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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

       SONJA SUDER EST LIBRE         Procès C. Gauger, S. Suder: Une page pour s'informer 

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Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 18:06

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C'était une belle journée. Calme et tranquille., ensoleillée et lumineuse. La traversée du cimetière de Karlsruhe jusqu'au jardin du souvenir s'est faite au son d'une clarinette. Et plus de 200 personnes ont marché ensemble.

 

Une journée politique: la continuité de l'expérience qu'a représenté la RAF et qu'elle représente encore aujourd'hui marquée par la présence émouvante et significative de militants de cette histoire au-delà du temps et de tant d'années.

 

Une journée qu'on ressentait marquée par la personnalité même de Christa Eckes qui avait su s'inscrire dans les combats d'aujourd'hui (pour les sans-papiers par exemple), sauvegarder son identité et son histoire (Son dernier acte militant, le refus de témoigner qui a manqué de l'envoyer en prison alors même qu'elle était en plein combat contre la leucémie, reste un symbole pour beaucoup d'entre nous).

 

Et qui avait su aussi toucher par sa simplicité et saconviction, les uns et les autres: on sentait à fleur de peau cette sympathie et la profonde tristesse ressentie par ses amis.

 

Alors il y avait présents des militants, d'anciens prisonniers, des collègues (Christa Eckes conduisait le camion d'une entreprise du bâtiment, les nombreuses photos la montrent au milieu de ses collègues, au volant du véhicule: elles respirent le bonheur et l'entente), des habitants d'un remarquable projet de logement: une coopérative d'habitation, projet qui aura demandé des années pour se réaliser (et qui s'est installée oh ironie du sort dans une ancienne caserne américaine). qui nous accueillera ensuite pour des heures d'échanges personnels et engagés jusque tard dans la soirée.

 

Nous publions dans un premier temps deux témoignages de camarades allemands, d'autres suivront :


"ce qui m’a frappé chez elle depuis, c’est que, de tous ceux et celles de la raf qui sont encore là, elle a été l'une des "têtes" les plus claires. et comme il y en a peu. christa était capable, dans une discussion, de résumer et de définir politiquement une situation en quelques phrases et ce en un tour de main et d’une manière tout à fait inattendue."

 

"une autre constante avec christa était sa cordialité. toujours ouverte, simple et généreuse, abordable et avec oui, le plus souvent ce petit sourire insupprimable dans le coin de sa bouche.  un sourire qui peut-être plus que tout autre chose exprime que – dans un monde de pauvreté matérielle et morale – elle n’a jamais perdu la confiance en notre lutte pour une vie humaine."

 

"christa et moi, on s’est souvent manqué. alors que je devais la rencontrer pour la première fois, moi illégal, elle encore légale, j’ai été arrêté alors que j'étais en route pour ce rendez-vous.  peu après, en automne 1973, elle a rejoint la raf, mais quelques mois après, elle a été arrêtée elle-même. j’ai fait sa connaissance alors dans notre lutte commune contre l’isolement en taule.

 

une de ses phrase là ce propos était – “nous ‘retenons’ notre force de combattre par le fait qu’ici non plus nous ne renonçons jamais à mettre quelque chose en route contre eux – c’est aussi pour cela que nous combattons l’isolement”

 

quand en 1980 je suis sorti de taule, elle était encore dedans, et quand elle en est sortie presque deux ans plus tard, j’étais de nouveau ailleurs.  deux ans après, elle était de nouveau en taule, une deuxième fois et ce pour huit ans.

 

C'est seulement il y a dix ans que nous nous sommes vus pour la première fois. ce qui m’a frappé chez elle depuis, c’est que, de tous ceux et celles de la raf qui sont encore là, elle a été l'une des "têtes" les plus claires. comme peu le sont, christa était capable, dans une discussion, de résumer et de définir politiquement une situation en quelques phrases et ce en un tour de main et d’une manière tout à fait inattendue.

 

le fait que la maladie l'ait frappée et comment la maladie l’a frappée en ces quelques mois, je ne parviens toujours pas à le comprendre – sa mort laisse un vide énorme, dans ce qu’il nous a lié, nous, ceux et celles qui la fréquentaient.

 

une autre constante avec christa était sa cordialité. toujours ouverte, simple et généreuse, abordable et avec oui, le plus souvent ce petit sourire insupprimable dans le coin de sa bouche.  un sourire qui peut-être plus que tout autre chose exprime que – dans un monde de pauvreté matérielle et morale – elle n’a jamais perdu la confiance en notre lutte pour une vie humaine.

 

ron


  

christa 

 

aime ces horribles pantalons synthétiques de cyclistes

 

les longues randonnées, pendant lesquelles elle nous entraînait à travers champs et forêts,

 

elle aimait les châteaux et d’autres trucs bizarres

 

la salade aux oeufs sans limite

 

elle vivait des amitiés inconditionnelles

 

elle ne se plaignait jamais et ce n’est pas une affirmation exagérée!

 

quand elle se trompait sur quelque chose, réfléchissait,

 

elle pouvait alors être très critique par rapport à elle-même,

 

il n'y avait plus de sujets tabous de discussion ,

 

nous voulions encore faire beaucoup de voyages, passer du temps ensemble,

 

elle était curieuse  de tout,

 

bien connue  pour sa faculté à prendre des risques,

 

inconditionellement solidaire, et si elle l'avait pu avec  le monde entier…et parfois jusqu’au sacrifice de soi-même

 

mordante, abrupte, précise, parfois dure,

 

pendant les derniers mois de sa vie elle a pu sentir combien elle était appréciée,

 

tous ceux qui étaient autour d’elle l’aiment,

 

là se se sont révélées les relations qu’elle avait aidé à construire,

 

pendant les derniers mois plus douce, elle pouvait aussi recevoir, se faire du bien…

 

pendant les derniers mois elle est restée absolument présente,

 

et claire et debout sans illusion par rapport à sa situation.

 

une situation littéralement déterminée par elle-même, jusqu’à la fin


 

je ne sais pas comment la vie peut continuer sans elle….

 

sans ces rapides coups de fil – on peut se voir, quand?

 

sans sa fiabilité, sa manière de chercher des solutions, d’aborder les choses,

 

sans elle

 

 

Gisel

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 14:13

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Chers amis et camarades,


Vous dire que Christa Eckes est décédée mercredi.

 

Militante de la RAF, vous avez certainement suivi les poursuites que l'Etat allemand n'avait pas hésité à entamer contre elle peu avant Noël pour refus de témoigner. En la menaçant de prison alors même qu'elle était déjà en phase très avancée d'un cancer.

