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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

       SONJA SUDER EST LIBRE         Procès C. Gauger, S. Suder: Une page pour s'informer 

   PALESTINE - Une carte à ne jamais oublier

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Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 09:44

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noir et blanc

C'était la révolution tunisienne.

 

 

LA FTCR DÉNONCE

LA SCANDALEUSE EXPULSION PAR LA POLICE TUNISIENNE
DE NOTRE AMI ET CAMARADE YOUSSEF BOUSSOUMAH

LA POLICE TUNISIENNE UTILISE ENCORE LES FICHIERS DE BEN ALI

 

La FTCR dénonce avec une extrême vigueur l'expulsion de Youssef Boussoumah, militant historique de la cause palestinienne et membre dirigeant du Parti des Indigènes de la République du territoire tunisien.


Arrivé samedi 20 décembre 2014 à l'aéroport de Tunis-Carthage, il a été arrêté par la police des frontières, placé en zone de transit, puis expulsé vers Paris dimanche 21 à 18h.

Il s'agit d'une véritable à un droit fondamental celui de la liberté de circulation. La police utilise encore les fichiers du régime du dictateur Ben Ali.

Notre camarade Youssef Boussoumah n’a jamais mis les pieds en Tunisie ! De sa vie militante, il n’a commis aucun délit et n’a jamais été inculpé ni en France, ni en Tunisie ni ailleurs.

Youssef Boussoumah, militant de la cause palestinienne et arabe a toujours exprimé sa solidarité avec la lutte du peuple tunisien en France contre la dictature du régime de Ben Ali qui a été "dégagé" par la révolution. Il avait même participé à des manifestations parisiennes en soutien au peuple tunisien lors des « émeutes du pain » en 1984 à l'époque du régime de Bourguiba.


Malgré toutes nos les démarches entreprises auprès du Ministère de l’Intérieur et la mobilisation de plusieurs avocats et militants des droits de l’homme, la police, l'administration et le ministère de l'intérieur sont restés inflexibles sans fournir d'explications.


Cette inacceptable et scandaleuse expulsion est une véritable honte pour la Tunisie lors du 2ème tour des élections présidentielles.


La police continue malgré toutes les demandes et interventions a utilisé des fichiers de la dictature illégaux.

Notre camarade Mouhieddine CHerbib continue à en faire les frais : il a été encore une fois empêché momentanément d'entrer et de sortir les 10 et 16 décembre à cause de sa condamnation pour délit de solidarité avec la lutte des habitants du bassin minier de Gafsa et Redayef. Il a depuis été reconnu innocent de ces charges fausses et injustes.


La FTCR exprime à Youssef,   ses camarades et ses proches toute son affection et sa solidarité et demande aux autorités actuelles et à la nouvelle de faire toute la lumière sur cette scandaleuse et de demander au Ministère de l’Intérieur tunisien de se conformer au respect du droit et de retirer immédiatement Youssef Boussoumah et tous les militants victimes de la police de Ben Ali de ses fichiers.


Paris, le 20 décembre 2014

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 07:05

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A tous ceux qui ont signé l'appel international et qui sera remis aux familles des normaliens lors de l'arrivée de la marche à Mexico, Jeudi 20 novembre, à tous ceux qui n'ont pas pu le faire,

 

un rassemblement de solidarité aura lieu JEUDI 20 NOVEMBRE à 18 h Place de la République. Faites passer l'info et surtout venez nombreux.

 

coquelicot-et-colombe16.jpg

Collage de Joëlle Aubron

 

Appel urgent à signature après les assassinats et disparitions au Mexique.

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 23:04

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A lire:

Un appel à manifester que nous avons reçu trop tardivement pour le publier dans les temps mais qui ne perd rien de sa force pour les temps à venir.

 

rebel.jpg

Une carte de prison de Bruno Baudrillart

 



 Un camarade tué au Testet - APPEL A MANIFESTER - Contre le productivisme et la violence d’État Pendant la nuit de samedi à dimanche un manifestant, Rémi a été tué au cours des affrontements qui se sont déroulés lors du rassemblement contre le barrage de Sivens au Testet. Environ 7000 personnes ont convergé sur la ZAD du Testet après des mois d'attaques policières, de destruction de la zone humide et des habitats de ceux qui la défendaient. En fin d'après midi puis plus tard dans la nuit, des dizaines de personnes s'en sont pris aux forces de l'ordre qui protégeaient le chantier. Elles souhaitaient ainsi marquer leur colère et retarder la reprise des travaux, initialement prévue pour lundi. Elles ont été repoussées à coups de flash-balls, de grenades assourdissantes ou de désencerclement et de gaz lacrymogènes. D'après les témoignages des camarades du Testet, la personne décédée se serait écroulée suite à des tirs de grenade puis aurait été emmenée par les forces de l'ordre. Le gouvernement a déjà commencé à stigmatiser les manifestants, et tente de diviser pour noyer le poisson. Mais ils savent bien que, quoi qu'ils fassent, cette mort aura des conséquences explosives. Nous ne les laisserons pas nous tuer avec leurs armes dites «non létales ». Réagissons avec force pour qu'il y ait un avant et un après cette mort. Affirmons plus fort que jamais notre solidarité avec toutes celles et ceux qui luttent au Testet et ailleurs contre leurs projets guidés par les logiques de contrôle et de profit, barrage de Sivens mais aussi avec toutes celles et ceux qui tombent plus silencieusement sous les coups de la répression partout ailleurs. Nous ne nous laisserons ni diviser ni paralyser par la peur. Nous continuerons à vivre et lutter sur les espaces qu'ils rêvent d'anéantir, et à leur faire obstacle. Nous n’appellerons pas au calme, nous ne laisserons pas le silence retomber, nous n'oublierons rien !

