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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

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Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 13:14
La séance du dimanche de Quartiers libres : Festival panafricain d’Alger 1969

Documentaire de William Klein : en 1969, le premier Festival Panafricain d’Alger crée l’événement.

Tourné en juillet 1969 au plus près des artistes et des troupes d’un festival resté dans les annales, le film se nourrit d’archives des luttes d’indépendance et d’entretiens avec des représentants de mouvements de libération, mais aussi d’écrivains et d’essayistes africains ou caribéens comme le poète haïtien René Depestre ou le linguiste sénégalais Pathé Diagne.


Les leaders politiques conviés à s’exprimer dans Festival Panafricain d’Alger, étaient à la fois engagés dans une lutte contre le colonialisme portugais et dans les questions culturelles : citons Amilcar Cabral (PAIGC, Guinée Bissau et Cap Vert), Agustinho Neto (MPLA, Angola), Mario de Andrade, des militants ANC (Afrique du Sud).


Le film se termine par un rappel d’images de luttes anti-coloniales en Afrique, des militants Black Panthers montent sur scène avec Archie Shepp accompagné d’un orchestre touareg du sud algérien, la performance se déploie en forme de crescendo (rappel des révoltes dans les ghettos US, des images de luttes anti-coloniales en Afrique).

 

Ci-dessous une partie du documentaire dans une bonne qualité:

 

 

Ci-dessous le documentaire dans sa totalité mais en mauvaise qualité, n’hésitez pas à vous le procurer.

 

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 20:35

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Toulouse rend hommage à Sakine, Leyla et Fidan

A lire sur http://www.couppourcoup31.com/2015/01/toulouse-rend-hommage-a-sakine-leyla-et-fidan.html 

 

Hier, jeudi 08 janvier 2014, s'est tenu à Toulouse un rassemblement en hommage à Sakine, Leyla et Fidan, trois militantes kurdes assassinées à Paris le 09 janvier 2013.


A cette occasion, le collectif anti-impérialiste Coup Pour Coup 31 a lu une déclaration :

 

 

JUSTICE POUR SAKINE, FIDAN ET LEYLA !

Le collectif anti-impérialiste Coup Pour Coup 31 rend aujourd’hui hommage à Sakine, Leyla et Fidan, assassinées en plein Paris le 09 janvier 2013. Deux ans après, le constat reste le même : ces assassinats étaient politiques. Ces assassinats visaient trois femmes, trois résistantes. Ces assassinats visaient la résistance du Kurdistan et son combat pour son autodétermination. Cette résistance subit depuis toujours une grande répression de la part du gouvernement turc en particulier mais aussi en Irak en Syrie et en Iran.

Aujourd’hui et depuis des mois, la région de Rojava au Kurdistan se bat avec acharnement et détermination contre les forces réactionnaires de Daesh. Alors les gouvernements impérialistes et les grands médias se sont penchés sur le sort des kurdes. Mais les larmes de crocodile des impérialistes ne doivent pas nous faire oublier qu’ils ont toujours combattu l’autodétermination du peuple kurde. Les impérialistes ont juste peur que l’avancée de DAESH ne remettent en cause leurs intérêts dans la région. Le PKK est toujours, comme d’autres organisations et partis politiques kurdes, considéré comme terroriste par l’Union Européenne.

Ce triste anniversaire de ce triple assassinat politique est pour nous l’occasion de réaffirmer notre soutien à l’autodétermination du peuple kurde. Il est aussi l’occasion de réaffirmer notre soutien à tous les prisonniers politiques révolutionnaires et progressistes enfermés en Turquie.

Concernant les évènements tragiques d'hier à la rédaction de Charlie Hebdo à Paris, au delà de l'indignation qui est légitime, nous tenons aussi à dénoncer l'appel du gouvernement P.S. et de tout les partis institutionnels à l'union nationale.

Ce sont les même partis qui attisent la haine et le racisme avec des lois anti-immigrées. Nous refusons de marcher main dans la main avec l'impérialisme français qui opprime et exploite tant de peuples dans le monde !

Pour Sakine, Fidan et Leyla : Ni oubli, ni pardon !

Kurdistan vivra, Kurdistan vaincra !

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 21:07

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la_mort_n____blouit_pas10.jpg

Collage de Joëlle Aubron

 

Robert Davezies,

Henri Alleg.

 

Aujourd'hui

René Vautier.

 

Ils disparaissent.


 Mais pas leurs combats,

Pas leur mémoire ...

 

 

Beaucoup, beaucoup de

tristesse.

 

linter

 

Le 4 janvier 2015

 

Afrique50_ReneVautier_0.JPG

 

http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://scd.rfi.fr/

 


Un camarade a écrit :

 

Une perte énorme pour l'Algérie, pour les anticolonialistes, pour ceux dont il fut un maître, je m'en honore comme je m'honore d'avoir témoigné pour lui face à un tribunal où des voyous, la direction de " Confluences" l'avait traité de négationiste. Lui, le résistant resté fidèle jusqu'au bout au communisme, respectueux de l'indépendance de l'Algérie, aimant la fête, l'humour, la vie.J'en reparlerai prochainement.

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 18:52

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la_mort_n____blouit_pas10.jpg

Collage de Joëlle Aubron

 

Robert Davezies,

Henri Alleg.

 

Aujourd'hui

René Vautier.

 

Ils disparaissent.


 Mais pas leurs combats,

Pas leur mémoire ...

 

 

Beaucoup, beaucoup de

tristesse.

 

linter

 

Le 4 janvier 2015

 

Afrique50_ReneVautier_0.JPG

 

http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://scd.rfi.fr/

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 18:31


affichepetra-schelmpmatz.jpg

Vingt et un an se sont déjà écoulés depuis la fin du dernier conflit mondial, et diverses publications dans un grand nombre de langues célèbrent l'événement symbolisé par la défaite du Japon. Il règne une atmosphère d'optimisme apparent dans de nombreux secteurs dissemblables qui divisent le monde.