 

Christa Eckes était restée ferme sur son refus malgré la maladie et le risque d'emprisonnement. Une mobilisation importante s'en était suivie où l'on avait pu mesurer la mobilisation mais aussi l'affection que Christa avait su créer autour d'elle.

 

Elle est décédée entourée de cette affection de ses amis, sa famille, ses camarades, en toute conscience.

 

Un hommage sera organisé samedi prochain 2 juin à Karlsruhe. Si vous souhaitez témoigner, vous pouvez nous envoyer un message que nous ferons suivre ou l'adresser par d'autres voies que vous connaissez. Si vous aviez le désir de vous rendre à Karlsruhe, vous pouvez aussi vous faire connaître.


Pour linter: catégorie christa eckes

28 mai 2012 


Ici son texte de remerciement à ceux qui s"étaient mobilisés. On y lit sa modestie, son courage et son attention constante aux autres.

 

A tous les ami(e)s et à toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés contre la mesure d'emprisonnement pour refus de témoigner.

 

 

karlruhe2

 

 

La Haute-Cour a retiré la mesure d'emprisonnement pour refus de témoigner prise contre moi. C'est bien.

 

Cela ne met naturellement pas un terme à la confrontation avec la police politique, aux procédures contre les militants des années 70 et d'aujourd'hui, aux refus de témoigner et à l'application de la procédure en cas de refus, contre d'autres militants et de manière générale.

 

C'est clair pour tous.

 

Mais je veux dire ici, que cette expérience que j'ai faite de votre solidarité, de votre amitié, de votre soutien concret m'a touchée tout particulièrement maintenant, et que dans l'état de santé où je me trouve, cela  me donne une sécurité et un appui, très importants pour moi.

 

Et il est apparu clairement aussi, que l'importance de la mobilisation et les nombreuses protestations ont été utiles.

 

Qui sait sinon, ce qui se serait passé?

 

A lire: catégorie christa eckes


An die Freund_innen und alle, die sich jetzt gegen die Beugehaft eingesetzt haben

http://keinebeugehaft.blogsport.de

 

Der BGH hat die Beugehaft gegen mich zurückgewiesen. Das ist gut.


Damit ist natürlich die Auseinandersetzung mit der politischen Justiz, den Verfahren gegen linke Militante aus den 70er Jahren und heute nicht vorbei und auch nicht um die Aussageverweigerung und Beugehaft bei anderen sowie generell.


Das ist ja allen klar.


Ich will hier aber sagen, dass mich die Erfahrung von eurer Solidarität, Freundschaft und konkreter Unterstützung gerade jetzt sehr bewegt hat, und dass mir das auch in der gesundheitlichen Lage, in der ich nun mal bin, eine Sicherheit und einen Rückhalt gibt, was sehr bedeutend für mich ist.


Und es ist auch deutlich geworden, dass der große Einsatz und die vielen Proteste eine Wirkung gehabt haben. Wer weiß, wie die Sache sonst weiter gelaufen wäre.

 

Christa

 


 

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 22:10

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karlruhe2

 

A tous les ami(e)s et à tous celles et ceux qui se sont mobilisés contre la mesure d'emprisonnement pour refus de témoigner.

 

La Haute-Cour a retiré la mesure d'emprisonnement pour refus de témoigner prise contre moi. C'est bien.

 

Cela ne met naturellement pas un terme à la confrontation avec la police politique, aux procédures contre les militants des années 70 et d'aujourd'hui, aux refus de témoigner et à l'application de la procédure en cas de refus, contre d'autres militants et de manière générale.

 

C'est clair pour tous.

 

Mais je veux dire ici, que cette expérience que j'ai faite de votre solidarité, de votre amitié, de votre soutien concret m'a touchée tout particulièrement maintenant, et que dans l'état de santé où je me trouve, cela  me donne une sécurité et un appui, très importants pour moi.

 

Et il est apparu clairement aussi, que l'importance de la mobilisation et les nombreuses protestations ont été utiles.

 

Qui sait sinon, ce qui se serait passé?


An die Freund_innen und alle, die sich jetzt gegen die Beugehaft eingesetzt haben

http://keinebeugehaft.blogsport.de

 

Der BGH hat die Beugehaft gegen mich zurückgewiesen. Das ist gut.


Damit ist natürlich die Auseinandersetzung mit der politischen Justiz, den Verfahren gegen linke Militante aus den 70er Jahren und heute nicht vorbei und auch nicht um die Aussageverweigerung und Beugehaft bei anderen sowie generell.


Das ist ja allen klar.


Ich will hier aber sagen, dass mich die Erfahrung von eurer Solidarität, Freundschaft und konkreter Unterstützung gerade jetzt sehr bewegt hat, und dass mir das auch in der gesundheitlichen Lage, in der ich nun mal bin, eine Sicherheit und einen Rückhalt gibt, was sehr bedeutend für mich ist.


Und es ist auch deutlich geworden, dass der große Einsatz und die vielen Proteste eine Wirkung gehabt haben. Wer weiß, wie die Sache sonst weiter gelaufen wäre.

 

Christa

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 10:05

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La force de la mobilisation, la dernière manifestation autour du Tribunal de Karlsruhe, la violence même de la décision d'emprisonnement? Toutes ces raisons confondues?

 

Quel qu'en soit le motif, la décision d'emprisonner Christa Eckes pour son refus de témoigner est maintenant définitivement levée.

 

La Haute-Cour de Karlsruhe justifie ainsi sa décision:

 

" C'est pourquoi prévaut le principe que la vérité ne peut être recherchée à tout prix - et ici au prix d'une très forte mise en danger de la vie d'un témoin gravement malade."

 

Cela ne gomme pas la pression qu'a subie durant plusieurs mois Christa Eckes alors que l'on sait l'importance de disposer de toutes ses forces mentales et physiques face à la maladie.

 

Cela ne fait pas oublier la volonté de l'Etat allemand de continuer à s'acharner sur les militants révolutionnaires et sa volonté au-delà des années de les "faire plier".

 

Mais cela montre l'importance de se mobiliser, d'être toujours présents auprès d'eux.

 

En particulier aujourd'hui auprès de Christian Gauger et Sonja Suder.

 

linter

linter.over-blog.com

 


 

Nous saluons le courage de Christa Eckes et nos pensées l'accompagnent pour la suite du traitement.



Sur le site Keine Beugehaft, vous pourrez lire l'article suivant et suivre les liens vers la décision du Bundesgerichtshof, des articles de la presse allemande, et les interventions lors de la manifestation.

 

Endgültig keine Beugehaft für Christa!