[contreinfo7-news] Un camarade tué au Testet - Rassemblement - Alès - vendredi 18h
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 21:19

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http://s-www.ledauphine.com/images/4FEBACF0-DC89-4BE2-A244-B562DDE6375D/LDL_V0_06/le-site-de-sivens-ou-remi-fraisse-a-trouve-la-mort-le-26-octobre-photo-afp.jpg

 

"Un jeune a, une nouvelle fois, été fauché par une arme de guerre"

"Un jeune homme a, une fois encore, payé de sa vie l’inutilité d’un ouvrage"

 

C’était il y a plus de 37 ans. Le 31 juillet 1977, lors d’une manifestation à Creys-Malville (Isère) contre le surgénérateur Superphénix, Vital Michalon perdait la vie dans des heurts avec la police par l’effet de souffle d’une grenade offensive.

 

« Les événements qui se sont produits sur le site du barrage de Sivens et la mort du jeune Rémi Fraisse ont remis mes souvenirs, comme ceux de mes frères, à vif », nous confiait, hier soir, Florent Michalon – l’un des frères de Vital – qui vit à Valence. « Trente-sept ans après, ce sont deux vies fauchées dans des conditions similaires. Nous avons l’impression que l’on ne tire pas les leçons du passé. C’est révoltant ! Un jeune a, une nouvelle fois, été fauché par une arme de guerre, en l’occurrence une grenade offensive. Un jeune homme a, une fois encore, payé de sa vie l’inutilité d’un ouvrage », poursuivait le Valentinois. « C’est vrai qu’après toutes ces années, il y a une réelle similitude, une symétrie. Cela me laisse penser que l’on n’a pas beaucoup progressé. Il y a eu, à Sivens, une violence, une agressivité des forces de l’ordre que l’on ne voulait plus voir. C’est inqualifiable ! », insistait encore Florent Michalon. Avant de confier enfin : « Il y a une autre similitude. C’est encore une fois la famille de la victime, ici en 2014, celle de Rémi Fraisse, qui appelle au calme. Comme nous, il y a 37 ans, quand nous avions fait passer un message d’apaisement… »

 

Origine: le Dauphiné

 

http://www.ledauphine.com/faits-divers/2014/10/29/une-douloureuse-similitude-pour-le-frere-de-vital-michalon

 


La mort de Rémi Fraisse aurait dû permettre la prise de conscience des violences policières. Mais ...

http://linter.over-blog.com/article-ils-tuent-en-souvenir-de-vital-michalon-et-de-remi-fraisse-124907677.html

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 21:14

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Lettre ouverte du frère de Wissam à la mère de Rémi : la police veille, les jeunes en meurent…

A lire sur le site lahorde
 

police 

 

La lettre qui suit est adressée par Farid El Yamni, frère de Wissam – assassiné par la police le 1er janvier 2012 – à la mère de Rémi Fraisse. Il a voulu qu’elle soit rendue publique, mais elle sera également envoyée dés que possible à l’adresse des parents de Rémi Fraisse.


À l’heure où sur Paris on condamne les manifestations violentes et où on loue les sit-in pacifiques, je vous écris cette lettre.


J’ai perdu mon frère dans des conditions très proches de celles dans lesquelles vous avez perdu votre fils. Mon frère qui prenait tant soin de ma mère nous a quittés, il ne reviendra plus. La perte de mon frère était sur le coup une douleur immense que je ressens à chaque fois que l’État assassine à nouveau. « Là où croît le danger croît aussi ce qui sauve » disait quelqu’un. À chaque fois que l’État assassine on a aussi l’opportunité de l’arrêter, de le contraindre à changer et de rendre la dignité perdue à tous les autres.


Par la mort de Rémi se noue beaucoup plus que l’histoire d’une vie, il se noue notre vie à tous, individuellement et collectivement. La criminalisation qui a été opérée est terrible, ça a été la même chose pour nous. J’ai compris plus tard qu’elle était voulue. Je ne voulais qu’une chose, que la Justice fasse la vérité et rende la dignité que méritait mon frère, dans le calme, et que cette histoire profite à tous, à nous les gouvernés pour mieux nous aimer et à la police pour la réconcilier avec la nation. Je pensais que la police ne pouvait accepter dans ses rangs des assassins, je ne la connaissais à l’époque pas assez. Je me trompais. Les quartiers ont brûlé, on a appelé au calme : chaque voiture ou chaque poubelle brûlée était vécue comme une insulte, comme une épine en plein cœur, une épine sur laquelle on appuyait.


Puis le temps est passé, on nous a promis la vérité, mais on n’a eu que des mensonges, que des fausses promesses, comme tant d’autres avant nous. On nous avait prévenus, mais on n’y croyait pas. François Hollande, lui-même, avait pris ma mère dans ses bras et lui avait promis qu’il nous aiderait à faire la lumière sur la mort de son fils. Sans la justice et la vérité, on vivait le temps qui passait comme une condamnation. Nous étions toujours en prison, à suffoquer et à appeler la Justice à l’aide.


Et puis on a compris que notre cas n’était pas isolé, que tant d’autres familles vivaient et vivent la même chose. Il y a tant d’humiliations et de mutilations commises consciemment par la police et couvertes par la justice, tant !


On a aussi découvert la manière de penser des policiers, ça fait froid dans le dos. Voici un exemple : Mercredi dernier, suite à la manifestation sur Paris, un des policiers m’a dit « 1-0 » devant ses autres collègues au commissariat, qui ricanaient lorsqu’ils me voyaient arborer le tee-shirt « Urgence Notre Police Assassine ». Aucun ne l’a repris, aucun… Des exemples de ce genre, tant de français en vivent quotidiennement, ils n’en peuvent plus de cette police et n’en voient pas le bout.