 

Vingt et un an sans guerre mondiale, en ces temps de suprêmes affrontements, de chocs violents et de brusques changements, cela paraît bien long. Mais, sans analyser les résultats pratiques, de cette paix pour laquelle nous sommes tous disposés à lutter, (la misère, la déchéance, l'exploitation de plus en plus grande d'énormes secteurs du monde) il convient de se demander si cette paix est réelle.


Ces notes ne prétendent pas faire l'historique des divers conflits de caractère local qui se sont succédé depuis la reddition du Japon; notre tâche n'est pas non plus de dresser le lourd bilan croissant des luttes civiles qui se sont déroulées au cours de ces années de prétendue paix. Il nous suffit d'opposer à cet optimisme démesuré les exemples des guerres de Corée et du Vietnam.


Dans la première, après des années de lutte sauvage, la partie nord du pays a été l'objet de la dévastation la plus terrible des annales de la guerre moderne; criblée de bombes; sans usines, sans écoles et sans hôpitaux; sans aucun abri pour dix millions d'habitants.


Dans la guerre de Corée, sont intervenus sous le drapeau déloyal des Nations Unies, des dizaines de pays sous la conduite militaire des Etats-Unis, avec la participation massive des soldats américains, et l'emploi de la population sud-coréenne enrôlée comme chair à canon.


Dans le camp adverse, l'armée et le peuple de Corée et les volontaires de la République Populaire de Chine étaient ravitaillés et assistés par l'appareil militaire soviétique. Du côté américain, on s'est livré à toutes sortes d'essais d'armes de destruction: si les armes thermonucléaires ont été exclues, les armes bactériologiques et chimiques ont été utilisées à échelle réduite.


Au Vietnam se sont succédées des actions de guerre, menées presque sans interruption par les forces patriotiques, contre trois puissances impérialistes; le Japon, dont la puissance devait subir une chute verticale après les bombes d'Hiroshima et de Nagasaki; la France qui récupéra sur ce pays vaincu ses colonies indochinoises et ignora les promesses faites dans les moments difficiles; et les Etats-Unis, à cette dernière étape de la lutte.


Sur tous les continents il y a eu des affrontements limités, encore que sur le continent américain, il ne s'est produit pendant longtemps que des tentatives de lutte de libération et des coups d'Etat jusqu'au moment où la révolution cubaine sonna le clairon d'alarme sur l'importance de cette région et provoqua la rage des impérialistes, ce qui l'obligea à défendre ses côtes, d'abord à Playa Giron, et pendant ensuite la Crise d'octobre.


Ce dernier incident aurait pu provoquer une guerre aux proportions incalculables, à cause de l'affrontement entre Américains et Soviétiques à propos de Cuba.


Mais, évidemment le foyer des concentrations, en ce moment se trouve dans les territoires de la péninsule indochinoise et dans les pays voisins. Le Laos et le Vietnam sont secoués par des guerres civiles, qui cessent d'être telles dès l'instant où l'impérialisme américain est présent, avec toute sa puissance; et toute la zone devient un dangereux détonateur prêt à exploser.


Au Vietnam, l'affrontement a pris une extrême acuité. Nous n'avons pas non plus l'intention de faire l'historique de cette guerre. Nous signalerons simplement quelques points de repère.


En 1954, après la défaite écrasante de Dien-Bien-Phu, on signa les accords de Genève qui divisaient le pays en deux zones et stipulaient que des élections interviendraient dans les dix-huit mois pour décider qui devait gouverner le Vietnam et comment le pays se réunifierait. Les Américains ne signèrent pas ce document et commencèrent à manoeuvrer pour remplacer l'empereur Bao-Dai, fantôche français, par un homme répondant à leurs intentions. Ce fut Ngo Dinh Diem dont tout le monde connaît la fin tragique - celle de l'orange pressée par l'impérialisme. L'optimisme régna dans le camp des forces populaires durant les mois qui suivirent la signature des accords de Genève. On démantela au sud du pays les dispositifs de lutte anti-française et on s'attendait à à l'exécution du pacte. Mais les patriotes ne tardèrent pas à comprendre qu'il n'y aurait pas d'élections à moins que les Etats-Unis se sentent à même d'imposer leur volonté aux urnes, ce qui ne pouvait pas se produire, même s'ils avaient recours à toutes les formes de fraude dont ils ont le secret.

Les luttes reprirent de nouveau au sud du pays, et devinrent de plus en plus intenses, juqu'au moment actuel où l'armée américaine est composée de près d'un demi-million d'envahisseurs, tandis que les forces fantoches diminuent et perdent totalement leur combativité.


Il y a près de deux ans que les Américains ont commencé le bombardement systématique de la République Démocratique du Vietnam dans une nouvelle tentative pour freiner la combativité du Sud et lui imposer une conférence à partir d'une position de force. Au début, les bombardements étaient plus ou moins isolés et prétextaient des représailles contre de prétendues provocations du Nord. Par la suite, ces bombardements augmentèrent d'intensité, devinrent méthodiques, jusqu'à se transformer en une gigantesque battue réalisée par les unités aériennes des Etats-Unis, jour après jour, dans le but de détruire tout vestige de civilisation dans la zone septentrionale du pays. C'est l'un des épisodes de la tristement célèbre escalade.


Les objectifs matériels du monde yankee ont été pour la plupart atteints malgré la résistance résolue des unités aériennes du Vietnam, malgré les 1 700 avions abattus, et malgré l'aide du camp socialiste en matériel de guerre.


Il y a une pénible réalité: le Vietnam, cette nation qui incarne les aspirations, les espérances de victoire de tout un monde oublié est tragiquement seul.


La solidarité du monde progressiste avec le peuple du Vietnam ressemble à l'ironie amère que signifiait l'encouragement de la plèbe pour les gladiateurs du cirque romain. Il ne s'agit pas de souhaiter le succès à la victime de l'agression, mais de partager son sort, de l'accompagner dans la mort ou dans la victoire.


Si nous analysons la solitude vietnamienne, nous sommes saisis par l'angoisse de ce moment illogique de l'humanité.