Der BGH hat heute (19.01.2012) mitgeteilt, dass die vom OLG Stuttgart verhängte Beugehaft gegen Christa aufgehoben ist. Wir freuen uns! 


Es wird in der Entscheidung festgestellt, dass das OLG nicht verhältnissmässig abgewogen hat: „Deshalb gilt der Grundsatz, dass die Wahrheit nicht um jeden Preis – hier um den Preis der hohen Gefährdung des Lebens einer schwer erkrankten Zeugin – erforscht werden darf.“

 

Link zur Entscheidung des Bundesgerichtshofs

dpa-Meldung auf taz.de

Artikel auf Süddeutsche.de

Artikel bei Spiegel Online

Artikel auf thueringer-allgemeine.de

Artikel auf faz.net

Artikel bei T-Online (dpa, etwas ausführlicher als bei der taz)

 

 Redebeiträge zur Demonstration gegen Beugehaft in Karlsruhe

 


La décision de la Haute-Cour:

 

Beugehaft im Strafverfahren gegen Verena Becker
Beugehaft im Strafverfahren gegen Verena Becker aufgehoben

Der Bundesgerichtshof hat auf die Beschwerde der Zeugin Christa Eckes die Anordnung der Beugehaft aufgehoben, die das Oberlandesgericht Stuttgart in dem Strafverfahren gegen Verena Becker gegen die Zeugin verhängt hatte, da diese nicht zur Aussage bereit war.


Der Generalbundesanwalt wirft der Angeklagten Becker vor, an der Ermordung des damaligen Generalbundesanwalts Buback und dessen Begleiter Göbel und Wurster am 7. April 1977 beteiligt gewesen zu sein. In diesem Verfahren sollte die Zeugin [Eckes] insbesondere zum Inhalt von Gesprächen mit der Angeklagten im Jahre 2008 aussagen. Sie hat jedoch das Zeugnis mit der Begründung verweigert, ihr stehe ein Auskunftsverweigerungsrecht zu, weil sie sich durch ihre Antworten möglicherweise selbst der Gefahr einer Strafverfolgung aussetze. Das Oberlandesgericht hat ein solches Recht nicht anerkannt und gegen die Zeugin zur Erzwingung einer Aussage Beugehaft bis zur Dauer von sechs Monaten angeordnet.


Diesen Beschluss hat der für Staatsschutzstrafsachen zuständige 3. Strafsenat des Bundesgerichtshofs aufgehoben. Er hat dabei offen gelassen, ob der Zeugin ein Auskunftsverweigerungsrecht zusteht; die Anordnung der Beugehaft verstoße jedenfalls gegen den Grundsatz der Verhältnismäßigkeit.


Die Zeugin ist derzeit schwer erkrankt. Ausweislich eines fachärztlichen Attests sind sowohl die Erkrankung als auch die durchzuführenden Therapiemaßnahmen lebensbedrohend und erfordern die Behandlung in einer spezialisierten Krankenhausabteilung mit Intensivstation. Bei einer Verlegung in eine Justizvollzugsanstalt oder ein Justizvollzugskrankenhaus ist ernsthaft zu befürchten, dass die Zeugin ihr Leben einbüßen oder zumindest einen weitergehenden schwerwiegenden Schaden an ihrer Gesundheit nehmen wird.


Unter diesen Umständen muss das – als solches anzuerkennende - Interesse an der möglichst vollständigen Aufklärung der Tat zurücktreten. Die gerichtliche Fürsorgepflicht gegenüber der Zeugin gebietet es, bereits von der Anordnung der Beugehaft abzusehen. Diese bewirkt hier einen schweren Eingriff in die durch das Grundgesetz geschützten Rechte der Zeugin auf Freiheit sowie auf Leben und körperliche Unversehrtheit. Auch deren Schutz ist dem Staat aufgegeben. Der Zweck des Strafverfahrens würde daher verfehlt, wenn es den Strafverfolgungsorganen gestattet wäre, unbegrenzt in andere Individual- oder Gemeinschaftsrechtsgüter einzugreifen. Deshalb gilt – auch in Fällen sehr schwerer Straftaten wie terroristisch motivierter Tötungsdelikte – der Grundsatz, dass die Wahrheit nicht um jeden Preis – hier: um den Preis der hohen Gefährdung des Lebens einer schwer erkrankten Zeugin – erforscht werden darf.


Strafprozessordnung § 70 Abs. 2

Grundgesetz Art. 2 Abs. 2 Satz 1 und 2

Bundesgerichtshof - Beschluss vom 10. Januar 2012 – StB 20/11

Oberlandesgericht Stuttgart - Beschluss vom 1. Dezember 2011 – 6-2 StE 2/10

Karlsruhe, den 19. Januar 2012

Pressestelle des Bundesgerichtshofs
76125 Karlsruhe
Telefon (0721) 159-5013
Telefax (0721) 159-5501

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 22:12

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karlruhe2

 

Plus de cent cinquante personnes ont manifesté à Karlsruhe ce samedi pour que l'Etat allemand renonce à l'emprisonnement de Christa Eckes.

 

Rappelons que C.Eckes, comme les autres militants de la Fraction armée rouge cités, refuse de témoigner dans un procès contre la RAF.

 

Ce refus fait encourir une peine de six mois d'emprisonnement dans le but, comme son nom même l'indique (Beugehaft) de faire céder, de faire plier ceux qui refusent leur collaboration.

 

C'est un nouveau témoignage de la volonté de l'Etat de s'attaquer à tous ceux qui restent conséquents dans leur engagement. Et l'on peut rapprocher cet acharnement contre les militants de la RAF, de celui contre C. Gauger et S. Suder. Il s'agit bien d'attaquer non seulement la politique des années 70 et 80, mais aussi d'envoyer un signal aux jeunes militants d'aujourd'hui (qui étaient d'ailleurs très présents à cette manifestation)

 

 

Commencée devant le tribunal constitutionnel, la manifestation a traversé le centre-ville très fréquenté. Plusieurs prises de paroles ont ponctué le trajet.

 

Des tracts ont été distribués tout au long du parcours et nous avons pu constater que beaucoup de gens les lisaient et qu'il n'y avait pas de manifestations d'hostilité.

 

Cela rejoint ce que nous avions constaté en France les dernières années lors des manifestations pour la libération des militants d'Action directe. La diabolisation ne fonctionne plus comme avant.

 

Concernant Christa Eckes,il faut ajouter qu'elle est la seule des militants convoqués, à s'être vue finalement notifier la décision d'incarcération.

 

Juste avant Noël, mauvais calcul, car heureusement, la réaction a été extrêmement rapide et forte. Ce qui a certainement joué pour le report.