Je comprends l’appel au calme, on l’a également fait. Comprenez également que de nombreuses personnes ne croient plus en ce système qui donne une impunité de facto à la police. Comprenez que l’on ne peut concevoir la non-violence qu’à condition de supposer que le camp d’en face est capable de se remettre en cause : ils en sont humainement incapables, parce qu’ils considèrent que remettre en cause la police, ce serait remettre en cause l’État. Depuis 40 ans, la police tue impunément, à répétition. Depuis 40 ans, on assiste à la même démarche pour noyer les meurtres de l’État, malgré les vidéos, les témoins, les évidences. Depuis 40 ans, il y a des sit-in, des manifestations, des livres, des prises de positions d’hommes politiques, des tribunes adressées au ministre de l’intérieur. Depuis 40 ans, ça ne fonctionne pas.


Voici comment ça se passe : dépêche AFP, mensonge du procureur, enquête de mauvaise qualité et tronquée pour aboutir sur une condamnation ridicule après de nombreuses années, voire à une absence de condamnation. Le pire, c’est que ceux qui vont enterrer l’affaire auront des promotions et ceux qui ont tué nos frères, nos fils ou amis, eux seront traités comme des champions par leurs collègues. Telle est la réalité que vous vivrez vous aussi.


Manuel Valls dit que les violences sont des insultes à la mémoire de Rémi, mais sachez que Manuel Valls, par son inaction à combattre l’impunité policière, est le premier meurtrier de votre fils. C’est un criminel récidiviste. Il est venu à Clermont-Ferrand une semaine avant le rendu du rapport de contre-autopsie bidon dont il connaissait les aboutissants, et il n’a parlé de l’affaire que pour mieux condamner les violences de ceux que la mise à mort de mon frère révoltait.


Madame, les gens se battent pour Rémi, pour leur dignité et pour leurs idéaux. Ils se battent pour vous, pour nous tous, pour que la fraternité soit effective. Ceux qui se battent connaissent assez la malveillance de nos gouvernants pour comprendre qu’on tente de nous fait croire que nous sommes dans un État de droit, alors que nous sommes dans un État de devoir. L’État ne respecte pas la loi qu’il demande qu’on respecte. Il se joue de notre corps, de notre confiance, de notre argent et de notre dignité. Il nous demande d’être à genoux, c’est un impératif catégorique.


Je vous ai écrit cette lettre à vous comme à tous ceux qui me liront pour vous faire savoir que je comprends aujourd’hui plus que jamais combien la non violence dans les affaires de crimes d’État a ses limites. La non-violence, par son impuissance, est parfois plus condamnable, plus meurtrière que la violence elle-même. Les gens qui nous gouvernent sont malveillants, arrivistes, sadiques et récidivistes. Ils doivent partir par tous les moyens nécessaires.


Farid El Yamni, frère de Wissam El Yamni,
assassiné par la police le 1er janvier 2012 à Clermont Ferrand


Ce que dit un frère de Vital Michalon. "Un jeune a, une nouvelle fois, été fauché par une arme de guerre"

S'informer. Les violences policières sur le site millebabords

La mort de Rémi Fraisse aurait dû permettre la prise de conscience des violences policières. Mais ...

Ils Tuent. En souvenir de Vital Michalon et de Rémi Fraisse.

S'informer. Articles de la ldh sur les violences policières

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 21:13

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rebel.jpgCarte de prison de Bruno Baudrillart


  • Morad, mort « tombé d’un balcon », poursuivi par la police. Récits et discussion autour des crimes policiers.

    À écouter

    par Libre débat sur Radio Galère

    Réalisée le 22 octobre 2014 par l’équipe de Libre Débat, sur Radio Galère, 88.4 FM - Marseille (...)

    Le jeudi 6 novembre 2014

  • Mourir à 20 ans.

    par Christophe G.

    A Malik, A Rémi… à Abel.
    A vrai dire personne ne s’attendait à ce qu’un mort surgisse tant la violence avait frappé dans le Val de Susa où à Notre (...)

    Le dimanche 2 novembre 2014

  • Mobilisation suite à la mort de Rémi

    exploitesenerves-infos

    Parc des Colombiers

    Le dimanche 2 novembre 2014

  • Rémi : un meurtre d’état

    témoignage d’un présent sur le site du Testet

    Alors que ce rassemblement de soutien à la lutte contre le barrage du Testet s’annonçait festif et pacifique, l’Etat a tout fait pour provoquer la (...)

    Le jeudi 30 octobre 2014

  • Suite à la mort de Rémy

    Communiqué de presse N° 2 de défense de la zone humide du Testet

    La coordination du 25 octobre

    http://www.millebabords.org/IMG/pdf/communique_presse_remy_2.pdf
    Communiqué de presse suite à (...)

    Le mercredi 29 octobre 2014

  • « Octobre à Paris » de Jacques Panijel

    Projection-débat

    Siège de Rouge Vif
    9 rue Saint-André - 13014 -

    Le samedi 25 octobre 2014

  • Violences policières dans les quartiers

    Manifesten - 59 rue Thiers - 13001-

    Le dimanche 19 octobre 2014

  • Résistons Ensemble, numéro 134, octobre 2014

    Petit journal mobile recto-verso A4 du réseau contre les violences policières et sécuritaires.

