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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

       SONJA SUDER EST LIBRE         Procès C. Gauger, S. Suder: Une page pour s'informer 

   PALESTINE - Une carte à ne jamais oublier

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Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 13:14
La séance du dimanche de Quartiers libres : Festival panafricain d’Alger 1969

Documentaire de William Klein : en 1969, le premier Festival Panafricain d’Alger crée l’événement.

Tourné en juillet 1969 au plus près des artistes et des troupes d’un festival resté dans les annales, le film se nourrit d’archives des luttes d’indépendance et d’entretiens avec des représentants de mouvements de libération, mais aussi d’écrivains et d’essayistes africains ou caribéens comme le poète haïtien René Depestre ou le linguiste sénégalais Pathé Diagne.


Les leaders politiques conviés à s’exprimer dans Festival Panafricain d’Alger, étaient à la fois engagés dans une lutte contre le colonialisme portugais et dans les questions culturelles : citons Amilcar Cabral (PAIGC, Guinée Bissau et Cap Vert), Agustinho Neto (MPLA, Angola), Mario de Andrade, des militants ANC (Afrique du Sud).


Le film se termine par un rappel d’images de luttes anti-coloniales en Afrique, des militants Black Panthers montent sur scène avec Archie Shepp accompagné d’un orchestre touareg du sud algérien, la performance se déploie en forme de crescendo (rappel des révoltes dans les ghettos US, des images de luttes anti-coloniales en Afrique).

 

Ci-dessous une partie du documentaire dans une bonne qualité:

 

 

Ci-dessous le documentaire dans sa totalité mais en mauvaise qualité, n’hésitez pas à vous le procurer.

 

 

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 12:08

10 ans. C'est très long, c'est très court. C'est le long temps d'absence dans nos vies et nos combats de Joëlle. Tous les ans aux alentours du 1er janvier ou du 1er mars, nous reprenons en son honneur les combats qui sont menés aujourd'hui et que nous avons évoqués sur linter. Il faudrait aujourd'hui penser à tous ceux qui ont traversé ces dix années et dont elle aurait été sans aucun doute une figure essentielle.

 

Collages de Joëlle Aubron réalisés en prison
Collages de Joëlle Aubron réalisés en prisonCollages de Joëlle Aubron réalisés en prisonCollages de Joëlle Aubron réalisés en prison

Collages de Joëlle Aubron réalisés en prison

Nous n'en évoquerons qu'un aujourd'hui, parce qu'il est symbolique de tout ce contre quoi elle a combattu et de tout ce pour quoi elle a combattu.

 

Celui contre l'emprisonnement sans fin de Georges Ibrahim Abdallah, celui pour sa libération.

 

Et nous reprenons les mots d'elle que nous avons choisis de mettre en en-tête de linter et qui restent toujours essentiels.

 

"Parce que nous pensons que cette expérience révolutionnaire ne peut être dépassée que par une nouvelle expérience révolutionnaire, capable de prendre en compte, mieux qu'elle, les intérêts généraux de toute la classe, parce que nous savons à partir de quel patrimoine nous avons nous-mêmes expérimenté des voies nouvelles, parce que rien dans la réalité ne nous indique un changement de la donne, barbarie ou communisme, parce que jamais les "projets" d'un "capitalisme à visage humain" n'ont paru aussi vains, nous n'avons aucune raison de renoncer."  Joëlle Aubron 1996

 


 
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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 21:25

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Collage de Joëlle Aubron réalisé en prison

 

Notre hommage à Joëlle Aubron prend la forme d'un patchwork des articles du blog au long cours de l'année, qui, à les relire, montre que chacun a son importance, témoignage d'une lutte, de la disparition d'un(e) camarade, d'un moment de mémoire, de la guerre toujours contre la Palestine, des morts de Charlie Hebdo, de celle de Remi Fraisse.

 

Parce que chaque article de linter aspire à exprimer ce qui nous a unis dans la réflexion et l'action, ce qui nous unit à Joëlle par-delà les années d'absence.

 

Certains combats de ces dernières années ont été gagnés à force de solidarité comme la libération de Sonja Suder et Christian Gauger. D'autres semblent infinis comme celui pour Georges Ibrahim Abdallah.

 

Et le combat pour le communisme, le combat révolutionnaire reste comme elle le disait encore et toujours d'actualité.

 

 

Nous n'oublions pas Joëlle Aubron

 


 

En hommage à Joëlle Aubron, tous ces articles qui témoignent d'une lutte, de la disparition d'un(e) camarade, d'un moment de mémoire, de la guerre toujours contre la Palestine, des morts de Charlie Hebdo, de celle de Remi Fraisse

 


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Hommage à Helmut Pohl : "je pense pouvoir dire que pour helmut le sens de sa vie était – la raf"

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Ce qu'il faut retenir de ma camarade Joëlle Aubron

Nathalie Ménigon,  Prisonnière d'Action Directe, 4 mars 2006

Sa sensibilité de communiste
La justesse dans sa lutte
La simplicité de son courage
La force de ses convictions révolutionnaires
Son humanité combattante
Son amour de la vie
Son amour de la liberté
Son rire, fort et clair, qui résonne à nos oreilles
comme l'espoir d'un monde prolétarien
Gloire et honneur à Joëlle
Que pour toujours ton nom fleurisse dans nos cœurs
Pour la continuité du combat

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 21:48

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Projection débat « Joëlle Aubron. L'engagement. »

Film de Rosalinda Scalzone, Pierre Batto, Alain Pojolat.


Le 16 juin 2014 , il y aura dix ans que l'ex-prisonnière politique et militante à Action Directe sortait de la maison d'arrêt de Bapaume. Peu de temps avant sa mort en mars 2006, Joëlle A. avait décidé de faire un film biographique de son histoire politique. Le résultat est un film documentaire poignant de 53' que nous vous convions à venir voir.