 

Cette mesure était d'autant plus extrême que Christa Eckes est atteinte d'une leucémie, qu'elle est en chimiotherapie et qu'elle entame dans les prochains jours une nouvelle phase d'un traitement très lourd.

 

Elle peut compter comme nous l'avons vu dans les rues de Karlsruhe sur une solidarité à la fois forte et sensible.


 

Dans les prochains jours, la décision du Tribunal constitutionnel par rapport à son droit de refuser de témoigner sera connue. Dans tous les cas, les expertises médicales concernant l'incompatibilité de  son état de santé avec la détention ont déjà été présentées.

 

Comme le soulignent les militants allemands, nous devons rester vigilants et mobilisés ...

Face à l'acharnement politique de l'Etat.

Solidaires de ces militants qui refusent de plier, de se soumettre.

   

krlsr1.jpg

 

 

karlsruhe5.jpg

 

Karlsruhe.j6pg.jpg

 

Photos sur http://de.indymedia.org/2012/01/323037.shtml

 

Page sur le blog: christa eckes

Site allemand : http://keinebeugehaft.blogsport.de/

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 22:24

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En solidarité avec ces trois militants et pour appeler à la manifestation de Karlsruhe le 14 janvier, des banderoles ont été accrochées sur les grilles du tribunal.

 

Image


Transpis für Christa, Sonja & Christian

Soli 11.01.2012 23:36
Wir haben rund um den Bundesgerichtshof in Karlsruhe mehrere Transpis für die von Beugehaft bedrohte Christa Eckes und die am 14.01. stattfindende Solidemo sowie die beiden RZ-Beschuldigten Sonja Suder & Christian Gauger angebracht.

Gegen Christa wurde trotz schwerer Leukämieerkrankung Anfang Dezember Beugehaft im Zusammenhang mit dem Verfahren gegen Verena Becker vor dem OLG Stuttgart angeordnet. Die Vollstreckung wurde lediglich bis zum endgültigen Entscheid über ihre Beschwerde durch den BGH ausgesetzt.

 www.keinebeugehaft.blogsport.de

Sonja und Christian wurden nach über 30 Jahren im Exil von Frankreich an die BRD ausgeliefert und sollen für verschiedenen militante Aktionen der RZ in den 70er Jahren verantwortlich gemacht werden. Christian wurde aufgrund seiner schweren Erkrankung mittlweile aus der Haft entlassen, während die 79 jährige Sonja immer noch im Knast sitzt.

Solidarität mit Sonja und Christian! Sofortige Freilassung von Sonja!

Kommt am Samstag [14.01.12] zur Demo "Keine Beugehaft! Hände weg von Christa!" in Karlsruhe
Auftaktkundgebung: 14 Uhr Bundesgerichtshof/Eingang Herrenstraße

 

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 21:18

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Manifestation devant le Tribunal  fédéral constitutionnel

de Karlsruhe à 14 heures le 14 janvier 2011

 

120114_christa.jpg

 

"Protestons ensemble contre cette procédure disproportionnée et inhumaine"


La mobilisation pour Christa Eckes reste forte.

WandText_Stuttgart_kl1325501331_thumb_other250_170.jpg
. Manifestation le 20 décembre à Vienne en Autriche.
. Manifestation de la Saint-Sylvestre à Stuttgart. Elle a rassemblé cette année 300 personnes et une intervention a été faite en solidarité avec Christa Eckes.
. Grande manifestation le 14 janvier à Karlsruhe


Lire sur le site http://political-prisoners.net
kam_keinebeugehaft_2.jpg
  • Das OLG Stuttgart hatte am 1. Dezember die Beugehaft verhängt, obwohl Christa an akuter lymphatischer Leukämie erkrankt ist und seit Anfang September stationär mit Chemotherapie und Bestrahlung behandelt wird. Die dringend notwendige Therapie kann in der Haft nicht fortgeführt werden.‭ Nicht zuletzt aus diesem Grund werden Gefangene mit der Diagnose Blutkrebs sonst sofort aus dem Knast entlassen. ... Weiterlesen

Karlsruhe: 14.01.2012 || Demo gegen Beugehaft

04.01.12

  • Keine Beugehaft! Hände weg von Christa!Demonstration am 14.01.2012 in Karlsruheum 14 Uhr Auftakt-Kundgebungvor dem Bundesgerichtshof, Eingang Herrenstrasse Lasst uns gemeinsam gegen das unverhältnismä...
  • Am 20. Dezember wurde in Wien gegen Beugehaft und für das Recht auf Aussagverweigerung demonstriert. Das Bekanntwerden der Beugehaftanordnung gegen Christa durch das OLG Stuttgart war Anlass für di.. .Weiterlesent auch weiterhin von Beugehaft bedroht!Transpi_Stuttgart1325502364_thumb_other250_170.jpg
 02.01.12
  • Christa braucht weiterhin jede Unterstützung, denn im Moment gibt es nur eine Atempause, aber noch kein Aufatmen! Ein ausführlicher Beitrag über Christas aktuelle Situation… Weiterlesenht!

     
  • Redebeitrag auf Stuttgarter Demo zu Beugehaft und Christas Situation 02.01.12

     

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    Auf der alljährlichen Stuttgarter Sylvesterdemo am 31.12. 2011 „no justice no peace, Kampf der Klassenjustiz“ mit ca. 300 TeilnehmerInnen gab es einen Redebeitrag zur Beugehaft und konkret zur Christa... Weiterlesen
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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 10:39

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En allemagne, le droit de refuser de témoigner est un droit essentiel ... et menacé, comme le montre les pressions exercées sur la militante de la RAF, Christa Eckes. Un tract distribué à Leipzig analyse ce droit et l'importance qu'il revêt pour les militants politiques et ... pour l'Etat.

 


Manifestation spontanée devant le tribunal de Leipzig le 21.12.2011


http://political-prisoners.net/item/1223-spontankundgebung-leipzig-gegen-beugehaft.html


Une cinquante de manifestants se sont réunis dans des conditions atmosphériques très difficiles pour défendre le droit à refuser de témoigner comme " droit ultime et essentiel" quand on doit résister contre le pouvoir dominant, contre des régimes fascistoïdes.  Et en solidarité avec Christa Eckes.


Dans leur tract, ils analysent  le double aspect, personnel et collectif, de ce refus de témoigner; en effet,  faire appel à ce droit est une décision des plus personnelles mais qui doit être soutenue de manière collective et solidaire.


C'est ce droit que revendiquent les militants de la RAF, soumis plus de trente ans après les faits, à la pression exercée par la justice allemande.