    Le samedi 11 octobre 2014

  • Raymond Gurême, 89 ans agressé chez lui par des policiers

    Par Philippe Alain

    Né en 1925 dans une roulotte, Raymond Gurême est un ancien résistant qui a connu les camps allemands. (1)
    Le 4 octobre 1940, alors qu’il n’a que 15 (...)

    Le samedi 27 septembre 2014

  • Résistons Ensemble, numéro 133, septembre 2014

    Réseau contre les violences policières et sécuritaires

    « Serrer les boulons » et desserrer son pantalon

    Cazeneuve veut « serrer les boulons » avec l’énième loi « antiterroriste » qui sera discutée en septembre.

    Le samedi 13 septembre 2014

  • La cour d’appel d’Aix-en-Provence a relaxé Dorsaf et Walid

    Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi

    Bonjour,
    Nous avons le plaisir de partager avec vous cette bonne nouvelle : la cour d’appel d’Aix-en-Provence a relaxé Dorsaf et Walid.
    Dorsaf et Walid comptent parmi les personnes à l’initiative du comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi, formé à Grasse en mai 2008, suite à l’interpellation (...)

    Le mardi 9 septembre 2014

  • Expulser tue

    communiqué RESF 24/08/2014

    La mort par asphyxie d’un sans-papier dans le fourgon qui le conduisait à l’avion est révélatrice de la violence des expulsions, même si toutes ne se terminent pas de façon aussi tragique. Les éventuels antécédents judiciaires de Monsieur Goradia, invoqués ici ou là, sont hors sujet. Nous savions que la (...)

    Le dimanche 24 août 2014

  • Flash-ball : en plein dans le mille

    Collectif 8 juillet — Montreuil

    Il y a cinq ans, le soir du 8 juillet 2009, à Montreuil, la police nous a tiré dessus au flash-ball. Nous avons été touchés à l’épaule, à la clavicule, à la nuque, au front. Joachim, lui, a perdu un œil.

    Le dimanche 24 août 2014

  • Un sans-papier en instance d’expulsion meurt dans un fourgon de la Police de l’Air et des Frontières

    transmis par RESF

    + témoignages

    Jeudi 21 août 2014 à 21h, un homme sans-papiers est décédé alors qu’il était conduit par les flics à (...)

    Le dimanche 24 août 2014

  • [Missouri, USA] Solidarité avec les émeutiers de Ferguson – 11, 12 et 14 août 2014

    Le Chat Noir Émeutier - Pas de justice, pas de paix !

    Dans l’après-midi du samedi 9 août 2014, un adolescent noir de 18 ans, Mike Brown dit « Mike Mike », a été assassiné par un flic du service de police de la ville de Ferguson, située à 12 miles environ au nord-ouest de la ville de S-Louis (Missouri, centre des Etats-Unis). Il a été abattu de plusieurs (...)

    Le mercredi 20 août 2014

  • Résistons Ensemble, numéro 132, juillet-août 2014

    Réseau contre les violences policières et sécuritaires

    Des lueurs tenaces. En ces temps mornes où la guerre entre pauvres montre sa sale gueule, des combats porteurs existent et persistent…

    Le samedi 19 juillet 2014

  • Le son a traversé les murs de la prison

    samedi 21 juin devant les baumettes

    Le son a traversé les murs de la prison !!!! On l’a su par retours d’appels téléphoniques et aussi par les cris et les foulards agités par les fenêtres des cellules du côté des F.
    C’était la fête de la musique à partager et ça a visiblement réussi.
    Côté pourri : présence exagérée de bleus. Barrage qui (...)

    Le mardi 24 juin 2014

  • Résistons Ensemble, numéro 131, juin 2014

    Réseau contre les violences policières et sécuritaires

    Voici en pdf, le No 131, JUIN 2014, du petit journal mobile recto-verso A4 "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et sécuritaires. Il est destiné à être photocopié et à être diffusé localement, si le journal vous plaît. Vous êtes invitEes à participer à son élaboration, à sa (...)

    Le samedi 14 juin 2014

  • Compte rendu du procès en appel de Walid et Dorsaf à Aix en Provence le 2 juin 2014

    Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi

    Ou comment anesthésier la colère en faisant pression sur les soutiens

    Nous étions environ 25 personnes pour soutenir Dorsaf et Walid lors de leur passage devant la (...)

    Le samedi 7 juin 2014

  • Can Vies : La raison de la force dans la Barcelone policière

    Communiqué des Giménologues

    Expulsion violente le lundi 26 mai 2014 dans le quartier de Sants à Barcelone • Les bagarres ont continué plusieurs jours après

    On peut visionner ici une vidéo concernant un moment de l’expulsion violente le lundi 26 mai 2014 (...)

    Le dimanche 1er juin 2014

  • Soutien à la famille LAHOUCINE AIT OMGHAR

    Rassemblement Grande place à Béthune

    BÉTHUNE
    la grande place

    Le mercredi 14 mai 2014

  • Appel à manifestation et à actions décentralisées de solidarité contre la répression du mouvement anti-aéroport

    Appel ouvert à tous les collectifs et organisations qui s’y reconnaîtront

    Zone À Défendre

    Nous encourageons avec ardeur toute action de solidarité contre la répression du mouvement anti-aéroport - qu’elle soit collective ou individuelle, à Nantes comme ailleurs, aujourd’hui comme toujours.

    Le mardi 6 mai 2014

  • Communiqué de la Campagne de Réquisition d’Entraide et d’Autogestion du 23 Avril 2014

    A Toulouse, depuis plus de trois ans nous, familles avec enfants, étudiant.es précaires, travailleur.euses.s pauvres, galériens.nnes privé.e.s de papiers, réquisitionnons des bâtiments vides privés et publics pour nous loger, nous organiser et vivre selon nos propres moyens et nos propres besoins. (...)

