondation. « J’ai un attachement particulier à Eugène Varlin qui fut tout le contraire d’un chef, et le modèle d’un organisateur. » Son abnégation le conduit à mourir sur la butte Montmartre, lynché, et fusillé. Sa soif de dépassement de sa condition ne l’a pas mené au dogmatisme. Il fonda la Marmite, une coopérative où l’on mangeait et chantait notamment le Chant des ouvriers, un petit chef d’oeuvre de poésie. Varlin demeure moins connu que Louise Michel, « une franc tireuse, une blanquiste ».


A côté d’Hubert Truxler, alias Marcel Durand [4], ouvrier chez Peugeot, Jean Marc Rouillan explique aussi sa venue à Nancy en pleine grève des cheminots — ceux de Sud Rail sont d’ailleurs venus donner des nouvelles : « Je maintiens mon passé vivant pour participer au futur. J’ai eu une chance dans ma vie : avoir seize ans en 68 ! »


La parole ouvrière fut au cœur de cette rencontre. Anne Mathieu organisa à dessein une table ronde sur l’histoire du syndicalisme. Si la grève lui faucha ses intervenants, elle trouva une relève conséquente avec les travailleurs du spectacle ou les cheminots présents. Hasard de l’histoire, ce furent des chorales révolutionnaires venues de Marseille, de Londres ou encore le chœur d’Alsthom de Manheim qui chantèrent l’Internationale avant qu’une femme, seule, impérieuse, n’entame le chant de Cheik Imam, Chayed Kousourak, un hymne repris de la place Tahrir à Marrakech. Comme quoi l’Internationale passe un peu plus au sud désormais... et reste ce grand mouvement de fraternité, célébré souvent par la chanson, entre des hommes de même condition, portés par une souffrance, celle du travail, dans une société fondée sur son exploitation.

Notes

[1] Howard Zinn, Karl Marx le Retour, Agone, Marseille, 2002, 96 pages, 10 euros.

[2] Mathieu Léonard, L’émancipation des Travailleurs, une histoire de la Première Internationale, La Fabrique, Paris, 2011, 416 pages, 16 euros.

[3] Eric Fournier, La Commune n’est pas morte, Libertalia, Paris, 196 pages, 13 euros.

[4] Marcel Durand, Grain de sable sous le capot, Agone, Marseille, 2006, 432 pages, 23 euros.

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 09:26

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Rencontre le lundi 16 juin de 17 h à 20 h
Joli Mai librairie
29 Avenue Paul Dejaer,  
1060 Saint-Gilles

On a plus besoin de présenter Jean-Marc Rouillan. Et Jean-Marc Rouillan vient à Joli Mai.

 

On parlera, entre autres, de son dernier livre paru aux éditions Al Dante (Le Tricard, Chronique du dehors d'un interdit de séjour), ou de ses livres d'avant, ou encore de ses chroniques parues dans CQFD pendant de longues années

 

Photo de Joli Mai librairie.


A propos de Joli Mai

http://www.swotee.be/26560/Rencontre-Avec-Jean-Marc-Rouillan_Joli-Mai-Librairie

 

Photo de couverture
   

À propos

En savoir plus sur Joli Mai
DESCRIPTION

L’asbl Espace Livres & Création et les éditions Aden s’associent pour vous présenter leur nouvelle cellule militante en faveur du livre et de ses métiers: l’asbl Joli Mai.

Il était temps de se retrousser les manches pour promouvoir activement la richesse et la diversité du patrimoine éditorial indépendant.

UNE LIBRAIRIE :
Sciences humaines, littérature, poésie, jeunesse, beaux-arts, bd, dvd...
La librairie Joli Mai vous propose un service de qualité doublé d’une sélection réfléchie privilégiant le meilleur de l’édition indépendante.

UN ESPACE CULTUREL MOBILE :
Joli Mai a pour vocation de faire parler du livre: salons du livre, rencontres, débats, cartes blanches... Tout ce qui favorise la réflexion et l’émulation est bienvenu.

DE LA DIFFUSION :
Joli Mai assurera la promotion et la diffusion d’une partie des éditeurs indépendants belges regroupés au sein d’Espace Livres & Création.