Le tract indique que ce refus de témoigner signifie refuser non seulement de se mettre en danger soi-même mais aussi de mettre en cause d'autres militants et que cette décision entraîne pour chaque militant non seulement le risque d'une amende mais aussi de l'emprisonnement et que comble de cynisme, les coûts liés à l'emprisonnement sont portés par le militant lui-même!


Le tract fait un rapide historique de procédures engagées: ainsi fin des années 80 dans le cadre de poursuites contre les Cellules Révotionnaires et les Rote Zora. Le but étant d'obtenir que des militants puissent être nommément poursuivis pour les nombreuses actions revendiquées par ces groupes (plus de 200) mais pour lesquels l'Etat n'avait pu condamner personne. Lutter pour le refus de témoigner apparaît alors comme la volonté des militants ayant participé à une lutte politique, collective de protéger les structures collectives, de continuer à sinscrire dans la démarche politique qui fut la leur.


En revenant à Christa Eckes, ils indiquent que la campagne menée à l'annonce de la notification d'emprisonnement a porté ses fruits, mais que l'on est simplement revenu à ce qui s'était passé pour les autres militants dans ce procès, à savoir l'attente de la décision concernant la requête de Christa Eckes de faire appel à son droit de refus de témoigner!

 

Deux solutions maintenant: ou le tribunal lui reconnaît ce droit et la menace d'emprisonnement s'éteint. Ou la réponse est négative, restera alors la décision du tribunal sur la compatibilité de l'emprisonnement avec son état de santé!

 

La pression reste donc entière sur Christa Eckes.

Il est essentiel de rester mobilisés et solidaires.

 


22.12.11


Heute am 21.12.2011 fand in Leipzig vis-a-vis des Verfassungsgerichtshofes eine spontane Kundgebung aus aktuellen Anlass der Beugehaftandrohung des ehemaligen RAF-Mitgliedes Christa Eckes statt.
Trotz widriger Wetterverhältnisse bemühten sich zumindest an die 50 SympathisantInnen vor den Verfassungsgerichtshof, um mit Christa Eckes solidarisch hinter ihrer konsequenten Aussageverweigerung im aufgerollten Buback-Prozess gegen Verena Becker zu stehen.


Aussageverweigerung ist keine Erfindung der RAF. Das wissen wir.
Es ist seit jeher oftmals die letzte und wichtigste Waffe eines Widerstandes, der sich gegen die herrschenden Verhältnisse, faschistoide Regime, gegen die Unterdrückung des Rechts auf ein selbstbestimmtes Leben richtet. In verschiedenen Kontexten wird Menschen auf unterschiedliche Art und Weise dieses Recht streitig gemacht und auf ebenso unterschiedlichen Wegen stellen sich Menschen zu den Unterdrückungsverhältnissen, den gesellschaftlichen Normen und Zwängen in Opposition. Die Mittel der einen mögen nicht die anderer sein. Trotzdem bleibt der Unmut derselbe, auf dem die Entscheidung basiert, in Opposition zu gehen. Nein zu sagen. Und hinter diesem Nein, nachdrücklich zu stehen.


Deshalb ist diese politische Entscheidung gleichermaßen eine zutiefst persönliche, weil sie damit einhergeht auch die eigenen Strukturen immer wieder auf den Prüfstein zu legen, sich mit ihnen ständig aufs Neue kritisch auseinander zu setzen. In diesem Sinne ist es eine autonome Entscheidung, basierend auf einer Kritik, die kollektiv nach außen getragen werden muss. Nur so kann sie gehört und gesehen werden.


Dieses Kollektive, dem, auch im Zweifel, ein Verständnis der Solidarität zugrunde liegt, gilt es zu schützen. Auch im Nachhinein, wenn sich Kontexte verändert und die Akteure gewechselt haben.


Auf dieses Selbstverständnis berufen sich Mitglieder militanter Gruppen, wenn sie auch nach 30 Jahren noch immer die Aussage verweigern.


Dieses Selbstverständnis sollten sich alle erarbeiten, die politisch autonom aktiv sein wollen.
Alle kennen das Recht der Angeklagten, die Aussage zu verweigern, um sich nicht selbst zu belasten. Alle kennen die Parole „Anna und Arthur halten’s Maul!“, die zur Nicht-Kooperation mit Polizei und Gericht aufruft.


Wer als Zeugin bei einer Vorladung zu Staatsanwalt oder Gericht (wohlgemerkt nicht bei der Polizei!) konsequent die Aussage verweigert, um andere Aktivistinnen nicht zu belasten, muss der Androhung einer Geldstrafe in Höhe von bis zu 1000 Euro Ordnungsgeld oder gar von Beugehaft rechnen. Dabei handelt es sich um eine bis zu sechsmonatige Haft, die ausschließlich der Zermürbung der direkt Betroffenen und der Entsolidarisierung in einer eingeschüchterten Szene dienen soll. Infamerweise muss der/die Eingeknastete auch noch für die Beugehaft bezahlen: Die Tagessätze, die je nach Bundesland eine Höhe von 60 Euro erreichen können, stellen eine weitere Schikane des Staates dar.


Und gegen wen wird Beugehaft wohl in erster Linie angewandt?


Man sehe sich um in seinen eigenen Strukturen.
So kam es nicht erst in dem bekannten Verfahren gegen die Zeitschrift RADIKAL in den 1990er Jahren, sondern schon Ende der 1980er Jahre erstmals zu einer größeren Beugehaftwelle. Damals wurde acht ZeugInnen im Rahmen der Verfahren gegen die RZ/Rote Zora Beugehaft angedroht.


Wenige Monate zuvor war unter dem Motto „Arthur hälts Maul“ eine breite Kampagne zur Aussgeverweigerung angelaufen, die folglich ganz besonders ins Fadenkreuz der Behörden geriet. So erklärte die Bundesanwaltschaft die Beugehaft zur wichtigen Waffe im staatlichen Kampf gegen organisierte Aussageverweigerung, die ebenfalls mit einem 129a-Verfahren verfolgt wurde:


„Von den etwa 200 Anschlägen der RZ/Rote Zora konnte nur ein verschwindend geringer Teil bekannten Tätern zugeordnet werden. Ein wesentlicher Grund dafür ist das Verhalten von Sympathisanten, die in der Erfüllung ihrer strafprozessualen Pflichten eine zu verneinende Kooperation mit dem Staatsschutz sehen. Deshalb muss die kollektive Aktion über das Mittel der Beugehaft gebrochen werden.“


Lassen wir uns niemals beugen! Schützen wir unsere kollektiven Strukturen!