    Le mercredi 23 avril 2014

  • Rapport de l’Observatoire départemental des Bouches du Rhône sur les Violences Policières Illégitimes (OVPI)

    LDH, MRA, CIMADE, ACAT avec cette année la participation de Rencontres Tsiganes et Médecins du monde.

    L’Observatoire départemental sur les Violences Policières Illégitimes (OVPI) est composé de la Ligue des Droits de l’Homme 13, du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), de la CIMADE et de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) avec cette année la (...)

    Le mardi 22 avril 2014

  • Résistons ensemble, numéro 129, avril 2014

    Réseau contre les violences policières et sécuritaires

    Les cadeaux de Soral

    Voici en pdf, le No 129, AVRIL 2014, du petit journal mobile recto-verso A4 RÉSISTONS ENSEMBLE (...)

    Le samedi 12 avril 2014

  • Lettre ouverte à Madame Moisson, Procureure de la République

    Collectif 8 juillet — Montreuil

    Par Anneric, Gabriel, Igor et Joachim blessés par la police suite à des tirs de flash-ball, le 8 juillet 2009 à Montreuil.

    La justice use du temps comme elle
    l’entend. C’est en comparution immédiate qu’elle expédie en prison des
    centaines de personnes par jour sans que leur soit laissé la possibilité
    de se défendre. Inversement, elle retarde pendant des années des
    procédures dans lesquelles des policiers sont mis en cause. Elle opère un
    minutieux travail d’enterrement.

    Le mercredi 26 mars 2014

  • Blessures et police politique

    Face aux armes de la police
    Flashball, grenades et autres saloperies.

    http://faceauxarmesdelapolice.wordpress.com/
    Deux mois ont passé depuis que la responsabilité de l’État a été reconnue pour une blessure au flashball et que le préfet de Paris a été condamné à verser une indemnité à Clément Alexandre qui avait eu la joue arrachée le 21 juin 2009.
    Sans surprise, la liste (...)

    Le samedi 15 mars 2014

  • Justice et Vérité pour Wissam

    Deux ans après la mort de Wissam, la famille ne connaît toujours pas les raisons de sa mort

    pétition pour obtenir justice

    Dans la nuit du 31 décembre 2011 au 1er janvier 2012, mon frère Wissam El-Yamni tombe dans le (...)

    Le mercredi 12 mars 2014

  • Les nouvelles de Quentin Torselli rendu borgne par la répression policière de la manifestation du 22 février 2014 à Nantes

    + le témoignage de Damien, grièvement blessé ce même jour lui aussi .

    - dormirajamais : Suite au témoignage de Quentin Torselli, reçu au lendemain de la manifestation du 22 février 2014 à Nantes, j’ai eu accès, directement ou indirectement, à plusieurs autres récits. Celui du journaliste Yves Monteil, publié sur le site Citizen Nantes, est particulièrement éloquent, ainsi que celui de Julien, parmi les personnes qui ont porté secours à Quentin. D’autres blessés n’ont pas souhaité témoigner publiquement.
    Me parvient aujourd’hui, par Luc Douillard qui l’a interrogé, le témoignage de Damien T., lui aussi grièvement blessé à l’œil.
    - ACIPA : Nous vous faisons suivre les nouvelles de Quentin qui a perdu un œil lors de la manifestation du 22 février à Nantes. Ces nouvelles émanent directement de sa famille.

    Le mercredi 12 mars 2014

  • 22 février - Contre-feu face à la dévastation médiatique.
    Récit et analyse collective de la manifestation anti-aéroport à Nantes.

    + - 1/3 : récit d’un après-midi d’affrontements - 2/3 : chronologie d’un matraquage médiatique - 3/3 : décryptage d’une stratégie policière et politique

    Nous sommes des voix anonymes de cette manifestation. Nous n’accepterons pas que les mots pré-mâchés des médias nous volent la mémoire de cette journée. Nous ne succomberons pas aux pressions et aux mensonges de politiciens qui veulent juste nous diviser et rêvent de nous voir disparaître. A nous d’écrire notre histoire. Voici une collecte de récits et ressentis de cette journée. On vous appelle à les diffuser et à faire
    de même.

    Le vendredi 28 février 2014

  • Résistons ensemble, numéro 127, février 2014

    Réseau contre les violences policières et sécuritaires

    Se tirer une balle dans le pied ?

    Voici en pdf, le No 127, FÉVRIER 2014, du petit journal mobile recto-verso A4 RÉSISTONS ENSEMBLE (...)

    Le mercredi 12 février 2014

  • Une militante de AIDES victime de violences policières lors de sa procédure d’expulsion à l’aéroport de Lyon Saint Exupéry

    Communiqué de AIDES du 10 février 2014

    + pétition de soutien

    Ce lundi 10 février, notre indignation vire à la colère. La tentative d’expulsion vers le Cameroun (...)

    Le mardi 11 février 2014

  • Face aux violences policières, sexistes et homophobes, la solidarité est notre arme ! Soutenons notre camarade !

    La Collective

    Bonjour à toutes et tous,
    Comme nous l’avions annoncé, nous organisons notre premier soirée de soutien à GaëlLE. Elle aura lieu le samedi 15 février à partir de 19h à la librairie La Mauvaise Réputation au 20 rue Terral à Montpellier.
    Ci-dessous le communiqué envoyé à la presse, en pj l’appel à soutien (...)