L'impérialisme américain est coupable d'agression; ses crimes sont immenses et s'étendent au monde entier. Cela, nous le savons, messieurs! Mais ils sont aussi coupables ceux qui, à l'heure de la décision, ont hésité à faire du Vietnam une partie inviolable du territoire socialiste; ils auraient effectivement couru les risques d'une guerre à l'échelle mondiale, mais ils auraient aussi obligé les impérialistes américains à se décider. Ils sont coupables ceux qui poursuivent une guerre d'insultes et de crocs-en-jambe, commencée il y a déjà longtemps par les représentants des deux plus grandes puissances du camp socialiste.


Posons la question pour obtenir une réponse honnête: le Vietnam est-il oui ou non isolé, se livrant à des équilibres dangereux entre les deux puissances qui se querellent?


Comme le peuple est grand! Comme il est stoïque et courageux! Et quelle leçon sa lutte représente pour le monde!


Nous ne saurons pas avant longtemps, si le président Johnson pensait sérieusement entreprendre certaines des réformes nécessaires à un peuple pour enlever leur acuité à des contradictions de classe qui se manifestent avec une force explosive et de plus en plus fréquemment. Ce qui est certain, c'est que les améliorations annoncées sous le titre pompeux de lutte pour le "grande société" sont tombées dans la bouche d'égoût du Vietnam.


La plus grande puissance impérialiste éprouve dans ses entrailles la perte de sang provoqué par un pays pauvre et arrieré et sa fabuleuse économie se ressent de l'effort de guerre. Tuer cesse d'être le commerce le plus lucratif des monopoles. Tout ce que possèdent ces soldats merveilleux en dehors de l'amour de la patrie, de leur société et d'un courage à toute épreuve, ce sont des armes de défense, et encore en quantité insuffisante. Mais l'impérialisme s'enlise au Vietnam, il nee trouve pas d'issue et cherche désespérement une voie qui lui permette d'éluder dignement le péril où il est pris. Mais les "Quatre Points" du Nord et "les Cinq Points" du Sud le tenaillent, et rendent l'affrontement encore plus décidé.

 

Tout semble indiquer que la paix, cette paix précaire à laquelle on n'a donné ce nom que parce qu'aucun conflit mondial ne s'est produit, est de nouveau en danger de se rompre contre une initiative irréversible, et inacceptable, prise par les Américains.

 

 

Et à nous, les exploités du monde, quel est le rôle qui nous revient? Les peuples de trois continents observent et apprennent leur leçon au Vietnam. Puisque les impérialistes, avec la menace de la guerre, exercent leur chantage sur l'humanité, la réponse juste c'est de ne pas avoir peur de la guerre. Attaquer durement et sans interruption à chaque point de l'affrontement doit être la tactique générale des peuples.

Mais, là où cette paix misérable que nous subissons a été brisée, quelle sera notre tâche? Nous libérer à n'importe quel prix.


Le panorama du monde offre une grande complexité. La tâche de la libération attend encore des pays de la vieille Europe, suffisamment développés pour ressentir toutes les contradictions du capitalisme, mais si faibles qu'ils ne peuvent pas suivre la voie de l'impérialisme où s'engager. Là les contradictions atteindront dans les prochaines années un caractère explosif, mais leurs problèmes - et par conséquent leur solution - sont différents de ceux de nos peuples dépendants et économiquement arriérés.

Le principal champ d'exploitation de l'impérialisme embrasse les trois continents arriérés: l'Amérique, l'Asie, et l'Afrique. Chaque pays a ses caractéristiques propres, mais les continents dans leur ensemble les présentent aussi.


L'Amérique constitue un ensemble plus ou moins homogène et dans presque tout son territoire les capitaux monopolistes américains maintiennent une primauté absolue. Les gouvernements fantoches, ou dans le meilleur cas, faibles et timorés, ne peuvent s'opposer aux ordres du maître yankee. Les Américains sont parvenus presque au faîte de leur domination politique et économique et ils ne pourraient guère avancer désormais; n'importe quel changement dans la situation pourrait se changer en un recul de leur primauté. Leur politique est de conserver ce qu'ils ont conquis. La ligne d'action se limite actuellement à l'emploi brutal de la force pour étouffer les mouvements de libération quels qu'ils soient.


Le slogan "Nous ne permettrons pas un autre Cuba" dissimule la possibilité de commettre impunément des agressions comme celle perpétrée contre la République dominicaine, ou précédemment, le massacre de Panama, et le clair avertissement que les troupes yankees sont disposées à intervenir n'importe où en Amérique où l'ordre établi est troublé, mettant en péril les intérêts américains. Cette politique bénéficie d'une impunité presque absolue; l'O.E.A. pour discréditée qu'elle soit, est un masque commode; l'O.N.U. est d'une inefficacité qui confine au ridicule et au tragique; les armées de tous les pays d'Amérique sont prêtes à intervenir pour écraser leurs peuples. De fait, l'internationale du crime et de la trahison s'est constituée. Par ailleurs, les bourgeoisies nationales ne sont plus du tout capables de s'opposer à l'impérialisme - si elles l'ont jamais été - et elles forment maintenant son arrière-cour. Il n'y a plus d'autres changements à faire: ou révolution socialiste ou caricature de révolution.


L'Asie est un continent aux caractéristiques différentes. Les luttes de libération contre diverses puissances coloniales européennes ont entraîné l'établissement de gouvernements plus ou moins progressistes, dont l'évolution ultérieure a été, dans certains cas, l'approfondissement des objectifs premiers de la libération nationale, et dans d'autres le retour à des positions pro-impérialistes.


Du point de vue économique, les Etats-Unis avaient peu à perdre et beaucoup à gagner en Asie. Les changements les favorisent; on lutte pour évincer d'autres puissances néocoloniales, pour pénétrer dans de nouvelles sphères d'action sur le terrain économique, parfois directement, d'autres fois en utilisant le Japon.

Mais il existe des conditions spéciales, surtout dans la péninsule indochinoise, qui donnent à l'Asie des caractéristiques d'une importance exceptionnelle et qui jouent un très grand rôle dans la stratégie militaire globale de l'impérialisme américain. Celui-ci étend un cercle autour de la Chine à travers la Corée du Sud, le Japon, Taiwan, le Sud-Vietnam et la Thaïlande, au moins.