Une discussion suivra la projection en présence de militant.e.s du collectif Ne Laissons Pas Faire NLPF.


La soirée se poursuit autour d'un repas participatif -chacun.e vient avec un plat ou un dessert

 


Café associatif "La Commune"
3 rue d'Aligre
Métro Faidherbe-Chaligny, Ledru Rollin ou gare de Lyon

 

 


 

Si la force et l'intelligence de nos engagements se mesure à l'aune de la sensibilité

Les collages de Joëlle Aubron, comme les cartes de Bruno Baudrillart

Comme les livres de Jean-Marc Rouillan

Constituent le meilleur témoignage de ce qui nous anime,

Et qui nous a fait et nous fait lutter.

 

Voir le film-interview de Joëlle Aubron,

C'est apprendre et comprendre

ce qui faisait et fait nos engagements

 

linter

le 14 avril 2014

 

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Quelques collages, que nous aimons tant,  réalisées par Joëlle Aubron emprisonnée.

 

Collages de Joëlle Aubron

 

JOËLLE AUBRON, militante d'Action directe

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 08:33

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Le 1er mars 2006 disparaissait Joëlle Aubron. Nous reprenons sur e blog liberonsgeorges cet article à la fois hommage et appel au soutien à Georges Ibrahim Abdallah. Nous n'aurions pas pu mieux faire.


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Ces quelques mots sont tirés d'une déclaration de Joëlle Aubron, militante révolutionnaire, membre d'Action directe, décédée le 1er mars 2006.


"Parce que nous pensons que cette expérience révolutionnaire ne peut être dépassée que par une nouvelle expérience révolutionnaire, capable de prendre en compte, mieux qu'elle, les intérêts généraux de toute la classe, parce que nous savons à partir de quel patrimoine nous avons nous-mêmes expérimenté des voies nouvelles, parce que rien dans la réalité ne nous indique un changement de la donne, barbarie ou communisme, parce que jamais les "projets" d'un "capitalisme à visage humain" n'ont paru aussi vains, nous n'avons aucune raison de renoncer." Joëlle Aubron 1996 (en exergue du blog de Linter)


✭ ✭ ✭


En ce jour de manifestation anti-coloniale, ce 1er mars 2014 est une occasion pour rappeler son combat anti-impérialiste, son combat pour la Palestine et son soutien indéfectible jusqu'à ses derniers jours à la libération de ses camarades d'Action directe, celle de Georges Ibrahim Abdallah, celle des camarades basques. 


 (...) Son plus long combat, Joëlle l’a mené en prison. Durant dix-sept ans, elle gardera intacte cette volonté de lutter collectivement. De « Front », le journal commun des prisonniers d’Action Directe, aux grèves de la faim pour le regroupement, elle a défendu pied à pied ses convictions politiques, avec une détermination inébranlable qui impose le respect. (...) Extrait du texte lu au Mur des Fédérés en hommage à Joëlle.


✭ ✭ ✭


Une occasion également de rappeler ce qu'elle disait de l'engagement :


Extraits :


(...)Dans l'engagement, il y a spontanéité et décision mûrement réfléchie. La part de l'une et de l'autre est indéterminée. Elles augmentent ou diminuent en une tuyauterie communicante qui forge la détermination. L'engagement peut nous dépasser, exiger de nous bien au-delà de nos possibilités premières, de ce que l'on croit en savoir. Pour autant, avant tout, il nous porte. Il est courant de penser qu'on s'engagerait, sûr d'avoir raison. Je n'en crois rien. Je n'ai jamais pensé détenir la vérité, je me suis contentée d'espérer ne pas avoir tort.(...)

(...)l'engagement est une manière de vivre. Elle a le fantastique avantage de nous faire sujet de notre destinée.(...)


Lire la déclaration entière, ainsi que d'autres textes et un album de collages faits lors de son incarcération, sur le blog de Linter ici

✭ ✭ ✭


Nous n'avons aucune raison de renoncer. L'un de ses derniers combats reste encore à mener : la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Incarcéré depuis près de 30 ans dans les prisons de l'État impérialiste français, il a gardé intactes ses convictions politiques et son engagement communiste solidaire aux côtés des peuples en lutte, tout particulièrement aux côtés du peuple palestinien.


"Du fond de nos cachots, nous affirmons qu'il est possible et nécessaire d'utiliser notre résistance comme une arme dans le combat contre l'oppression actuelle. Une arme disponible pour tous les révolutionnaires, les contestataires et les rebelles" extrait de la déclaration de Georges Abdallah à l'occasion du 20e anniversaire de l'arrestation des militants d'Action directe - 2007


✭ ✭ ✭


"Démasquons, camarades, les projets des impérialistes et leur propagande mensongère et soutenons sans réserve la résistance des peuples de la région. C'est le véritable soutien que l'on peut apporter aux prisonnier-e-s révolutionnaires ici ou ailleurs. " Georges Abdallah

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 22:12

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Très émus, nous découvrons dans la messagerie du blog cet hommage de l'Association des parents et amis de Georges Ibrahim Abdallah (à lire sur facebook).