    Le lundi 3 février 2014

  • Outrage et rébellion, un bon filon remis en cause

    Paris-lutte info

    Selon le rapport de l’IGA, il y a eu 20.000 dossiers dans la police en 2012, pour environ 110 000 policiers, soit plus de 13 millions d’euros de dépenses d’honoraires d’avocat. En 2006, on en était à 9,6 millions d’euros en 2009, soit 40 % de croissance. Pas mal !

    Le mardi 21 janvier 2014

  • Contre le flashball et son monde / Résistons Ensemble 126

    janvier 2014

    Bonjour,
    Voici en pdf, le No 126, JANVIER 2014, du petit journal mobile recto-verso A4
    "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et sécuritaires.
    Il est destiné à être photocopié et à être diffusé localement, si le journal
    vous plaît. Vous êtes invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction,
    à se joindre à l’équipe de rédaction. Nous attendons vos contributions,
    propositions, critiques ...
    à bientôt.
    L’équipe de réaction}

    Le vendredi 10 janvier 2014

  • Police : Wissam est mort le 1er janvier 2012, et il ne se passe rien

    Wissam el Yamni est mort voilà presque deux ans, à Clermont-Ferrand, après quelques heures aux mains des forces de l’ordre et neuf jours de coma, suite à une arrestation policière musclée le soir de la Saint-Sylvestre.
    Depuis bientôt deux ans, Farid et sa famille se battent pour obtenir justice, et connaître les circonstances exactes du décès de Wissam ... « On voudrait que la justice prenne en compte tous les éléments, mais elle ne veut pas enquêter »,

    Le mercredi 1er janvier 2014

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 21:06

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http://ldh-toulon.net/-violences-policieres-.html 

 

ARTICLES
présentation du cinquième rapport de l'OVPI 13
– article publié jeudi 16 octobre 2014
une technique d'immobilisation non autorisée
– article publié jeudi 20 mars 2014
le témoignage de Damien – il a perdu un oeil
– article publié vendredi 14 mars 2014
et de sur-représentation des « minorités visibles »
– article publié mercredi 3 avril 2013
Brignoles (Var) : dérives de la maréchaussée envers des Roms
– article publié mercredi 6 février 2013
l'institution est-elle à la hauteur de la situation ?
– article publié mercredi 27 juin 2012
l'opacité règne
– article publié jeudi 14 juin 2012
le policier auteur du tir de flash-ball a été relaxé
– article publié mercredi 18 avril 2012
les jeunes, les Roms et les conditions d'interpellation
– article publié lundi 12 mars 2012
des violences policières injustifiables
– article publié vendredi 2 mars 2012
le père de Hakim Ajimi évoque une « justice à deux vitesses »
– article publié samedi 25 février 2012
un tract et une émission de radio
– article la section LDH de Toulon publié mardi 7 février 2012
le prérapport d'autopsie exclut ces deux hypothèses
– article publié mardi 24 janvier 2012
Marignane 2004, Argenteuil 2009 ...
– article publié mardi 10 janvier 2012
ils avaient enlevé, séquestré et molesté trois SDF
– article publié jeudi 22 octobre 2009
la famille voudrait savoir ce qui s'est passé
– article publié samedi 2 mai 2009
un policier avait mortellement blessé le jeune entraîneur
– article publié samedi 31 mai 2008


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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 23:48

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Nous n'avons pas de mots, il n'y a pas de mots. En hommage à Rémi Fraisse, le signe que le mouvement n'oublie pas: cet hommage que nous rendions trente ans après sa mort à Vital Michalon par l'intermédiaire d'un texte de libérez-les!


ATTENTION PUBLICITES IMPOSEES par l'hébergeur. Nous avons été avertis de la présence de publicités, très agressives, mensongères, voire pro-israéliennes, sur le blog. Nous cherchons une solution: merci pour ceux qui le peuvent, en attendant, de charger un bloqueur de publicités, tel ADBLOCK.


31 juillet 1977. Vital était assassiné. Collectif Libérez-les!


Dans notre histoire, à tous, il y a le souvenir de camarades, de militants et de luttes. Libérez-les tient une chronique régulière.

Celle-ci parle de Vital Michalon. Pour les plus jeunes d'entre nous inconnu, pour nous un nom qui résonne et qui explique la force de nos engagements d'alors et d'aujourd'hui. (Collage de Joëlle Aubron).


Déjà 30 ans que notre camarade Vital MICHALON, militant de gauche et antinucléaire, était sauvagement assassiné par la police du très réactionnaire Christian Bonnet, alors ministre de l’intérieur.

Le 31 juillet 1977, plus de 50 000 manifestants affluant de toute l’Europe, se joignent à la population de Creys-Malville pour empêcher la construction d’un prototype de super générateur nucléaire appelé Super Phénix, face à eux des milliers de CRS, Gardes Mobiles et autres milices aux ordres.


Il faut rappeler pour comprendre l’ampleur de cette manifestation appelée à être pacifique, que le PDG d’Edf de l’époque, le sieur Boiteux, avait déclaré par note à la direction du CEA et au gouvernement de l’époque dirigé par Raymond Barre « La meilleure façon de contrecarrer la contestation (...) est d’engager au plus vite, de manière irréversible, l’opération de construction du surgénérateur atomique » (projet abandonné en 1998 après d’innombrables et graves problèmes)


Une provocation extrême qui a conduite les forces de l’ordre à la violence extrême. Dans son témoignage filmé, Joëlle AUBRON nous parlait de ce moment fort, auquel elle n’avait pu se rendre faute de transport, mais qui est resté, pour elle, et pour tant d’autres camarades jeunes encore, une véritable prise de conscience de la barbarie du capital.