Cette double situation: un intérêt stratégique aussi important que l'encerclement militaire de la République populaire de Chine et l'ambition des capitaux yankees d'avoir accès à ces grands marchés qu'ils ne dominent pas encore, font que l'Asie est l'un des lieux les plus explosifs du monde actuel, malgré l'apparente stabilité qui règne en-dehors de la zone vietnamienne.


Appartenant géographiquement à ce continent, mais avec des contradictions qui lui sont propres, le Moyen- Orient est en pleine ébullition, sans que l'on puisse prévoir les proportions que prendra cette guerre, froide entre Israël, soutenu par les impérialistes, et les pays progressistes de la zone. C'est un autre des volcans qui menacent le monde.


L'Afrique offre les caractéristiques d'un terrain presque vierge pour l'invasion néocoloniale. Il s'y est produit des changements qui, dans une certaine mesure, ont obligé les puissances néocoloniales à céder leurs anciennes prérogatives de caractère absolu. Mais quand les processus se développent sans interruption, au colonialisme succède, sans violence, un néo-colonialisme dont les effets sont les mêmes en ce qui concerne la domination économique.


Les Etats-Unis n'ont pas de colonies dans ce continent et maintenant ils luttent pour pénétrer dans les anciennes chasses gardées de leurs partenaires. On peut assurer que l'Afrique constitue dans les plans stratégiques de l'impérialisme américain un réservoir à long terme; ses investissements actuels ne sont importants qu'en Union Sud-africaine et sa pénétration commence au Congo, au Nigéria, et dans d'autres pays où s'amorce une concurrence violente, (de caractère pacifique pour l'instant) avec d'autres puissances impérialistes.


L'impérialisme n'a pas encore de grands intérêts à défendre sauf son prétendu droit à intervenir dans n'importe quel endroit  du monde où ses monopoles flairent de bons profits ou la présence de grandes réserves de matières premières.


Toutes ces données justifient que l'on s'interroge sur les possibilités de libération des  peuples, à court ou à moyen terme.


Si nous analysons l'Afrique, nous verrons qu'on lutte avec une certaine intensité dans les colonies portugaises de Guinée, du Mozambique ou de l'Angola, avec un succès notable dans la première, un succès variable dans les deux autres. Qu'on assiste encore à la lutte entre les successeurs de Lumumba et les vieux complices de Tshombé au Congo, lutte qui semble pencher actuellement en faveur des derniers, qui ont "pacifié" à leur propre profit une grande partie du pays, si bien que la guerre y demeure latente.


En Rhodésie, le problème est différent: l'impérialisme britannique a utilisé tous les mécanismes à sa portée pour livrer le pouvoir à la minorité blanche qui le détient actuellement. Le conflit, du point de vie de l'Angleterre n'est absolument pas officiel; avec son habileté diplomatique habituelle - appelée clairement aussi hypocrisie - cette puissance se contente de présenter une façade de réprobation face aux mesures prises par le gouvernement de Ian Smith; son attitude rusée bénéficie de l'appui de certains pays du Commonwealth qui la suivent, et elle est attaquée par une bonne partie des pays de l'Afrique Noire, qu'ils soient ou non de dociles vassaux de l'impérialisme anglais.


En Rhodésie, la situation peut devenir extraordinairement explosive, si les efforts des patriotes noirs pour prendre les armes se cristallisent et si ce mouvement reçoit effectivement l'appui des nations africaines voisines. Mais, pour le moment, tous ces problèmes sont discutés dans des organismes aussi inopérants que l'O.N.U, le Commonwealth ou l'O.U.A..


Néanmoins, l'évolution de la politique et sociale de l'Afrique ne laisse pas prévoir une situation révolutionnaire continentale. Les luttes de libération contre les Portugais doivent déboucher sur la victoire, mais le Portugal ne signifie rien sur la liste des employés de l'impérialisme. Les affrontements de portée révolutionnaire sont ceux qui mettent en échec tout l'appareil impérialiste mais nous ne devons pas pour autant cesser de lutter pour la libération de trois colonies portugaises et pour l'approfondissement de leurs révolutions.


Quand les masses noires de l'Afrique du Sud ou de la Rhodésie auront commencé leur authentique lutte révolutionnaire, une nouvelle époque aura commencé en Afrique; ou quand les masses appauvries se lanceront à l'action pour arracher des oligarchies gouvernantes leur droit à une vie digne.


Jusqu'à maintenant les coups d'Etat se succèdent où un groupe d'officiers en remplace un autre groupe ou un gouvernant qui ne sert plus ses intérêts de caste ni ceux des puissances qui les manient sournoisement, mais il n'y a pas de convulsions populaires. Au Congo, le souvenir de Lumumba a animé ces mouvements caractéristiques qui ont perdu leur force au cours des derniers mois.

 

En Asie, comme nous l'avons vu, la situation est explosive et les points de friction ne se trouvent pas seulement au Vietnam et au Laos où on lutte. Ils se trouvent au Cambodge où l'agression américaine directe peut commencer à n'importe quel moment, de même qu'en Thaïlande, en Malaisie, et évidemment en Indonésie, où nous ne pouvons penser que le dernier mot ait été dit, malgré l'anéantissement du Parti communiste de ce pays quand les réactionnaires ont pris le pouvoir. Et, il y a bien sûr le Moyen-Orient.

 

En Amérique latine, on lutte les armes à la main au Guatémala; en Colombie, au Vénézuela et en Bolivie, et les premiers signes se manifestent déjà au Brésil. Il y a d'autres foyers de résistance qui surgissent et s'éteignent. Mais presque tous les pays de ce continent sont mûrs pour une pareille lutte, qui pour triompher exige pour le moins l'instauration d'un gouvernement de tendance socialiste.