 

Nous tenons à assurer l'association de notre ardent espoir de voir ce combat de Joëlle Aubron pour la libération de Georges I. Abdallah trouver enfin sa conclusion et nous assurons G.I. Abdallah de toute notre solidarité, de toutes nos pensées.

linter

 


 

 

التحية للمناضلة جويل أوبرون
إن "لجنة أهل وأصدقاء الأسير جورج ابراهيم عبدالله" تتوجه بالتحية لمناضلة منظمة "العمل المباشر" جويل أوبرون المتوفاة في الأول من آذار 2006.
لقد تابعت معركتها حتى أيامها الأخيرة: نضال مستمر في الحملة لتحرير رفاقها في منظمة "العمل المباشر"، وتحرير الأسير جورج ابراهيم عبدالله، وأسرى الحركة الباسكية وغيرهم، ودعمها المثابر للصراع بوجه الإمبريالية وضد الغزو الأميركي للعراق...
جويل أوبرون: باقية أنت في الذاكرة.
جوزف عبدالله، عن "لجنة أهل وأصدقاء الأسير جورج ابراهيم عبدالله".

En hommage à Joëlle Aubron

Nous, l’Association des Parents et Amis de Georges I. Abdallah (APA-GIA), tenons de rendre hommage à Joëlle Aubron, militante d’Action directe, décédée le 1er mars2006

Elle a continué sa lutte jusqu’à ces derniers jours : Son combat pour soutenir la campagne de la libération de ses camarades d’Action Directe, celle de Georges I. Abdallah, et des prisonniers basques…, son soutien continu pour la lutte    anti-impérialiste et contre l’invasion américaine de l’Irak…

Joëlle Aubron, ne sera jamais oubliée.

Joseph Abdallah pour APA-GIA

http://linter.over-blog.com/ article-en-hommage-a-joelle-aub ron-des-luttes-qui-nous-ont-ma rques-cette-annee-qui-temoigne nt-de-la-contin-100610711.html
 
 
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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 11:58

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linter rend hommage à Joëlle Aubron disparue il y a maintenant six ans.


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Collage de Joëlle Aubron réalisé en prison

 

Le dernier de ses combats est en partie réalisé,

la libération de ses camarades emprisonnés.

 

Certes encore sous la pression directe de l'Etat en libération conditionnelle, mais qui ne sont plus derrière les murs.

 

Cependant la fragilité de la situation des libérés sous conditions reste entière, et Jean-Marc Rouillan l'a vécu de la manière la plus dure avec son réemprisonnement pour des mots, simplement des mots, des mots de trop apparemment car trop engagés et qui lui ont valu presque deux années supplémentaires de détention. Cette fragilité de leur situation, les prisonniers d'Action directe la vivent encore aujourd'hui au quotidien, interdictions de séjour, interdictions de parler, travail comme moyen de pression ...

 

Et l'un de ses derniers combats reste encore à mener: la libération de Georges Ibrahim Abdallah, toujours otage de l'Etat français, toujours à Lannemezan.


 De même que celui en soutien aux prisonnier(e)s basques dont elle a souvent partagé la détention en particulier à Bapaume

 

D'autres combat sont venus s'ajouter

 

Car les  Etats européens n'en ont jamais fini de régler leurs comptes avec le combat révolutionnaire, le combat anti-impérialiste, si incisif, mené dans les années 70 et 80 .

 

Combat pour Christa Eckes, et contre la pression de l'Etat allemand exercée sur les militants de la RAF.

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Celui pour Sonja Suder et Christian Gauger, extradés au moyen du nouveau mandat européen, pousuivis sous l'accusation d'un combat mené au sein des Cellules Révolutionnairesil y a plus de 35ans.

 

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Le combat pour le communisme, le combat révolutionnaire

 

reste comme elle le disait encore et toujours d'actualité.

 

La guerre impérialiste pour le contrôle de tout un nouvel espace géographique a battu son plein, de la guerre en Irak à la guerre en Libye.

 

La guerre économique a continué sous couvert de lutte contre la crise: les délocalisations et fermetures en masse rappelle Longwy et la fin programmée par le pouvoir économique de la sidérurgie, du textile et la Grèce reste bien le symbole du capitalisme en marche.

 

Nous n'oublions pas Joëlle Aubron

 


 

En hommage à Joëlle Aubron, des initiatives, des déclarations qui nous ont marqués cette année et qui témoignent de la continuité des combats sous des formes diverses.

 

La déclaration de Xavier Mathieu à Amiens - Refuser de donner son ADN comme "acte de résistance vital".

 

Du discours sur l'inégalité des races au discours sur l'inégalité des civilisations. Après la déclaration de S.Letchimy et sur le colonialisme, regarder cette vidéo de René Vauthier

 

Interdits d'embarquement pour la Palestine. Une superbe video.

 

Sonja Suder récuse les juges pour partialité ...


Message de Christa Eckes : "Qui sait sinon, ce qui se serait passé?"

 

Revoir les vidéos de Samir Amin sur la Libye

 

11 novembre 2011: "La vie s'arrête là où la guerre commence" - Dominique Grange - Tardi

 

Charlie Bauer. "Un camarade qui portait partout où il le pouvait les idées révolutionnaires ..." Nathalie Ménigon

 

Pour Charlie Bauer."Ton nom, Charlie, restera comme un drapeau rouge bien sûr !" Jean-Marc Rouillan

 

Pour Charlie Bauer. "Le communisme comme un éclat de vie." Annelyse

 

Crise, restructuration industrielle et guerre de classe - Texte de Joëlle Aubron, Georges Cipriani,Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan. Action directe

 

Comprendre le mandat d'arrêt européen - communication de la cour de cassation!

 

Un an que Jean Ferrat a disparu. "Il est beaucoup de choses qui nous créent conscients et combattants."

 

Jean Marc Rouillan sort en semi-liberté après 24 années de prison.

 

Georges Cipriani est aujourd'hui en libération conditionnelle


Londres, Mumia Abu-Jamal. "Une émeute est le langage de ceux que l'on n'écoute pas" M.L. King.