DES PARTENAIRES :
Aden, Aesth, Éditions Ah!, L’Âne qui butine, L’Arbre à paroles,
Les Arts narratif, Autrement dit, Brandes, Brugger,
Les Cahiers du poème 2, Les Carnets du dessert de lune,
Éditions du Cerisier, La Cinquième Couche, Le Clou dans le fer, Corlevour, Le Cormier, Le Coudrier, Couleur Livres, Eranthis,
Escales des lettres, Esperluète, Formules, Le Fram, Frémok,
Le Grand Tamanoir, L’Herbe qui tremble, Hiatus, Les Impressions Nouvelles, Indications, Jeunesse et Droit, Le Journal des poètes, Klet & ko, Laetoli, La Lettre volée, Liaisons, maelstrÖm, Maipo, Maison de la poésie et de la langue française Wallonie-Bruxelles, Marginales, Mayak, Memogrames, M.E.O., Midis de la poésie, La Muette, Murmure des soirs, L’Oie de Cravan, Phi, La pierre d’alun, Pylône, Pyro, Quadrature, Rodrigol, Éditions 632, Le Taillis Pré, La Traductière, Weyrich, Luce Wilquin.


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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 21:19

Jean-Marc Rouillan

Je ne vous commenterai pas ces élections de la honte. Rien que de les évoquer, j’ai le cœur au bord des lèvres.

 

Je préfère vous parler d’un heureux événement, en tout cas en ce qui me concerne.

 

J’ai enfin fait la connaissance d’un mec pour qui j’ai une profonde estime et pour qui j’éprouve un total respect : Jean-Marc Rouillan.

 

Je ne sais pas s’il a gardé les bafouilles que je lui envoyais en taule, mais moi j’ai toujours conservé précieusement les siennes car, bien qu’en principe le but recherché était l’inverse, c’est souvent lui qui me redonnait la pêche !

 

Un putain de moral d’acier comme le sien sort carrément du commun et le courage constamment affiché face à ses bourreaux inhumains, bien que républicains, reste un modèle pour tous les fouteurs de merde auxquels je me flatte d’appartenir, même si je me sens un bien petit garçon à côté de lui.

 

Il est venu au journal, le soir du bouclage, accompagné de Noël Godin et d’une petite équipe de tournage dirigée par Jean-Henri Meunier qui réalise un long-métrage sur Action directe, pour filmer notre première rencontre que l’entarteur, habitué aux envolées lyriques, n’hésita pas à qualifier d’historique.

 

En tout cas, j’étais content et presqu’aussi fier qu’Artaban de pouvoir, enfin le serrer dans mes bras.

 

Y a des jours comme ça qu’on a envie de marquer d’une pierre blanche, alors qu’il y en a d’autres, comme ceux qu’on vit depuis dimanche soir, qui donnent eux, envie de monter des barricades !

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 09:46

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Une semaine avec JM Rouillan (4)

 

LeTricard - Chez Al Dante P12-13

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(finalement) les passants s'en foutaient

comme de l'an quarante.

(en l'an quarante) ily avait également une guerre?


(tombant des haut-parleurs) une voix féminine égrainait les

consignes de sécurité.

(Pourquoi les valises sans étiquettes seraient-elles détruites?

pourquoi signaler les bagages abandonnés ou suspects?)

une file de parachutistes (armés jusqu'aux dents) fendait

la foule des passants.

de mon temps (quand j'appartenais réellement à un temps

précis entre un passé véritable et un possible futur)

les premières patrouilles déambulaient déjà. les passants

s'écartaient. ils prenaient de la distance avec ce rapport

évident à la guerre (pourtant nous étions en guerre).

sur le tapis vert des missiles...(pershing ... ss20 ... cruise ...

and so on ...) les dernières batailles de la deuxième guerre

froide se prolongeaient.

et l'autre guerre (celle contre les pays musulmans

à reconquérir pour leur pétrole ou leur uranium)

avait déjà commencé.

(à peine six mois après son arrivée à l'élysée) mitterand

avait déclaré la guerre à la perse (république islamique

d'iran). le gouvernement livrait des milliards d'armes...

(gaz de combat...bombes...avions) à saddam hussein

(al tikrit).

un million de morts.

un million de morts.

un million de morts...

les passants les ignoraient (ils ignoraient cette guerre

qu'on faisait dans leur dos).

(ou alors et c'est plus certain) les passants faisaient

comme si de rien n'était?

 

...

 

(finalement) les passants s'en foutaient

comme de l'an quarante.

(en l'an quarante) il y avait également une guerre?

  ...


http://al-dante.org/WordPress3/wp-content/themes/themeAl-dante/images/Tricard_Couv-286x401.jpg

ISBN : 978-2-84761-788-7

13 x 17 cm / 144 pages / 15 €

Illustrations de Marie-Claire Cordat

(disponible sur le site dès le 30 août, en librairie le 16 septembre).

 


 



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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 22:42

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une semaine avec JM Rouillan (3).

linter le 04.11.2013

 

 

"(néanmoins) je ne peux m'empêcher de ressentir une fierté

d'être là.

soixante piges ...  et je suis prolétaire pareil aux prolétaires"

 

http://al-dante.org/WordPress3/wp-content/themes/themeAl-dante/images/Tricard_Couv-286x401.jpg

(mi-juillet)

 

j'ai rejoint la file des sans-emploi.(licenciement économique.

je ne suis plus travailleur productif ... le père karl

l'expliquait dans ses théories.