 

Dans ce continent, on parle pratiquement une seule langue sauf le cas exceptionnel du Brésil dont le peuple peut être compris des peuples de langue espagnole, étant donné la similitude entre les deux langues. Il y a une identité si grande entre les classes de ces pays, qu'ils parviennent à une identification de ce caractère "international américain", beaucoup plus compliqué que sur d'autres continents. Langue, coutumes, religion, le même maître sont les facteurs qui les unissent. Le degré et les formes d'exploitation sont identiques quant à leurs effets, tant pour les exploiteurs que pour les exploités de la plupart des pays de notre Amérique. Et la rébellion est en train d'y mûrir à un rythme accéléré.

 

Nous pouvons nous demander: cette rébellion comment fructifiera-t-elle? Quelle forme prendra-t-elle? Nous soutenons depuis longtemps qu'étant donné les caractéristiques similaires, la lutte en Amérique atteindra, le moment venu, des dimensions continentales. L'Amérique sera le théâtre de grandes batailles nombreuses livrées par l'humanité pour sa libération.

 

Dans le cadre de cette lutte de portée continentale, les luttes qui se poursuivent actuellement de façon active ne sont que des épisodes, mais elles ont déjà donné les martyrs qui auront leur place dans l'histoire américaine pour avoir donné leur quote-part de sang nécessaire pour cette dernière étape de la lutte pour la pleine liberté de l'homme. Dans ce martyrologue figureront les noms du commandant Turcio Lima, du Père Camilo Torres, du commandant Fabricio Ojeda, des commandants Lobaton et Luis de la Puente Uceda, figures de premier plan des mouvements révolutionnaires du Guatemala, de Colombie, du Venezuela et du Pérou.

 

Mais la mobilisation active du peuple crée ses nouveaux dirigeants: César Montes et Yon Sosa lèvent le drapeau au Guatemala; Fabio Vasquez et Marulanda le font en Colombie; Douglas Bravo à l'Ouest et Américo Martin dans les montagnes du Bachiller dirigent leurs fronts respectifs au Venezuela.

 

De nouveaux foyers de guerre surgiront dans ces pays-là et d'autres pays américains, comme c'est déjà le cas en Bolivie, et de plus en plus ils augmenteront, avec toutes les vicissitudes qu'implique ce métier dangereux de révolutionnaire moderne. Beaucoup mourront victimes de leurs erreurs, d'autres tomberont dans le dur combat qui s'approche; de nouveaux lutteurs et de nouveaux dirigeants surgiront dans l'ardeur de la lutte révolutionnaire. Le peuple formera peu à peu ses combattants et ses guides dans le cadre sélectif de la guerre même, et les agents yankees de répression augmenteront. Aujourd'hui, il y a des conseillers dans tous les pays où se poursuit  la lutte armée et l'armée péruvienne a réalisé, à ce qu'il paraît avec succès, une battue contre les révolutionnaires de ce pays, lui aussi conseillé et entraîné par les yankees. Au Pérou même, de nouvelles figures, pas encore connues, réorganisent la lutte de guérilla avec ténacité et fermeté. Peu à peu, les armes périmées qui suffisent à réprimer de petites bandes armées cèderont la place à des armes modernes et les groupes de conseillers seront remplacés par des combattants américains, jusqu'à ce que, à un moment donné, ils se voient forcés d'envoyer des effectifs croissants de troupes régulières pour assurer la stabilité relative d'un pouvoir dont l'armée nationale fantoche se désintègre sous les coups de la guérillas. C'est la voie prise par le Vietnam; c'est le chemin que doivent suivre les peuples: c'est le chemin que suivra l'Amérique, avec la particularité que les groupes en armes pourront former des Conseils de Coordination pour rendre plus difficile la tâche répressive de l'impérialisme yankee et faciliter leur propre cause.

 

L'Amérique, continent oublié par les dernières luttes politiques de libération, qui commence à se faire entendre à travers la Continentale par la voix de l'avant-garde de ses peuples, qui est la Révolution cubaine, aura une tâche d'un relief beaucoup plus important: celle de créer le Second ou Troisième Vietnam ou le Second et le Troisième Vietnam du monde.

 

En définitive, il faut tenr compte du fait que l'impérialisme est un système mondial, stade suprême du capitalisme, et qu'il faut le battre dans un grand affrontement mondial. Le but stratégique de cette lutte doit être la destruction de l'impérialisme. Le rôle qui nous revient à nous, exploités et sous-développés du monde, c'est d'éliminer les bases de subsistance de l'impérialisme: nos pays opprimés, d'où ils tirent des capitaux, des matières premières, des techniciens et des ouvriers à bon marché et où ils exportent de nouveaux capitaux - des instruments de domination - des armes et toutes sortes d'articles, nous soumettant à une dépendance absolue.

 

L'élement fondamental de ce but stratégique sera alors la libération réelle des peuples; libération qui se produira à travers la lutte armée, dans la majorité des cas et qui prendra inéluctablement en Amérique la caractéristique d'une Révolution socialiste.

 

En envisageant la destruction de l'impérialisme, il convient d'identifier sa tête, qui n'est autre que les Etats-Unis d'Amérique.

 

Nous devons exécuter une tâche de caractère général, dont le but tactique est de tirer l'ennemi de son élément en l'obligeant à lutter dans des endroits où ses habitudes de vie se heurtent au milieu ambiant. Il ne faut pas sous-estimer l'adversaire; le soldat américain a des capacités techniques et il est soutenu par des moyens d'une ampleur telle qu'il devient redoutable. Il lui manque essentiellement la motivation idéologique que possèdent à un très haut degré ses plus opiniatres rivaux d'aujourd'hui; les soldats vietnamiens. Nous ne pourrons triompher de cette armée que dans la mesure où nous parviendrons à scier son moral. Et celui-ci sera miné à force d'infliger à cette armée des défaites et de lui causer des souffrances répétées.

 

Mais ce petit schéma de victoires implique de la part des peuples des sacrifices immenses, qui doivent être consentis dès aujourd'hui, à la lumière du jour, et qui peut-être seront moins douloureux que ceux qu'ils auront à endurer si nous évitons constamment le combat, pour faire en sorte que ce soient d'autres qui nous tirent les marrons du feu.