La violence de l’assaut des forces de l’ordre a été telle, que c’est une grenade qui a causée la mort de notre camarade Vital. Certains témoignages, trop rares aujourd’hui, ont comparé cet assaut de la police à un acte de guerre, sauf que la guerre se faisait face à des militants et des citoyens pacifistes, hommes, femmes et enfants, désarmés et apeurés… !


Quand la haine de classe s’installe pour défendre ses intérêts et ses capitaux, le capitalisme montre sa force et ses capacités répressives allant jusqu’à l’assassinat pur et simple.


Face au désormais célèbre slogan « Etat nucléaire, Etat Totalitaire » scandaient par 50 000 manifestants qui exigeaient une consultation démocratique de la population et une analyse sérieuse des risques : un mort, des centaines de blessé graves, des milliers de gazés, des centaines de gens arrêtés…


Et pourtant, le nucléaire persiste, se vend, s’exporte et se dirige tout droit vers la privatisation de ses installations !


Pouvons-nous laisser faire, ne rien dire, les laisser continuer... sans penser à l’avenir de l’humanité menacé par cette course effrénée de la recherche de profits, soient-ils au détriment de l’être humain ?


A bas l’Etat policier ! A bas le capitalisme et ses centrales de la mort !


A la famille de Vital, à ses nombreux amis et camarades, nous disons que nous le l’oublierons jamais, car il incarne l’âme même de la résistance et du combat contre toutes les perversités du capital et de ses hommes de main.


Honneur et Respect pour la mémoire de Vital MICHALON ! Le combat continue !


Le comité « Libérez-les »

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 19:02

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Samedi 4 octobre, manifestation contre l'expulsion de la cantine. 300 personnes qui déambulent pour un droit, pour une action, pour un engagement de dizaines de militants dans ce projet autre et divers.

 

4 octobre: occupation d'un local de la ville de Paris après des semaines de négociations. Une paire d'heures plus tard, expulsion, sous les yeux d'habitants du quartier. La ville de Paris ne tolère pas ce simple combat.

  ac cantine pyrenees 1200 01

 

11 octobre, près du lieu occupé, dans un des plus beaux lieux de Paris, la Cantine persiste.

 


Salut à tou(te)s

Samedi 11 octobre, à midi, La Cantine des Pyrénées fait son repas au Belvédère

(en haut du parc de Belleville, carrefour rue Piat/rue des Envierges 20ème)

 

Face au black-out de la mairie depuis des mois avant l’expulsion du mois d’août, le collectif Cantine a organisé samedi dernier après-midi une manifestation (qui a rassemblé 300 personnes), au cours de laquelle un local vacant, au 35 rue Piat, a été occupé.


Des tables et des bancs étaient installés, un copieux buffet servi et l’occupation organisée.


A 19h30, le quartier était investi spectaculairement par 500 CRS et gardes mobiles, qui ont défoncé un mur et cassé le rideau de fer pour entrer dans les lieux et évacuer les militants qui s’y trouvaient.


Vers 21h l’expulsion était consommée. Pas de contrôles d’identité, et on a pu récupérer le mobilier et le matériel.


Depuis, des jalons pour une rencontre avec le bailleur social (la RIVP, dont la maire du 20ème est présidente) et la même Mme Calandra en tant que maire du 20ème, ont été posés (ou plutôt imposés…).


La réussite du rassemblement/repas de samedi sur l’espace public à côté du local de la rue Piat est déterminante. Il nous faut faire comprendre aux décideurs politiques qu’aucune de leurs menaces ni de leurs dérobades ne viendront à bout de notre légitime volonté d’inscrire notre présence et notre projet dans ce quartier populaire !

Venez tou(te)s participer à cette rencontre !

 

PS : voir images et infos sur  https://fr-fr.facebook.com/cantinedespyrenees

 

3e communiqué du collectif de la Cantine des Pyrénées

 

Le samedi 4 octobre, nous avons occupé un local au 35 rue Piat dans le 20ème arrondissement. Comme beaucoup de ceux appartenant à la Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP) - dont la présidente Frédérique Calandra est l'actuelle maire du 20ème - ce local était vide.​


Dans ces locaux, nous comptions reprendre les activités de la cantine des Pyrénées brutalement interrompues après l'expulsion du 11 août dernier.


Bien avant d'être expulsés, nous avions fait savoir à la mairie que nous étions prêts à payer un loyer dont le prix ne nous obligerait pas à dénaturer nos actions. La mairie a interrompu toute négociation après les élections municipales de mars dernier.


Nous sommes déterminés à maintenir l'esprit de rencontre, d'échange, d'entraide et de solidarité vécu pendant un an et demi par les habitants et travailleurs du quartier. Nous poursuivrons l'organisation de repas solidaires, de permanences sans-papiers, retraités et mal-logés, de cours de français, de distributions de vêtements et de nourriture...


C'est la raison pour laquelle, soutenus par 300 personnes, nous avons investi le local de la rue Piat. Malgré nos tentatives, aucune négociation n'a été possible. La seule réponse de la RIVP a été l'envoi massif de forces de police qui ont employé la manière forte pour nous expulser.

 

Rien de ce qui est arrivé n'entame notre volonté d'obtenir un lieu pérenne ! 

Contre la casse des initiatives de solidarité auto-organisée, 

Contre la répression, 

Soyons nombreux à soutenir la cantine !

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 20:40

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Bonjour,

Après 1 an et demi d'activité, la Cantine des Pyrénées s'est faite expulsée durant le mois d'août 2014. Nous comptons bien continuer, et pour ça, nous devons être nombreux ce samedi 4 octobre à 14h pour manifester, devant la Cantine.
 ac cantine pyrenees 1200 01

N'hésitez pas à faire suivre l'information à vos contacts, voisin-e-s, amis, camarades...
Un repas aura lieu, comme tous les samedi, devant la Cantine expulsée.