Tottenham, Oakland, Brixton, Clichy, Taybat al-Imam Caracas, Los Angeles …"Banlieues, quartiers chauds: "embrasons-nous, folles villes" "

 

Le lynchage à mort de Mouammar Kadhafi m’a donné la nausée". A nous aussi

 

Bigeard aux Invalides! Sa place est bien là. A côté des Napoléon, Lyautey, Nivelle...

 

En hommage à Rosa Luxemburg, écouter les "Commandantes"

 

«Pourquoi Agone publie Jean-Marc Rouillan». L'interview de Thierry Discepolo d'Agone ou ce qu'il faut de conscience et de courage pour aller ainsi à contre-courant.

 

"Franco has muerto". De mémoire (3), Jean-Marc Rouillan


Ce qu'il faut retenir de ma camarade Joëlle Aubron

Nathalie Ménigon, Prisonnière d'Action Directe, 4 mars 2006

Sa sensibilité de communiste
La justesse dans sa lutte
La simplicité de son courage
La force de ses convictions révolutionnaires
Son humanité combattante
Son amour de la vie
Son amour de la liberté
Son rire, fort et clair, qui résonne à nos oreilles
comme l'espoir d'un monde prolétarien
Gloire et honneur à Joëlle
Que pour toujours ton nom fleurisse dans nos cœurs
Pour la continuité du combat

 
 


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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 11:36

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Extrait de l'article de mars 2011:

 

Mars 2011, un livre de Jean-Marc Rouillan fait vivre, depuis déjà plusieurs mois, la mémoire de Joëlle Aubron pour de nombreux lecteurs qui y retrouvent ce qui est si caractéristique de ces militants : ce lien entre engagement et sensibilité que l'on retrouve dans ces lignes comme dans les collages de Joëlle Aubron.

 

Aussi pour cet hommage à Joëlle Aubron, partagé ces jours sur le blog, il apparaissait important de joindre la voix de celui qui de derrière les barreaux trouve la volonté et la force d'écrire.

 

Il s'agit des dernières lignes du livre. Celles écrites au dos d'une carte postale accrochée au panneau d'affichage de sa cellule et que Jean-Mac Rouillan,se décide à lire alors que Joëlle vient de mourir.

 

Bien loin de cette nouvelle campagne imbécile, c'est toute la solidarité des militants d'Action directe qui s'exprime dans ce livre de Jean-Marc Rouillan, qui prend sa source dans la souffrance de la disparition de Joëlle Aubron.Bien loin de cette campagne imbécile, c'est cela "la vérité" d'Action directe.

 


 

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Hommage à Joëlle Aubron au Père Lachaise

 


Vendredi 21 janvier 2011

Pour consulter le blog:linter.over-blog.com

 

"Existe-t-il en prison un principe existentiel tel le principe d'Archimède?

Tout corps plongé au plus profond d'un cachot reçoit une poussée de haut en bas

d'intensité égale au poids de son inexistence de condamné."

Infintif Présent, P 13

 

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collage de Joëlle Aubron

 

"Les cellules pénitentiaires sont dotées d'un tableau d'affichage, il s'agit souvent d'un cadre vissé de guingois sinon un élémentaire carré de contreplaqué. Ici, l'encadrement d'un mètre sur soixante centimètres chevillé entre l'armoire et la fenêtre aux larges barreaux de béton se compose d'une dizaine de carreaux de liège que ceinture une fine baguette vernie. Autour, la peinture épouse les scarifications du coffrage. A quelques détails près, le mobilier carcéral est immuable. Dans les centres de sécurité, le lit métallique est fixé au sol, comme la haute armoire où dans certaines prisons, faute de place, nous rangeons côte à côte nourriture et vêtements. La nôtre comprend cinq étagères de rangement et une penderie à double battant. L'ameublement est complété par une chaise en plastique gris et une table d'un modèle identique depuis les années soixante-dix, fabriquée à la chaîne à l'atelier de menuiserie du centre de détention de Muret.

 

Dans les établissements de haute sécurité où règne un silence monacal, les taulards enfilent des balles de tennis aux pieds de la chaise et parfois à ceux de la table. Ainsi un maladroit peut à loisir les traîner sans qu'elles produisent le crissement sinistre qui mettra en pétard les voisins un étage plus bas.

 

Au contraire, à toute heure du jour et de la nuit, les grandes maisons d'arrêt bourdonnent, pareilles à des ruches. Le brouhaha des télés répond en écho aux arpèges orientaux dégoulinant des radios. "T'as du tabac,", "Mets moi ce que tu sais dans le yoyo", "J'ai vu Yasmina au parloir". Les rondes entraînent les files d'arrivants traînant leurs baluchons sur le dos comme les escargots transbahutent leurs coquilles. Les verrous claquent. La tournée  des infirmiers livre les poudres de perlimpinpin et la came estampillée marchand de sable. "Bonne nuit, les petits!" En guise de Nounours, le gaffe veille à ce que le gars ne planque pas ses cachets de Tranxène sous la langue pour mieux en recracher quelques mesures dans un flacon, et ainsi la refourguer dans la cour de promenade à un plus junkie que lui. Avec la dose qu'ils lui ont refilée, il ne verra pas le jour avant le repas de midi.

 

Dans les centrales à effectif limité, le silence agit sur le défilement du temps et son oubli. L'été passe, l'automne, l'hiver en suivant, un nouvel été et un troisième ... il semble que nous venons de débarquer et simultanément que nous avons toujours été entre ces quatre murs. Que nous sommes les ombres à peine troublées d'un reliquat de vie.

 

La dissolution des êtres se conjugue au calme impavide et trompeur de leur cohabitation obligatoire. Existe-t-il en prison un principe existentiel tel le principe d'Archimède? Tout corps plongé au plus profond d'un cachot reçoit une poussée de haut en bas d'intensité égale au poids de son inexistence de condamné.