 

Il est évident que le dernier pays qui se libérera le fera probablement sans lutte armée et que les souffrances d'une guerre longue et cruelle, comme celles que font les impérialistes, lui seront épargnées. Mais peut-être sera-t-il impossible d'éviter cette lutte ou ses conséquences, dans un conflit de caractère mondial, où l'on souffre de manière égale, si ce n'est pas plus. Nous ne pouvons pas prévoir l'avenir, mais nous ne devons jamais céder à la lâche tentation d'être les porte-drapeaux d'un peuple qui aspire à la liberté mais se dérobe à la lutte qu'elle implique et attend la victoire comme une aumône.

 

Il est absolument juste d'éviter tout sacrifice inutile. C'est pourquoi il est si important de faire la lumière autour des possibilités dont l'Amérique dépendante dispose pour se libérer par des On nous a acculés à cette lutte; il ne nous reste pas d'autre ressource que de la préparer et de nous décider à l'entreprendre.moyens pacifiques. Pour nous, la réponse à cette interrogation est claire; le moment actuel peut être ou ne pas être le moment indiqué pour déclencher la lutte, mais nous ne pouvons nous faire aucune illusion, ni nous n'en avons le droit, de conquérir la liberté sans combattre. Et les luttes ne seront pas de simples combats de rue, de pierres contre les gaz lacrymogènes; ni de grèves générales pacifiques; ce ne sera pas non plus la lutte d'un peuple en colère qui détruit en deux ou trois jours le dispositif de répression des oligarchies dominantes; ce sera une longue lutte, sanglante, dont le front se trouvera dans les abris des guérillas, dans les villes, dans les maisons des combattants - où la répression cherchera des victimes faciles parmi leurs proches -, dans la population paysanne massacrée, dans les villages détruits par le bombardement ennemi.

 

 

On nous a acculés à cette lutte; il ne nous reste pas d'autre ressource que de la préparer et de nous décider à l'entreprendre.

 

Les débuts ne seront pas faciles. Ils seront extrêmement difficiles. Toute la capacité de répression, toute la capacité de brutalité et de démagogie des oligarchies sera mise au service de cette cause. Notre mission, dans les premiers temps, sera de survivre, ensuite oeuvrera l'exemple continuel de la guérilla, réalisant la propagande armée, selon l'acception vietnamienne du terme, autrement dit la propagande des coups de feu, des combats qui sont gagnés ou perdus, mais qui se livrent contre les ennemis. Le grand enseignement de l'invincibilité de la guérilla imprègnera les masses dépossédées. La galvanisation de l'esprit national, la préparation à des tâches plus dures pour résister à de plus violentes répression. La haine comme facteur de lutte; la haine intransigeante de l'ennemi, qui pousse au-delà des limites naturelles de l'être humain et en fait une efficace, violente, sélective et froide machine à tuer. Nos soldats doivent être ainsi; un peuple sans haine ne peut triompher d'un ennemi brutal.

 

Il faut mener la guerre jusqu'où l'ennemi la mène; chez lui, dans ses lieux d'amusement; il faut la faire totalement. Il faut l'empêcher d'avoir une minute de tranquillité, une minute de calme hors de ses casernes, et même dedans; il faut l'attaquer là où il se trouve; qu'il ait la sensation d'être une bête traquée partout où il passe. Alors il perdra peu à peu son moral. Il deviendra plus bestial encore, mais on notera chez lui des signes de défaillance.

 

Et il faut développer un véritable internationalisme prolétarien; avec des armées prolétariennes internationales, où le drapeau sous lequel on lmutte devient la cause sacrée de la rédemption de l'humanité, de telle sorte que mourir sous les enseignes du Vietnam, du Venezuela, du Guatemala, du Laos, de la Guinée, de la Colombie, de la Bolivie, du Brésil, pour ne citer que les théâtres actuels de la lutte armée, soit également glorieux et désirable pour un Américain, un Asiatique, un Africain, et même un Européen.

 

Chaque goutte de sang versé sur un territoire sous le drapeau duquel on n'est pas né est une expérience que recueille celui qui y survit pour l'appliquer ensuite à la lutte pour la libération de son lieu d'origine. Et chaque peuple qui se libère est une étape gagnée de la bataille pour la libération de son propre peuple.

 

C'est l'heure de modérer nos divergences et de tout mettre au service de la lutte.

 

 

Que de grands débats agitent le monde qui lutte pour la liberté, nous le savons tous, et nous ne pouvons le dissimuler. Que ces discussions ont atteint un caractère et une acuité tels que le dialogue et la conciliation semblent extrêmement difficiles, sinon impossibles, nous le savons aussi. Chercher des méthodes pour entamer un dialogue que les adversaires éludent, c'est une tâche inutile. Mais l'ennemi est là, il frappe tous les jours et il nous menace avec de nouveaux coups et ces coups nous uniront aujourd'hui, demain ou après-demain. Ceux qui en sentent la nécessité et se préparent à cette union nécessaire seront l'objet de la reconnaissance des peuples.

 

Etant donné la virulence et l'intransigeance avec lesquelles on défend chaque cause, nous autres, les dépossédés, nous ne pouvons prendre parti pour l'une ou l'autre forme d'expression des divergences, même quand nous sommes d'accord avec certaines positions de l'une ou l'autre partie, ou avec les positions d'une partie plus qu'avec celles de l'autre. Au moment de la lutte, la forme que prennent les divergences actuelles constitue une faiblesse; mais dans l'état où elles se trouvent, vouloir les régler avec des mots est une illusion. L'histoire peu à peu les effacera ou leur donnera leur véritable sens.

 

Dans notre monde en lutte, toute divergence touchant la tactique, les méthodes d'action pour l'obtention d'objectifs limités, doit être analysée avec le respect dû aux appréciations d'autrui. Quant au grand objectif stratégique, la destruction totale de l'impérialisme au moyen de la lutte, nous devons être intransigeants.

 

Résumons ainsi nos aspirations à la victoire: destruction de l'impérialisme par l'élimination de son bastion le plus fort: la domination impérialiste des Etats-Unis d'Amérique du Nord. Adopter pour mission tactique la libération graduelle des peuples, un par un ou par groupes, en obligeant l'ennemi à soutenir une lutte difficile sur un terrain qui n'est pas le sien, en liquidant ses bases de subsistance qui sont des territoires dépendants.