 

"un écrivain n'est pas un travailleur productif parce qu'il

produit des idées, mais dans la mesure où il enrichit le libraire

qui édite ses ouvrages, autrement dit dans la mesure où il est salarié d'un capitaliste."

 

(pourtant) je n'étais pas le prototype de l'employé ayant

enrichi qui que ce soit ...

un critique littéraire a (cependant) souligné (avec un certain

mépris) le fait que je sois devenu auteur prolixe.

(bientôt quinze livres au compteur!)

parfois je me demande à quoi bon ...

(ce matin de juillet) je m'engage dans l'armée

de réserve industrielle.

 

"la grande industre exige sans cesse une armée de réseve

d'ouvriers sans emploi pour les périodes de surproduction.

le but principal de la bourgeoisie est généralement d'obtenir

de l'ouvrier sa marchandise-travail aussi bon marché

que possible ..."

 

si on doit rejoindre une armée autant qu'elle soit de réserve.

non? je souris à cette idée d'anciens insoumis (en temps

de paix) et de repris de justice des tribunaux militaires.

trois longues files de jeunes et de vieux, des grimlins

de banlieue, des chibanis, des femmes, des gamines ...

 

(trois files!)

nous piétinons le carrelage sale de la grande salle.

on exige de nous des dossiers. l'ensemble des fiches de

paye ... des papiers remontant à dix ans pour les plus

anciens. (pour ma part) je débarque les mains dans les poches.

(à toutes les question de la jeune employée) j'ai répondu d'un simple j'étais en prison

j'étais en prison

j''étais en prison ...

elle a relevé la tête et m'a observé avec étonnement.

- mais enfin il y a quinze ans vous n'étiez pas emprisonné?

j'étais en prison ...

et elle a laissé tomber.

... de toute façon vous ne dépendez pas de notre bureau ...

vous devez vous rendre rue sénèque ...

 

une famille beur s'est regroupée autour du père. la mère et

les trois enfants pleurent. l'homme (en costume sombre

penche la tête. des papiers encombrent ses mains ...

 

...

(néanmoins) je ne peux m'empêcher de ressentir une fierté

d'être là.

soixante piges ... et je suis prolétaire pareil aux prolétaires

de nos temps postmodernes. ceux de la précarité (globale

et mondialisée) et du non-travail. j'appartiens à la classe

et je porte au plus profond de moi la conscience politique

de cette classe.

 

Le Tricard P 131 - 134

 


http://al-dante.org/WordPress3/wp-content/themes/themeAl-dante/images/Tricard_Couv-286x401.jpg

ISBN : 978-2-84761-788-7

13 x 17 cm / 144 pages / 15 €

Illustrations de Marie-Claire Cordat

(disponible sur le site dès le 30 août, en librairie le 16 septembre).

 

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 08:46

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une semaine avec J.M. Rouillan (2)

linter le 03.11.2013

 

 

 

Illustration Marie-Claire Cordat

 

Ils veillent ...

 

 

http://al-dante.org/WordPress3/wp-content/themes/themeAl-dante/images/Tricard_Couv-286x401.jpg

 

(à l 'usine fralib) les lignes de production sont à l'arrêt depuis

si longtemps, l'endroit paraît calme. paisible. et les divers produits chimiques

(entrant dans la composition des petits sachets éléphant) deux hangars

de tôles claires, des slogans en lettres bâton, des portraits

du che, des drapeaux de la cgt.

Comment imaginer le brouhaha des moteurs?

les cliquetis mécaniques des tapis roulants?

les gestes saccadés des énormes robots?

(ils tournaient en cage comme des fauves)

et la dureté du travail posté? nous déambulons en suivant

au sol les lignes de différentes couleurs. (jaune pour les

fenwicks, bleu pour les ouvriers ...) le délégué nous explique

qu'au début des années 80 ... vingt-huit ouvriers et ouvrières

travaillaient sur chaque ligne de production, ils n'étaient plus

que cinq quand le patron a fermé le site.

une vieille leçon du père marx me revient à l'esprit ...

 

plus le travail gagne en force productive, plus sa durée peut

diminuer, et plus sa durée est raccourcie, plus son intensité peut croître,au point de vue social,

on augmente aussi

la productivité du travail en l'économisant, c'est-à-dire

en supprimant toute dépense inutile, soit en moyen

de production, soit en force du travail ...