 

Pour le reste de l'aménagement, il n'est question que de débrouille et de patience. Les plus habiles bricolent des rayonnages de carton ou de bois. Lorsqu'une cellule se vide, une silhouette récupère le placard mobile. Le plus malin emporte en douce la table informatique et les deux ou trois planches servant d'étagères. Il suffit alors de colle à chaussure, de bouts de fil de fer et de ficelle pour agencer le tout. Même dans la plus moderne des prisons, ils n'empêcheront jamais les ratiers de passer des heures à visser et à clouer, comme si cet aménagement de bidonville nous permettait de rendre le lieu moins carré, moins clapier, moins boîte de conserve à viande humaine.

 

Coller des photos en dehors du tableau d'affiche est plus ou moins toléré. C'est selon le régime intérieur. Comme au temps des anciens QHS, les matons prennent un malin plaisir à déchirer les photos de famille débordant de ce cadre réglementaire. Bien sûr, ils ne préviennent jamais le nouvel arrivant. Ils le laissent s'installer et coller une ou deux photos. Et un jour, ils sévissent. Au retour de promenade ou d'une instruction au Palais de justice, les photos ont été arrachées. Le gars les retrouve posées sur la table quand la chance lui sourit. Autrement, il fouille la poubelle et passera des heures à les recomposer parce qu'elles ont été déchirées avec une minutie de dentellière. Les surveillants espèrent une réaction de colère, peut-être des injures ou pire. Ils pousseront l'avantage jusqu'à l'expédier manu militari au quartier disciplinaire.

 

Cette idée de devoir afficher là où ils nous le commandent, m'a toujours fait enrager ...."

 


C'est ainsi que commence le livre de Jean-Marc Rouillan, Infinitif présent. C'est au départ explique-t-il plus loin, le projet d'une nouvelle. Ce panneau d'affichage longtemps resté vierge car  l'on ne décore pas le lieu d'un supplice, renvoie à l'album qui lui, le suit, ou plutôt l'accompagne. Il renferme (quel mot symbole dans ce lieu d'enfermement!) les photos qui lui sont proches et qu'il ne partage pas avec l'oeil des matons Et les photos renvoient à des souvenirs, qui pour lui sont toujours des moments de combat, de lutte. Y avait-il des choses à dire, à ne pas dire. Certainement, puisque ses souvenirs s'associent nécessairement à ceux d'autres, qui ont leur vision, leur vécu de ces mêmes moments. Pourtant ce livre est sans aucun doute  un hommage à tous ceux qui ont partagé son combat et étroitement lié à la disparition de Joëlle Aubron, qui rejoint dans l'histoire de ces combats, celle de Puig Antich.

 

Alors, le livre se termine par une dernière évocation, par cette dédicace à  tous ces révolutionnaires disparus, à ceux qui au fil de l'histoire ont pris les armes.

 


"Au fil de l'histoire, des hommes et des femmes ont pris les armes comme les Communards de la barricade du Faubourg du Temple. Ils ont brisé les tabous comme on casse des miroirs ..."


"Pour mes frères coupables, ceux qui ont allumé l'incendie"

 

" J'ai l'impression que le sang coule moins vite dans mes veines. Je n'arrive plus à suivre ce que je vois sur l'écran et qui s'agite vainement. Je voudrais arrêter l'instant. Cette réflexion me tire malgré tout un sourire. Je coupe la télé et finis par fixer le panneau d'affichage. La houle cesse. Je scrute les différentes photos. Devant le peloton d'exécution, l'esprit de Fortino Samano se détache de son enveloppe de chair et d'appréhension. Il accueille la mort prochaine, les mains dans les poches. Plus haut, autour de Pancho Villa, les cartouchières de ses compères insurgés brillent d'une étrange flamme. La crosse des fusils est posée à terre. Au fil de l'histoire, des hommes et des femmes ont pris les armes comme les Communards de la barricade du Faubourg du Temple. Ils ont brisé les tabous comme on casse des miroirs : "Sept ans de malheur." Qu'importe! Vive la Sociale! Ils ont connu l'effroi parfois, la souffrance souvent. Mais tout cela s'efface devant le bonheur insondable d'avoir échappé au rythme monocorde de la soumission. A la voie de l'obéissance et à l'ordre de rester à sa place. "Oui, mon bon maître!". Oui! Toujours oui! Il est si facile de s'accorder à la perpétuelle résignation. De la naissance à ces heures perdues sur les bancs de l'école communale, à l'usine, au bureau, aux trois-huit, aux bouchons du mois d'août sur les autoroutes, et parfois à l'armée, aux départs à la guerre, et pour les survivants, le retour à l'usine devant la machine jusqu'à la retraite et les mouroirs. Le système produit les doses mortifères nécessaires. Les docteurs en morale et en savoir-vivre dictent les posologies.

 

l__nine26.jpg

collage de Joëlle Aubron

 

Nous quatre (avec les autres, les anciens et nos compagnons), nous nous sommes libérés un instant (un instant, il est vrai) de la misère des sans-vies. Paul Nizan a écrit pour conjurer la lliturgie des petites gens: "L'homme n'a jamais rien produit qui témoignât en sa faveur que des actes de colère: son rêve le plus singulier est sa principale grandeur, renverser l'irréversible." Mais il a oublié de mettre en garde lorsqu'on suit la recette. Gare à la punition! Le système ne fait pas de cadeau. "Au nom du peuple français", il ne supporte pas la véritable contradiction. Il double et triple les posologies. La mort. Toujours la mort.