 

Cela veut dire une guerre longue. Et, nous le répétons une fois de plus, une guerre cruelle. Que personne ne se trompe au moment de la déclencher et que personne n'hésite à la déclencher par crainte des conséquences qu'elle peut entraîner pour son peuple. C'est presque la seule espérance de victoire.

 

Nous ne pouvons pas rester sourds à l'appel du moment. Le Vietnam nous l'apprend avec sa leçon permanente d'héroïsme, sa leçon tragique et quotidienne de lutte et de mort pour remporter la victoire finale.

 

Au Vietnam, les soldats de l'impérialisme connaissent les incommodités de celui qui, habitué au niveau de vie qu'affiche la nation américaine, doit affronter une terre hostile; l'insécurité de celui qui ne peut faire un pas sans sentir qu'il foule un territoire ennemi; la mort de ceux qui s'avancent au-delà de leurs redoutes fortifiées; l'hostilité permanente de toute la population. Tout ceci a des répercussions dans la vie interne des Etats-Unis, et fait surgir un facteur qu'atténue l'impérialisme en pleine vigueur: la lutte des classes sur son territoire même.

 

Comme nous pourrions regarder l'avenir proche et lumineux, si deux, trois, plusieurs Vietnam fleurissaient sur la surface du globe, avec leur part de mort et d'immenses tragédies, avec leur héroïsme quotidien, avec leurs coup répétés assénés à l'impérialisme, avec pour celui-ci l'obligation de disperser ses forces, sous les assauts de la haine croissante des peuples du monde !

 

Et si nous étions tous capables de nous unir, pour porter des coups plus solides et plus sûrs, pour que l'aide sous toutes les formes aux peuples en lutte soit encore plus effective, comme l'avenir serait grand et proche !

 

 

S'il nous revient, à nous qui en un petit point de la carte du monde, accomplissons le devoir que nous préconisons et mettons au service de la lutte ce peu qu'il nous est permis de donner, nos vies, notre sacrifice, de rendre un de ces jours le dernier soupir sur n'importe quelle terre, désormais nôtre, arrosée par notre sang, sachez que nous avons mesuré la portée de nos actes et que nous ne nous considérons que comme des éléments de la grande armée du prolétariat, mais que nous nous sentons fiers d'avoir appris de la Révolution cubaine et de son grand dirigeant suprême la grande leçon qui émane de son attitude dans cette partie du monde: "Qu'importent les dangers ou les sacrifices d'un homme ou d'un peuple, quand ce qui est en jeu c'est la destruction de l'humanité."

 

Toute notre action est un cri de guerre contre l'impérialisme et un appel vibrant à l'unité des peuples contre le grand ennemi du genre humain: les Etats-Unis d'Amérique du Nord. Qu'importe où nous surprendra la mort; qu'elle soit la bienvenue pourvu que notre cri de guerre soit entendu, qu'une autre main se tende pour empoigner nos armes, et que d'autres hommes se lèvent pour entonner les chants funèbres dans les crépitements des mitrailleuses et de nouveaux cris de guerre et de victoire.

 

"Che" Guevara

 

Texte envoyé par E. "Che" Guevara au Secrétariat Exécutif de l'Organisation de Solidarité des Peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine (O.S.P.A.A.L.), publié à la Havane, le 16 avril 1967.

 

La traduction est reprise de la brochure e. "che" guevara, Créer deux, trois ... de nombreux Vietnam devant la nouvelle menace d'agression impérialiste, déclaration du P.C. de Cuba, dans la collection "dossiers partisans" en juin 1967.

 

 

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Nous publions le texte tel qu'il est paru en 1967 dans la brochure Partisans. Tel que nous l'avons reçu à l'époque. Pour permettre à chacun de réfléchir aujourd'hui à ce que peut être le combat anti-impérialiste. Un grand texte anti-impérialiste, un de ceux qui nous ont constitués et qui font que ce combat, nous continuons à le mener sur des bases de classes.

 

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Collage de Joëlle Aubron


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Carte de prison de Bruno Baudrillart


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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 18:33

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

 

L'impérialisme ne fait pas de cadeau et la nouvelle stratégie des Etats-Unis est l'annonce d'un nouveau combat pour Cuba. Mais au moins, ces cinq militants sont aujourd'hui tous libres. Et la réserve des médias sur leur libération est à la mesure du silence ou du dénigrement violent qu'ils ont observés durant 15 années.

 

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18 décembre 2014 sur le site du secours rouge

Cuba : Les trois derniers des "cinq Cubains" effectivement libérés

Gerardo Hernandez, Ramon Labañino et Antonio Guerrero, sont arrivé à Cuba aujourd’hui. Ils ont été échangés contre un contractuel américain du département d’Etat Alan Gross arrêté à Cuba et un Cubain travaillant pour le renseignement américain. Ils était les derniers du « Groupe des Cinq » détenus. Les deux autres, Fernando Gonzalez et René Gonzalez, avaient quitté les prisons américaines dès 2011 et 2013. Tous sont des héros à Cuba, comme en témoigne le retour triomphal du trio mercredi. Ils ont été reçus à La Havane par le président cubain Raul Castro.

 

Chargés de pénétrer les milieux anticastristes cubains en Floride, leur mission débute à Miami au début des années 1990. Pendant ses années d’activité, le « Groupe des Cinq » réussit à déjouer plusieurs attentats et à faire tomber deux organisations impliquées dans le trafic de drogue, en les dénonçant au FBI.

 

Les « Cinq » sont arrêtés en septembre 1998. Mis au secret pendant dix-sept mois, ils sont jugés en 2001. René Gonzalez et Fernando Gonzalez sont condamnés à 15 et 17 ans de prison, en raison de leur activité clandestine au service d’un gouvernement étranger. Ramon Labañino prend lui 30 ans de prison et Antonio Guerrero 21 ans et dix mois. Gerardo Hernandez écope, lui, de la prison à vie pour sa responsabilité(qu’il dément) dans la destruction par la chasse cubaines d’aéronefs anticastristes. Malgré leurs années d’incarcération, le « Groupe des Cinq » ne regrette pas son engagement au service de La Havane. « Dites au commandant en chef (Fidel Castro, ndlr) que nous sommes prêts pour continuer à faire ce qu’il faut », a ainsi assuré Antonio Guerrero mercredi à Raul Castro.