Seit dem 30. September 2010 läuft in Stuttgart der medial groß inszenierte Prozess gegen das frühere RAF-Mitglied Verena Becker. Hintergrund des Verfahrens ist die Erschießung des damaligen Generalbundesanwalts Buback 1977. Obwohl Christa Eckes zur Zeit des Attentats auf Buback bereits mehrere Jahre im Knast saß, wurde sie wie viele andere ehemalige RAF Mitglieder im Vorfeld dieses Prozesses als Zeugin im Bundesgerichtshof in Karlsruhe vorgeladen. Sie hat die Aussage verweigert und auf Antrag der BAW wurden bereits damals 6 Monate Beugehaft gegen sie verhängt, die aber zunächst zurückgestellt wurde.


Im September 2011 wurde sie vom OLG Stuttgart erneut als Zeugin im Prozess gegen Verena Becker geladen. Im Sommer 2011 erkrankte Christa an Leukemie. Das vorgelegte Attest über Art und Schwere der Erkrankung hielt das Gericht nicht davon ab, im November eine Befragung von Christa im Aufenthaltsraum des Krankenhauses zu erzwingen. Christa hat die Aussage verweigert und OLG Stuttgart hat am 1. Dezember sechs Monate Beugehaft gegen Christa angeordnet.


Christa muss am 23.12. nicht ins Knastkrankenhaus Hohenasperg, weil das OLG Stuttgart am 15.12. die Ladung zum Beugehaftantritt wieder aufgehoben hat. Allerdings ist das nur ein Aufschub!


Und zwar der eigentlich normale Aufschub bis zur Entscheidung des Bundesgerichtshofs, wie er bei allen bisherigen Beugehaftanordnungen (Knut Folkerts, Siegfried Haag, Christian Klar, Roland Mayer, Brigitte Mohnhaupt) jedes Mal gewährt wurde nur bei Christa nicht.


Sie bekam gleich 5 Tage später die Ladung zum Haftantritt innerhalb der nächsten 2 Wochen, und erst der öffentliche Protest hat das OLG Stuttgart nun wenigstens zu dem sonst üblichen Vorgehen bewegen können.


Die endgültige Entscheidung über Christas Beschwerde gegen die Beugehaft liegt jetzt also beim Bundesgerichtshof (BGH), der letzten Instanz. Wann sie von dort kommen wird, muss man abwarten.
Wenn der BGH positiv über die Beschwerde entscheidet, ist das Verfahren beendet und Christa hat endlich Ruhe.


Wenn die Entscheidung negativ wäre, geht das Verfahren zurück ans OLG Stuttgart, das dann auch wieder über Christas „Haftfähigkeit“ urteilen wird. So wie das OLG in den vergangenen Monaten seine ?Fürsorgepflicht? gegen die Zeugin Christa gehandhabt hat, heißt das, man sollte besser auf alles gefasst sein.


Christa braucht also weiterhin jede Unterstützung, denn im Moment gibt es nur eine Atempause, aber noch kein Aufatmen.


Wie krank kann die Rachsucht dieses Justizapparates noch werden?
Stellen wir uns solidarisch hinter Christa und alle ehemaligen militanten Autonomen, die auch heute noch hinter ihren politischen Prinzipien stehen.
Ihre Geschichte ist auch unsere Geschichte!
Wie oft sollen noch Fälle der RAF, der RZ/Rote Zora und anderer aufgerollt werden, für die bereits Menschen Jahrzehnte hinter Schloss und Riegel saßen?
Was ist mit den ganzen Nazis, die in Ruhe ihre Pension genießen, obwohl sie soviel Dreck am Stecken haben, dass man damit ganze Lager ausfüllen könnte?
Von welcher Justiz werden diese Verfahren wieder aufgerollt und einer erneuten Prüfung unterzogen?
Was ist mit dem Verfassungsschutz, unterwandert von Nazis, der rechte Migrantenmörder schützt?
Aus mit den gezielten Zerschlagungsversuchen unserer links-autonomen Strukturen.
Jede Beugehaftwelle verebbt wieder, wenn sie erfolglos bleibt, das heißt die Leute das Maul halten.
Aussageverweigerung ist eine politische Angelegenheit!
Sie braucht starke Solistrukturen!

Schafft Zusammenhänge!
Steht hintereinander!

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 12:08

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Aktion für Christa auf Demo in Frankfurt


Participation à une manifestation sur "logement et l'urbanisme pour tous" à Francfort le 17 décembre


" La suspension de la décision d'incarcération de Christa signifie seulement que nous devons continuer à nous mobiliser de manère intensive contre la menace de son emprisonnement"



Hier, was uns die Gruppe dazu geschrieben hat: Die vorübergehende Aussetzung der Beugehaft gegen Christa bedeutet, dass wir weiter intensiv gegen die Bedrohung des Vollzugs handeln müssen! Wir haben heute in Frankfurt am Main bei der Demo „für Wohnraum und Stadt für alle“ Flugis zur Situation von Christa verteilt und waren mit einem Transparent „Keine Beugehaft für Christa“ vertreten!

 

Keine Beugehaft für Christa, Frankfurt a.M. 17.12.2011

 

17. Dezember 2011 in Aktuelles



  Manifestation spontanée devant le tribunal de Leipzig le 21.12.2011

http://political-prisoners.net/item/1223-spontankundgebung-leipzig-gegen-beugehaft.html

Une cinquante de manifestants se sont réunis dans des conditions atmosphériques très difficiles. Ils soulignaient l'importance du droit à refuser de témoigner comme " dernier droit, essentiel" quand on doit résister contre le pouvoir dominant, contre des régimes fascistoïdes

Dans leur tract, ils analysent  le double aspect, personnel et collectif, de ce refus de témoigner; en effet,  faire appel à ce droit est une décision des plus personnelles, autonome, mais qui doit être soutenue de manière collective.

C'est ce droit que revendiquent les militants de la RAF soumis plus de trente ans après les faits à la pression exercée par la justice allemande.

Le tract indique que ce refus de témoigner signifie refuser non seulement de se mettre en danger soi-même mais aussi de mettre en cause d'autres militants et que cette décision entraîne pour chaque militant non seulement le risque d'une amende mais aussi de l'emprisonnement et que comble de cynisme, les coûts liés à l'emprisonnement sont portés par le militant lui-même!