 

les arômes de thé et les divers produits chimiques

(entrant dans la composition des petis sachets éléphant)

embaument les hangars, près de la chaîne deux ...

un parfum de fraises des bois.

derrière les deux robots ....  une odeur de cannelle.

dans le stock ... la vanille m'enivre.

 

la salle de repos au premier étage surplombe la chaîne ...

ils veillent.

certains sommeillent le visage enfoui dans leurs bras croisés ....

 

Le Tricard P 97-98

 


http://al-dante.org/WordPress3/wp-content/themes/themeAl-dante/images/Tricard_Couv-286x401.jpg

ISBN : 978-2-84761-788-7

13 x 17 cm / 144 pages / 15 €

Illustrations de Marie-Claire Cordat

(disponible sur le site dès le 30 août, en librairie le 16 septembre).

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 08:09

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

 

"(depuis quelques jours) j'ai l'impression d'avoir l'âme crevée

pareille à une vieille cruche. et mon passé se vide."

JM Rouillan, le Tricard

 

L'audience de libération conditionnelle

Accordée, cela représenterait la fin d'une année de sinistres retours quotidiens en prison.

Elle l'est.

 

18 mai, 0 heures

JM Rouillan débranche

lui-même

l'appareil qui l'épiait depuis une année 24 heures sur 24,

symbole de cette société de surveillance électronique qui nous enserre.

 

L'entrée en libération conditionnelle, la prison dans le dos et en soi,

 

Puis, des chemins quotidiens

Marseille, la gare, le bus,

Des retours sur le passé vécu

qu'il veut  faire revivre,

 

- inquiet de ce passé

qui s'échappe -

 

Au fil des rencontres, des déplacement et d'un documentaire

en préparation avec Carmen Castillo.

 

Des moments du quotidien de chacun

Travail salarié, papiers, Pôle  Emploi

Et des moments d'exception

Avec les Fralib

 

Et toujours au centre la  mémoire des luttes menées

Et l'engagement.

 

J.M. Rouillan publie aux Editions Al Dante

LE TRICARD,

chronique du dehors d'un interdit de séjour,

illustrations de marie-claire cordat.

 

linter vous propose comme pour  son très beau libre "Infinitif présent" ou "Autopsie du dehors": une semaine avec J.M Rouillan


Une semaine avec J.M. Rouillan (1)

linter le 02.11.2013

 

"le sentiment d'un éloignement m'oppresse

le passé m'échappe (mon passé s'enfuit). il me fuit"

  http://al-dante.org/WordPress3/wp-content/themes/themeAl-dante/images/Tricard_Couv-286x401.jpg

et (en marchant sur le pont) le sentiment d'un éloignement m'oppresse

le passé m'échappe (mon passé s'enfuit). il me fuit dans

les représentations que je tente de lui apporter. (pourtant)

mon vieux poto de lycée est là. ratapignada me fait des signes moqueurs en rigolant. s'il n'a pas été de toutes

les bagarres ... il était à nos côtés presque du début

et jusqu'en 1982 ...

mon passé m'a accompagné chaque jour et chaque nuit

de ma vie du dedans. il était là quand parfois il ne le fallait

pas. il brûlait à la manière d'un foyer dans le froid glacial de l'hiver carcéral, je n'avais qu'à fermer les yeux.

et un endroit réapparaissait, un instant, un visage.

un sourire, une sensation au bout des doigts ...

 

LeTricard, P. 111

(depuis quelques jours) j'ai l'impression d'avoir l'âme crevée


http://al-dante.org/WordPress3/wp-content/themes/themeAl-dante/images/Tricard_Couv-286x401.jpg

....

(depuis quelques jours) j'ai l'impression d'avoir l'âme crevée

pareille à une vieille cruche. et mon passé se vide.

il s'écoule tel un liquide.

il rejoint une rivière.

un fleuve.

et une mer d'amnésie ...

fuite inexorable ...

la sensation me laisse un goût amer dans la bouche.

que reste-t-il si on ne se souvient plus intensément?

si la mémoire et ses trésors ne nous imprègnent plus?

l'insipide présent s'impose au fil des jours et des nuits.

il borne notre absence.

notre vide.

le propre oubli de nous-mêmes.

je sens que je ne parviens plus à résister. je m'agite comme

dans un cauchemar. j'ai beau me rendre sur les lieux importants de ma vie.

rien n'y fait.

 

LeTricard, P. 125-126

 


http://al-dante.org/WordPress3/wp-content/themes/themeAl-dante/images/Tricard_Couv-286x401.jpg

ISBN : 978-2-84761-788-7

13 x 17 cm / 144 pages / 15 €

Illustrations de Marie-Claire Cordat

(disponible sur le site dès le 30 août, en librairie le 16 septembre).


Illustration Marie-Claire Cordat

 

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Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2