 

Pour Sabino et à sa suite l'armée des fantomes révolutionnaires ... comme pour Gianfranco agonisant dans une cellule grise de la centrale de Trani.

Pour Wolfgang et son hémorragie, allongé sur le ballast de la gare de Bad Kleinen.

Pour Salvador et son espoir au pied de l'échafaud (espérance sans lendemain après la mort de Franco).

Pour Ulrike, le regard sombre de la poétique insurgée dans son uniforme gris de prisonnière.

Pour Ciro et son éclatant sourire à la terrasse d'un bar de Villiers. Je lui pose la main sur l'épaule: "Tout ira bien". Quelques instants plus tard, sa gorge ne sera qu'un flot de sang.

Pour Farid et son salut de la main sur le quai de la gare du Nord. Les flics le tabasseront à mort dans les caves du secrétariat central d'Helsinski.

Pour tous les autres, les plus connus et les anonymes.

Pour Gramsci, sur son catafalque cellulaire.

Pour les disparus algériens et sud-américains.

Pour les réclusionnaires de Cayenne.

Pour nos compères communards à la suite de Ferré, géants fusillés, à l'étroit dans leurs costumes de sapin.

Pour les résistants palestiniens, libanais et irakiens.

Pour les guérilleros colombiens.

Pour les révoltés avant l'heure. Pour les plus pressés que les autres et qui n'ont jamais attendu que l'heure ait sonné pour se réveiller.

Pour Blanqui, le héros blanchi sous l'astre pâle des exils pénitentiaires.

Pour le résistant. Pour le déserteur allemand mort dans le maquis, pris au piège au fond d'une grotte de Normandie.

Pour tous ceux emprisonnés à cause (et pour la cause) d'idées incompatibles.

Pour mes frères coupables, ceux qui ont allumé l'incendie. Ceux qui se sont réjouis du bruit de l'explosion. Ceux qui ont été les bourreaux d'une poignée de puissants dans les années soixante-dix et quatre-vingt. Mais aussi pour les innocents parfois. Ceux qui n'ont eu d'autre choix que de se laisser emmener comme des ballots. Pendus aux balcons de Tulle ou piétaille fagottée des cérémonies expiatoires de l'antiterrorisme postmoderne.

Pour les camarades du camp de Gurs alignés le long des baraques, ceux des barricades de juillet 1936, des tranchées du front d'Aragon, ceux de toutes les révolutions et des guérillas, leurs bouches réunies soufflent le message de l'histoire: "Survivre et résister jusqu'au bout de la souffrance des hommes".

Pour le Seguiremos adelante du Comandante Ernesto. Pour ses yeux demeurés ouverts et dans lesquels on devine encore les traits de ses assassins.

Pour le "malgré tout" de Karl Liebknecht prononcé lors de son dernier discours à Berlin début janvier 1919.

Pour tous les "malgré tout" de tous les nôtres qui ont passé l'arme à gauche.

L'espérance se lèvera demain soyons-en certains..."

 


 

Et c'est sur les mots de Joëlle écrits au dos d'une carte

accrochée sur le fameux tableau d'affichage que se termine un livre :

 

Qui reste un hommage à ceux qui luttent

en replaçant leur lutte au sein des combats menés, au fil de l'histoire,

pour la libération de l'homme par l'homme.

Et qui fait ainsi de tous ceux qui y sont cités  les tenants  de cette histoire.

C'est aussi et bien entendu un hommage à Joëlle Aubron disparue ...

 

luxemb

le 21.11.2010


la_mort_n____blouit_pas10.jpg

collage de Joëlle Aubron

  Extrait de Jean-Marc Rouillan, Infinitif présent

 

Je me redresse d'un coup et ma main décroche la carte de Joëlle. Au verso de l'ébauche de Rodin à la mine de plomb, je retrouve l'écriture familière :

 

"Aucune intention de remuer un quelconque couteau dans la plaie. Juste une envie de partager un plaisir des yeux, un élan des mouvements et des formes, quelques traits ... Au delà de toutes les amputations "volontaires", non acceptées mais néanmoins admises comme une partie de la lutte. Ces joies reviendront avec de nombreuses autre s ..."

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 13:34

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

 

Très jolie reprise de l'hommage à Joëlle et de collages.

N'hésitez pas à en  profiter pour visiter ce blog ...


http://la-commune.over-blog.com

 

Par Pierre Blondeau et les camarades de La Cigale

Collages-Joelle-Aubron---Action-directe---Serie-2010-2

 

en souvenir de Joëlle AUBRON


Ce 1er mars 2011 marque le 5ème anniversaire de la mort de la camarade d’Action Directe, Joëlle AUBRON, elle avait 46 ans, elle en aurait aujourd’hui 51 et nous sommes tous tristes.


Joëlle, merveilleuse de courage et d’abnégation, aura lutté jusqu’au bout contre le cancer avec le soutien de ses extraordinaires parents, et accompagnée des véritables camarades qui ont œuvré pendant des années pour sa libération ainsi que celle de ses camarades de combat, malgré toutes les difficultés à rendre visible cette lutte.


De Fleury à Bapaume, Joëlle aura subi 19 années de privation et de brimades avec comme conséquence la maladie incurable. Et pourtant il aura fallu se battre des années contre la Justice aux ordres, les Ministres embourgeoisés, les haineux qui voulaient la détruire.


Il aura fallu des heures de luttes déterminées afin qu’elle sorte de cet enfer pour au minimum ralentir les effets de ce cancer fatal et encore profiter de la vie quelques mois, et dehors entourée des siens… et nous y sommes arrivés !

Derrière cela, elle aura conservé intactes ses convictions de classe et elle est restée sincère jusqu’au bout pour la victoire du prolétariat et des opprimés, elle n’a jamais trahi et sa lutte aura été plus importante que sa propre vie.