Le tract fait un rapide historique des procédures engagées: ainsi fin des années 80 dans le cadre de poursuites contre les Cellules Révotionnaires et Rote Zora: le but étant d'obtenir que des militants puissent être nommément poursuivis pour les nombreuses actions revendiquées par ces groupes (plus de 200) mais pour lesquels l'Etat n'avait pu condamner personne. Lutter pour le refus de témoigner apparaît alors comme la volonté des militants ayant participé à une lutte politique, collective de protéger les structures collectives.

En revenant à Christa Eckes, ils indiquent que la campagne menée à l'annonce de la notification d'emprisonnement a porté ses fruits, mais que l'on n'est simplement revenu à ce qui s'était passé pour les autres militants dans ce procès, à savoir l'attente de la réponse à la requête de Christa Eckes de faire appel à son droit de refus de témoigner! Deux solutions maintenant: ou le tribunal lui reconnaît ce droit et la menace d'emprisonnement s'éteint. Ou la réponse est négative, restera alors la décision du tribunal à savoir si l'emprisonnement est compatible avec son état de santé!

 

La pression reste donc entière sur Christa Eckes.

Il est donc essentiel de rester mobiliser et solidaire.

 

22.12.11


Heute am 21.12.2011 fand in Leipzig vis-a-vis des Verfassungsgerichtshofes eine spontane Kundgebung aus aktuellen Anlass der Beugehaftandrohung des ehemaligen RAF-Mitgliedes Christa Eckes statt.
Trotz widriger Wetterverhältnisse bemühten sich zumindest an die 50 SympathisantInnen vor den Verfassungsgerichtshof, um mit Christa Eckes solidarisch hinter ihrer konsequenten Aussageverweigerung im aufgerollten Buback-Prozess gegen Verena Becker zu stehen.


Aussageverweigerung ist keine Erfindung der RAF. Das wissen wir.
Es ist seit jeher oftmals die letzte und wichtigste Waffe eines Widerstandes, der sich gegen die herrschenden Verhältnisse, faschistoide Regime, gegen die Unterdrückung des Rechts auf ein selbstbestimmtes Leben richtet. In verschiedenen Kontexten wird Menschen auf unterschiedliche Art und Weise dieses Recht streitig gemacht und auf ebenso unterschiedlichen Wegen stellen sich Menschen zu den Unterdrückungsverhältnissen, den gesellschaftlichen Normen und Zwängen in Opposition. Die Mittel der einen mögen nicht die anderer sein. Trotzdem bleibt der Unmut derselbe, auf dem die Entscheidung basiert, in Opposition zu gehen. Nein zu sagen. Und hinter diesem Nein, nachdrücklich zu stehen.


Deshalb ist diese politische Entscheidung gleichermaßen eine zutiefst persönliche, weil sie damit einhergeht auch die eigenen Strukturen immer wieder auf den Prüfstein zu legen, sich mit ihnen ständig aufs Neue kritisch auseinander zu setzen. In diesem Sinne ist es eine autonome Entscheidung, basierend auf einer Kritik, die kollektiv nach außen getragen werden muss. Nur so kann sie gehört und gesehen werden.


Dieses Kollektive, dem, auch im Zweifel, ein Verständnis der Solidarität zugrunde liegt, gilt es zu schützen. Auch im Nachhinein, wenn sich Kontexte verändert und die Akteure gewechselt haben.


Auf dieses Selbstverständnis berufen sich Mitglieder militanter Gruppen, wenn sie auch nach 30 Jahren noch immer die Aussage verweigern.


Dieses Selbstverständnis sollten sich alle erarbeiten, die politisch autonom aktiv sein wollen.
Alle kennen das Recht der Angeklagten, die Aussage zu verweigern, um sich nicht selbst zu belasten. Alle kennen die Parole „Anna und Arthur halten’s Maul!“, die zur Nicht-Kooperation mit Polizei und Gericht aufruft.


Wer als Zeugin bei einer Vorladung zu Staatsanwalt oder Gericht (wohlgemerkt nicht bei der Polizei!) konsequent die Aussage verweigert, um andere Aktivistinnen nicht zu belasten, muss der Androhung einer Geldstrafe in Höhe von bis zu 1000 Euro Ordnungsgeld oder gar von Beugehaft rechnen. Dabei handelt es sich um eine bis zu sechsmonatige Haft, die ausschließlich der Zermürbung der direkt Betroffenen und der Entsolidarisierung in einer eingeschüchterten Szene dienen soll. Infamerweise muss der/die Eingeknastete auch noch für die Beugehaft bezahlen: Die Tagessätze, die je nach Bundesland eine Höhe von 60 Euro erreichen können, stellen eine weitere Schikane des Staates dar.


Und gegen wen wird Beugehaft wohl in erster Linie angewandt?


Man sehe sich um in seinen eigenen Strukturen.
So kam es nicht erst in dem bekannten Verfahren gegen die Zeitschrift RADIKAL in den 1990er Jahren, sondern schon Ende der 1980er Jahre erstmals zu einer größeren Beugehaftwelle. Damals wurde acht ZeugInnen im Rahmen der Verfahren gegen die RZ/Rote Zora Beugehaft angedroht.


Wenige Monate zuvor war unter dem Motto „Arthur hälts Maul“ eine breite Kampagne zur Aussgeverweigerung angelaufen, die folglich ganz besonders ins Fadenkreuz der Behörden geriet. So erklärte die Bundesanwaltschaft die Beugehaft zur wichtigen Waffe im staatlichen Kampf gegen organisierte Aussageverweigerung, die ebenfalls mit einem 129a-Verfahren verfolgt wurde:


„Von den etwa 200 Anschlägen der RZ/Rote Zora konnte nur ein verschwindend geringer Teil bekannten Tätern zugeordnet werden. Ein wesentlicher Grund dafür ist das Verhalten von Sympathisanten, die in der Erfüllung ihrer strafprozessualen Pflichten eine zu verneinende Kooperation mit dem Staatsschutz sehen. Deshalb muss die kollektive Aktion über das Mittel der Beugehaft gebrochen werden.“


Lassen wir uns niemals beugen! Schützen wir unsere kollektiven Strukturen!


Seit dem 30. September 2010 läuft in Stuttgart der medial groß inszenierte Prozess gegen das frühere RAF-Mitglied Verena Becker. Hintergrund des Verfahrens ist die Erschießung des damaligen Generalbundesanwalts Buback 1977. Obwohl Christa Eckes zur Zeit des Attentats auf Buback bereits mehrere Jahre im Knast saß, wurde sie wie viele andere ehemalige RAF Mitglieder im Vorfeld dieses Prozesses als Zeugin im Bundesgerichtshof in Karlsruhe vorgeladen. Sie hat die Aussage verweigert und auf Antrag der BAW wurden bereits damals 6 Monate Beugehaft gegen sie verhängt, die aber zunächst zurückgestellt wurde.