Et le texte qui appelle à la manif :

Lundi 11 août 2014, la Cantine des Pyrénées a été expulsée du bâtiment qu’elle occupait depuis décembre 2012, au 331 rue des Pyrénées dans le 20ème arrondissement à Paris. Toutes les tentatives de pérennisation du lieu ont échoué. Nous étions expulsables depuis le 6 septembre 2013, c’est désormais chose faite : les repas accessibles à tous, les cours de français, les permanences d’entraide et la volonté de solidarité sont maintenant à la rue avec les six habitants qui ne se sont vus proposer aucune solution.
Manifestation samedi 4 octobre 2014, rendez-vous à 14h devant la cantine, au 331 rue des Pyrénées à Paris.

 

 

Vive la solidarité !

 

Depuis un an et demi, le collectif de la cantine des Pyrénées essayait de mettre en place un espace de solidarité de classe. Il s’agissait de faire de ce lieu un endroit de rencontre et d’échange pour que toute personne en galère, précaire, sans-papiers, mal-logée ou simplement intéressée puisse participer et s’y organiser. Une trentaine de personnes en avait les clefs, et plus de cent personnes se sont relayées pour y cuisiner.

 

Parmi les actions initiées par la cantine : La création d’un collectif de Mal-Logés révoltés contre les problèmes de logement. On pouvait aussi y recevoir ou y donner des cours de français sans avoir à se justifier de quoi que ce soit. Chaque dimanche soir se tenaient des séances de cinéma gratuites. La Cantine se mobilisait au quotidien pour dénoncer des actes qu’elle estimait inacceptables (affiches pour rendre hommage à une voisine assassinée, victime d’un crime sexiste...). La Cantine a aussi été mise à la disposition d’un collectif de soutien à d’anciens militants politiques allemands des années 70, extradés en 2011. Les ouvriers de PSA en grève contre leur licenciement y ont collecté de l’argent pour leur lutte au cours d’un repas.

 

Ce lieu était nécessaire pour beaucoup, car les conditions de vie et de travail dues à la structure même du capitalisme ne laissent que trop peu d’espace pour résister collectivement.

 

La Cantine ne cherche pas à faire de bénéfices et le paiement d’un loyer au prix du marché est incompatible avec son action. C’est pourquoi nous avons occupé illégalement un immeuble vide. Nous n’avons eu aucun scrupule à le squatter dans la mesure où ce lieu appartient à des propriétaires qui participent au mécanisme de spéculation, chassant les plus pauvres du centre de la ville.

 

En automne, une élue est venue de sa propre initiative et des voeux ont ensuite été votés au conseil de Paris : « la Ville de Paris étudie toute solution permettant de pérenniser l’activité associative de « La cantine des Pyrénées » dans une autre implantation  ». Pendant plusieurs mois, alors que nous avons attiré leur attention sur des locaux qui nous convenaient, les services de la mairie ne nous ont fait visiter qu’un entrepôt sans fenêtres, sans cuisine, ne donnant pas sur la rue, avec accès restreint (digicode). Nous avons évidemment refusé.

 

Au printemps, force a été de constater que rien n’aboutissait, nous leur avons donc demandé d’appuyer notre candidature pour l’accession à un local commercial de Paris Habitat, avec un loyer plutôt modéré. Là encore, on nous a répondu négativement. Ils ont préféré le louer à un vendeur de sandwichs.
Après les élections municipales et européennes, ils ne répondaient plus à nos mails, ni à nos appels téléphoniques, et quand nous sommes allés les voir, ils nous ont dit qu’ils ne pouvaient rien pour nous. Depuis qu’elle a été réélue, l’équipe municipale ne veut plus entendre parler de la Cantine, elle se retranche dans le mensonge en affirmant publiquement que nous ne voulons pas payer un loyer alors que des négociations étaient en cours depuis des mois avec la mairie et le propriétaire du lieu. Nos échanges de mail le prouvent.

 

Nos textes distribués et les dossiers de candidatures que nous avons envoyés au cabinet du maire le prouvent aussi.

 

Nous voulons poursuivre notre action sans « revoir notre modèle économique » selon l’expression de la mairie, car nous refusons de servir des repas plus chers. La mascarade n’a duré que le temps des élections car leurs intérêts ne sont pas les nôtres. Leurs décisions et ambitions reposent sur le pouvoir et sur l’argent. Ils préfèrent voir des gens à la rue, isolés et crevant de faim plutôt que de louer un lieu à des gens qui résistent.

Sortir de l’anonymat des rues parisiennes, se rencontrer, résister côte à-côte a été l’ambition de la Cantine. Nous pensons que les habitants d’un quartier ne se rencontrent pas seulement dans une file d’attente au supermarché du coin. La Cantine était un lieu où prendre conscience que nous partageons non seulement des problèmes, un rythme de vie et une fatigue mais aussi des idées, des colères et des solidarités. Prendre conscience que nous vivons une réalité commune : la condition d’exploité.

 

Nous considérons le social comme nous considérons la solidarité : comme l’arme des peuples.
Nous ne comptons pas rester passifs ! Nous revendiquons le droit à occuper l’espace public, bail ou non, la nécessité de lieux de solidarité, de résistance et d’organisation n’est plus à démontrer.
Là où l’on nous dit que nous ne sommes pas légitimes à occuper la Cantine des Pyrénées, nous répondons que ce sont plutôt les spéculateurs, marchands et autre capitalistes qui envahissent chaque mètre carré qu’on devrait exproprier.

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Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2