Alors quoi qu’on dise, que l’on soit d’accord ou hostile à cet engagement ultime dans la lutte armée et frontale contre le capitalisme, et dans la clandestinité avec ce que cela engage en sacrifices, Joëlle mérite le respect et sa mémoire doit être honorée au même titre que les grandes révolutionnaires ou les grandes résistantes.


La prison politique d’exception non reconnue et ses instruments de déshumanisation, ont considérablement affaibli physiquement nos camarades, mais ils n’ont pas réussi à les faire plier d’un millimètre quand il a s’agit de les broyer idéologiquement.

 

Alors camarades nous le redisons, respect !


A Madeleine et Jean-Noël, aux camarades Jean-Marc 1, Nathalie, Georges, à toutes celles et ceux qui pendant 20 ans et plus, les ont soutenus en contre-sens du bien-pensant, le Comité « Libérez-les ! », L’Inter, le Secours Rouge de Belgique, la Commission pour un Secours Rouge International (Bruxelles-Zürich), le Comité Solidarité Basque de Lille, l’Alliance Rouge et Noire, apportent toute leur sympathie et leur souvenir à la mémoire de la Commandante Joëlle.

Madeleine et Jean-Noël, pouvez-vous, s’il vous plait, déposer pour nous, une fleur dans ce coin de verdure qui sert de sépulture à jamais à votre fille chérie, à notre chère camarade.


Un jour l’histoire consacrera Joëlle comme une combattante de la liberté et comme une des véritables résistantes contre l’oppression capitaliste des masses populaires, au même titre que Louise Michel, Rosa Luxembourg, Clara Zetkin, Danièle Casanova et tant d’autres camarades révolutionnaires et résistantes.

Gloire à sa mémoire ! La lutte continue avec elle dans nos mémoires !

 

-LE COMITÉ « LIBÉREZ-LES ! » DE SOUTIEN AUX PRISONNIERS ET RÉFUGIÉS POLITIQUES (59-62)

-L’INTER.

-LE SECOURS ROUGE DE BELGIQUE.

-LA COMMISSION POUR UN SECOURS ROUGE INTERNATIONAL (BRUXELLES-ZÜRICH).

-LE COMITÉ SOLIDARITÉ BASQUE DE LILLE.

-L’ALLIANCE ROUGE ET NOIRE,

 

1] à lire « Infinitif présent » de Jean-Marc Rouillan aux éditions La Différence, qui est un très bel hommage à Joëlle.

 

Visitez : http://www.liberez-les.info

 

la mort n blouit pas10

 - Publié dans : Action directe

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 09:33

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

 

Plusieurs hommages ont été rendus à Joëlle Aubon, cinq ans après sa disparition

 

Ainsi à l'initiative de Libérez-les!

Visitez : http://www.liberez-les.info/

Ce 1er mars 2011 marque le 5ème anniversaire de la mort de la camarade d’Action Directe, Joëlle AUBRON, elle avait 46 ans, elle en aurait aujourd’hui 51 et nous sommes tous tristes.

 

Joëlle, merveilleuse de courage et d’abnégation, aura lutté jusqu’au bout contre le cancer avec le soutien de ses extraordinaires parents, et accompagnée des véritables camarades qui ont œuvrés pendant des années pour sa libération ainsi que celle de ses camarades de combat, malgré toutes les difficultés à rendre visible cette lutte.

 

De Fleury à Bapaume, Joëlle aura subi 19 années de privation et de brimades avec comme conséquence la maladie incurable. Et pourtant il aura fallu se battre des années contre la Justice aux ordres, les Ministres embourgeoisés, les haineux qui voulaient la détruire. 

 

Il aura fallu des heures de luttes déterminées  afin qu’elle sorte de cet enfer pour au minimum ralentir les effets de ce cancer fatal et encore profiter de la vie quelques mois, et dehors entourée des siens… et nous y sommes arrivés !

Derrière cela, elle aura conservé intactes ses convictions de classe et elle est restée sincère jusqu’au bout pour la victoire du prolétariat et des opprimés, elle n’a jamais trahi et sa lutte aura été plus importante que sa propre vie.

 

Alors quoi qu’on dise, que l’on soit d’accord ou hostile à cet engagement ultime dans la lutte armée et frontale contre le capitalisme, et dans la clandestinité avec ce que cela engage en sacrifices, Joëlle mérite le respect et sa mémoire doit être honorée au même titre que les grandes révolutionnaires ou les grandes résistantes.

 

La prison politique d’exception non reconnue et ses instruments de déshumanisation, ont considérablement affaibli physiquement nos camarades, mais ils n’ont pas réussi à les faire plier d’un millimètre quand il a s’agit de les broyer idéologiquement.

 

Alors camarades nous le redisons, respect !

 

A ses parentsl, aux camarades Jean-Marc 1, Nathalie, Georges, à toutes celles et ceux qui pendant 20 ans et plus, les ont soutenus en contre-sens du bien-pensant, le Comité « Libérez-les ! »,  L’Inter, le Secours Rouge de Belgique, la Commission pour un Secours Rouge International (Bruxelles-Zürich), le Comité Solidarité Basque de Lille, l’Alliance Rouge et Noire, apportent toute leur sympathie et leur souvenir à la mémoire de la Commandante Joëlle.

  Aux parents de Joëlle, cette demande, pouvez-vous, s’il vous plait, déposer pour nous, une fleur dans ce coin de verdure qui sert de sépulture à jamais à votre fille chérie, à notre chère camarade.