Im September 2011 wurde sie vom OLG Stuttgart erneut als Zeugin im Prozess gegen Verena Becker geladen. Im Sommer 2011 erkrankte Christa an Leukemie. Das vorgelegte Attest über Art und Schwere der Erkrankung hielt das Gericht nicht davon ab, im November eine Befragung von Christa im Aufenthaltsraum des Krankenhauses zu erzwingen. Christa hat die Aussage verweigert und OLG Stuttgart hat am 1. Dezember sechs Monate Beugehaft gegen Christa angeordnet.


Christa muss am 23.12. nicht ins Knastkrankenhaus Hohenasperg, weil das OLG Stuttgart am 15.12. die Ladung zum Beugehaftantritt wieder aufgehoben hat. Allerdings ist das nur ein Aufschub!


Und zwar der eigentlich normale Aufschub bis zur Entscheidung des Bundesgerichtshofs, wie er bei allen bisherigen Beugehaftanordnungen (Knut Folkerts, Siegfried Haag, Christian Klar, Roland Mayer, Brigitte Mohnhaupt) jedes Mal gewährt wurde nur bei Christa nicht.


Sie bekam gleich 5 Tage später die Ladung zum Haftantritt innerhalb der nächsten 2 Wochen, und erst der öffentliche Protest hat das OLG Stuttgart nun wenigstens zu dem sonst üblichen Vorgehen bewegen können.


Die endgültige Entscheidung über Christas Beschwerde gegen die Beugehaft liegt jetzt also beim Bundesgerichtshof (BGH), der letzten Instanz. Wann sie von dort kommen wird, muss man abwarten.
Wenn der BGH positiv über die Beschwerde entscheidet, ist das Verfahren beendet und Christa hat endlich Ruhe.


Wenn die Entscheidung negativ wäre, geht das Verfahren zurück ans OLG Stuttgart, das dann auch wieder über Christas „Haftfähigkeit“ urteilen wird. So wie das OLG in den vergangenen Monaten seine ?Fürsorgepflicht? gegen die Zeugin Christa gehandhabt hat, heißt das, man sollte besser auf alles gefasst sein.


Christa braucht also weiterhin jede Unterstützung, denn im Moment gibt es nur eine Atempause, aber noch kein Aufatmen.


Wie krank kann die Rachsucht dieses Justizapparates noch werden?
Stellen wir uns solidarisch hinter Christa und alle ehemaligen militanten Autonomen, die auch heute noch hinter ihren politischen Prinzipien stehen.
Ihre Geschichte ist auch unsere Geschichte!
Wie oft sollen noch Fälle der RAF, der RZ/Rote Zora und anderer aufgerollt werden, für die bereits Menschen Jahrzehnte hinter Schloss und Riegel saßen?
Was ist mit den ganzen Nazis, die in Ruhe ihre Pension genießen, obwohl sie soviel Dreck am Stecken haben, dass man damit ganze Lager ausfüllen könnte?
Von welcher Justiz werden diese Verfahren wieder aufgerollt und einer erneuten Prüfung unterzogen?
Was ist mit dem Verfassungsschutz, unterwandert von Nazis, der rechte Migrantenmörder schützt?
Aus mit den gezielten Zerschlagungsversuchen unserer links-autonomen Strukturen.
Jede Beugehaftwelle verebbt wieder, wenn sie erfolglos bleibt, das heißt die Leute das Maul halten.
Aussageverweigerung ist eine politische Angelegenheit!
Sie braucht starke Solistrukturen!

Schafft Zusammenhänge!
Steht hintereinander!

 

http://de.indymedia.org/icon/2011/12/322195.jpg


URGENT.Pour son refus de témoigner, Christa Eckes, une militante de la RAF risque l'emprisonnement

http://linter.over-blog.com/article-a-propos-de-l-offensive-actuelle-de-l-etat-contre-les-anciens-prisonniers-de-la-raf-49948325.html

Report de la décision d'emprisonnement de C. Eckes. La campagne a été utile. Mais il faut rester vigilant et solidaire, car il ne s'agit que d'un report ...!

Le site Maloka - Brève solidaire sur Christa Eckes


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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 10:34

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com


Report de la décision d'emprisonnement de C. Eckes. La campagne a été utile. Mais il faut rester vigilant et solidaire, car il ne s'agit que d'un report ...!

 

URGENT.Pour son refus de témoigner, Christa Eckes, une militante de la RAF risque l'emprisonnement

 


 

"Il se peut que punk et politique cela ne vous intéresse pas... faites comme vous le sentez, mais pour nous ces 2 termes sont indissociables! "

Maloka

 

Sur ce site, la reprise de l'information concernant Christa Eckes.

 

L'occasion pour linter de le faire connaître.

 

Il fait partie de ces sites engagés qui revendiquent le lien entre musique et politique, punk et politique, de ceux qui lors de la longue incarcération des militants d'Action directe, ont participé aux mobilisations.

 

http://malokadistro.com/breves/

 


http://malokadistro.com/pics/background_maloka.jpg

 

Voici le site de Maloka, collectif anarcho-punk de Dijon créé en 1989. On essaie depuis quelques années de soutenir une scène punk (et tous ses dérivés) politisée en s'investissant sur divers terrains de luttes, la musique en fait partie !

 

Sur ce site, vous trouverez des infos sur les disques que l'on a sorti depuis le "psycho squatt" ... c'est à dire depuis que l'on a eu envie d'aider nos ami(e)s! Comme la communication nous paraît être une idée importante (y'a du boulot de ce côté là !), y' a aussi des infos concerts, manifs ou autres chroniques de livres .

 

Il se peut que punk et politique cela ne vous intéresse pas... faites comme vous le sentez, mais pour nous ces 2 termes sont indissociables! Un label indépendant , un lieu autogéré, jouer pour soutenir des prisonnier(e)s ... ce ne sont que des exemples mais aussi le quotidien de la scène punk !

 

Il est temps de prendre nos vies en mains, de faire vivre nos envies. On déteste cette société du pouvoir et de la connerie, notre souhait serait de la voir disparaître et vite, au profit d'une société anarchiste où chaque individu aurait sa place malgré toutes nos différences.

 

La solidarité, le libre choix de vie pour tous, la fin de l'exploitation capitaliste sont des notions qui nous tiennent à coeur mais la révolution n'étant pas pour demain matin, on ne compte pas rester les bras croisés.

...révolte, révolte, révolte....

 

DIY NOT EMI ....la lutte continue!!!

 

Maloka Crew

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Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2