 

Un jour l’histoire consacrera Joëlle comme une combattante de la liberté et comme une des véritables résistantes contre l’oppression capitaliste des masses populaires, au même titre que Louise Michel, Rosa Luxembourg, Clara Zetkin, Danièle Casanova et tant d’autres camarades révolutionnaires et résistantes.

 

Gloire à sa mémoire ! La lutte continue avec elle dans nos mémoires !

 

 

Le Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62)

L’Inter.

Le Secours Rouge de Belgique.

La Commission pour un Secours Rouge International (Bruxelles-Zürich).

Le Comité Solidarité Basque de Lille.

L’Alliance Rouge et Noire,

 

 

1] à lire « Infinitif présent » de Jean-Marc Rouillan aux éditions La Différence, qui est un très bel hommage à Joëlle

 


Ce texte a été repris, ainsi :

 

. sur L'INFURMAZIONE PULITICA CORSA

Joëlle Aubron, Cinq ans déjà.

 

. 01 mars 2011
Joëlle Aubron, Cinq ans déjà. - Ce 1er mars 2011 marque le 5ème anniversaire de la mort de la camarade d'Action Directe, Joëlle AUBRON, elle avait 46 ans, elle en aurait aujourd'hui 51 et... Il y a 2 heures ...
. http://lutter.over-blog.com.over-blog.com/article-souvenir-pour-joelle-aubron-68370466.html

Sur bellaciao

 

A Joëlle Aubron et aux prisonniers d’Action directe
de : Jérôme

Il y a 5 ans décédait Joëlle Aubron, prisonnière d’Action directe en suspension de peine. En mémoire à notre camarade, un extrait d’une de ses déclarations. Et toujours le combat à mener pour la libération de Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan !

 

 

A votre sortie de prison, vous avez déclaré que vous alliez vous battre, d’abord contre votre maladie et, ensuite, pour obtenir la libération de vos camarades. On savait déjà que vous étiez une battante... Pourtant, il y en a qui pense que cela ne vaut pas le coup, que la société actuelle est comme ça, et qu’on ne peut changer l’état des choses...

 

[Joëlle Aubron] Comment faire passer le message qu’une des beautés de la vie est la créativité des hommes et des femmes se libérant et qu’un état des choses existant n’a rien de définitif ? Si j’avais la réponse à cette question, je n’aurais pas fait dix-sept ans de prison pour avoir essayé une des possibilités de changer la donne.

 

Je suis certaine d’une chose : cela en vaut la peine. Je ne vais pas énumérer ici les innombrables raisons qu’il y a à ne pas vouloir de ces sociétés fondées sur l’exploitation et l’oppression. Les raisons pour s’en libérer sont plus nombreuses encore. Je fais partie d’une histoire commencée bien avant celle d’AD, celle de la lutte des classes, celle de l’engagement pour libérer les exploités. Dans cette histoire, il y a eu des défaites et des reculs. Les exploités et les opprimés surent repartir à l’assaut du ciel. C’est une composante du discours de l’idéologie dominante que de faire croire à l’éternité de son pouvoir. Hitler n’avait-il pas promis un Reich de mille ans ?

 

Ainsi, de mon point de vue, ceux qui voient la société actuelle comme une fatalité adoptent, volontairement ou non, ce discours. Entre la période où je me suis politisée à la fin des années 1970 et aujourd’hui, il y eu, certes et entre autres, le rouleau compresseur de l’offensive bourgeoise face à laquelle nous et de nombreux autres avons été défaits. Néanmoins, comparées au début des années 1990, je trouve ces dernières années plus ouvertes. La décomposition idéologique, à la fois cause et effet de la défaite, est certes toujours à l’œuvre mais les besoins et les désirs de contrer les dégâts de cet ordre du Capital et ses horreurs impérialistes se font exigeants.

 

Nous serions ainsi sortis de ce fond du trou où l’existence d’exploités était niée au point de les transformer en pures victimes. Juste bonnes pour la charité, elles y perdraient leur qualité de sujet agissant. Le discours dominant continue, dans son ronron, à les présenter de ce point de vue. Il est de plus en plus flagrant comme tel, les yeux s’ouvrent et ce discours est de plus en plus celui du seul pouvoir. Tandis que sa brutalité éclate en guerres, pressurisation des travailleuses et travailleurs, dégâts sur l’environnement et autres destructions dévastatrices. Moins que jamais, ce n’est le moment de lâcher l’affaire. Nos ennemis ont " seulement " l’avantage de la raison du plus fort.

 

De notre côté, nous avons encore beaucoup de choses à reconstruire et à élaborer de nouveau. Aucune raison d’en avoir peur. Le rêve d’une société libérée des rapports de production capitalistes, de leur violence et de leur destructivité pour l’humanité est inscrit dans le quotidien de ces mêmes rapports, à la fois sous la forme de la nécessité de leur dépassement et contre les régressions dont ils sont porteurs. Bien sûr, vous répondant aujourd’hui, c’est encore à partir de mon analyse de prisonnière. Je ne suis pas dehors depuis assez longtemps pour évaluer ce que valent dans la réalité des impressions de lecture. Je m’en tiens néanmoins à Gramsci, dirigeant communiste longuement emprisonné par le fascisme italien. Il disait la nécessité de maintenir l’équilibre entre le pessimisme de la raison et l’optimisme de la volonté.

 

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INTERVIEW DE JOËLLE AUBRON, MILITANTE D’ACTION DIRECTE EN " SUSPENSION DE PEINE POUR RAISONS DE SANTE " " Il faut choisir : se reposer ou être libre " (citation de grec ancien) Interview réalisé par Ekaitza et Gara source : http://ekaitza.free.fr/939/joelleau...


De : Jérôme
mardi 1er mars 2011

 

 


Sur notre blog:

Repris aussi sur anarsixtrois par exemple

 

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Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2