Sur le site du monde diplomatique

http://www.monde-diplomatique.fr/2010/11/LEMOINE/19816

 

Cinq Cubains à la Une

 

Il y a dix ans, le 27 novembre 2000, s’ouvrait à Miami le procès de cinq Cubains qui, pour avoir infiltré les réseaux criminels agissant contre l’île depuis la Floride, ont été condamnés à des peines qui défient l’entendement. Avant et pendant les audiences, tandis que les médias nationaux et internationaux se désintéressaient de l’affaire, ceux de Miami ont joué un rôle primordial dans la mise en condition de l’opinion – et des jurés.

par Maurice Lemoine, novembre 2010

Cent policiers ! Une opération digne d’Hollywood pour, ce 12 septembre 1998, à Miami, arrêter cinq Cubains : MM. Gerardo Hernández, Ramon Labañino, René González, Fernando González et Antonio (Tony) Guerrero. Suivent deux jours d’interrogatoires ininterrompus, exténuants, au long desquels ils ne peuvent ni se laver ni se raser. Le 14 septembre, vêtements fripés, joues bleuies par la barbe, chevelures en broussaille, yeux ravagés, on les propulse devant une nuée de photographes. Belle séance de portraits ! Ce sont ces « tronches » de truands qui apparaîtront dans la presse, dès le lendemain.


Ce même 14 septembre, en conférence de presse, le chef local du Federal Bureau of Investigation (FBI) Hector Pesquera fait l’important : « Cette arrestation est un coup significatif porté au gouvernement cubain. Ses efforts pour espionner les Etats-Unis ont été déjoués. » M. Pesquera ment. Il s’en moque. Il peut se permettre n’importe quoi. Il se trouve dans la République bananière de Miami et il le sait.


Ceux qui bientôt deviendront les « cinq » ont en réalité infiltré les organisations armées de l’exil anticastriste, tout comme leur vaisseau-amiral, la « très respectable » Fondation nationale cubano-américaine (FNCA), créée par Ronald Reagan en 1981. Ils ont informé La Havane sur les tentatives d’infiltrations dans l’île et les attentats en préparation (1). Et pour qui douterait de l’existence de ces réseaux criminels, l’un de leurs principaux acteurs a mis personnellement les points sur les « i » : M. Luis Posada Carriles. Agent de la Central Intelligence Agency (CIA), auteur intellectuel du crime de La Barbade – l’explosion en vol, en 1976, d’un DC-8 de la Cubana de Aviación (soixante-treize morts) –, il a, depuis l’Amérique centrale, accordé treize heures d’entretien à Larry Rohter et Ann Louise Bardach, du New York Times. « Je tiens à déclarer que je suis l’organisateur de la campagne contre des objectifs touristiques, en 1997, à Cuba. » Une série de bombes a, du 12 avril au 4 septembre de cette année-là, frappé les hôtels de La Havane, provoquant d’importants dégâts, la mort d’un touriste italien et de nombreux blessés. Ayant, à ce moment, quelques comptes à régler avec ses amis, M. Posada Carriles a précisé : « Je suis en lien permanent avec la FNCA. » Réaction des journalistes : « Vous voulez dire qu’elle est au courant de vos activités ? » « Evidemment, puisqu’elle les finance ! De [Jorge] Mas Canosa [président à l’époque de la FNCA], j’ai dû recevoir environ deux cent mille dollars. »


Ces révélations, publiées par le NYT les 12 et 13 juillet 1998, tétanisent Miami. Le Miami Herald, le Nuevo Herald, le Diario las Americas, les radios – Radio Mambi, La Poderosa, etc. –, la télévision – Canal 23, Canal 41, TV Martí – détournent l’attention en bombardant le public de la nouvelle du siècle : une supposée maladie de M. Fidel Castro.


En revanche, quelques mois plus tard, et s’agissant des « cinq »… Tout y passe. Le mot « espions », en long, en large et en continu. Les formules stéréotypées, les clichés rebattus des plus mauvais romans. Les déclarations fantaisistes de fonctionnaires du FBI : les détenus sont des individus dangereux. Les mensonges les plus éhontés : « Les espions planifiaient des sabotages en Floride » (2).


Dix-sept mois d’isolement total dans le pourrissoir de cellules disciplinaires empêchent les inculpés de préparer leur défense. Qui serait assez simple, au demeurant. Il n’existe aucune preuve de leur culpabilité. Par ailleurs, prévoit la loi, si le climat hostile d’un lieu – et dans ce cas Miami, fief de l’extrême droite cubaine – peut avoir une quelconque influence sur le bon déroulement d’un procès, le juge doit le transférer en un autre endroit. Il n’en sera rien. Dix-sept avocats commis d’office par la Cour refuseront de siéger, craignant les répercussions que pourrait avoir sur leur carrière le fait de défendre un « espion cubain ».


Le 27 novembre 2000 commence la sélection du jury. De nombreuses personnes convoquées expriment leur réticence à l’intégrer, déclarant redouter la pression des médias. D’autres expriment leur crainte d’une manifestation violente de l’exil si les jurés décident d’absoudre les accusés. Le 2 décembre, la juge expose aux « heureux élus » les grandes lignes du fonctionnement d’un procès. « Il vous est interdit de lire quoi que ce soit sur l’affaire, dans les journaux, ou d’écouter des commentaires à la radio ou à la télévision, les médias pouvant contenir des informations et des jugements qui ne constituent en rien des preuves. (…) Vous m’avez compris ? » Ils acquiescent gravement. Un peu plus tard, ils quittent leur salon de réunion. Un greffier en sort précipitamment sur leurs talons. Il lève une main pour montrer un journal froissé. Un exemplaire du Miami Herald. A la « une », un assassinat en règle des « cinq espions ».


Début du procès. Télévision, quotidiens sérieux et feuilles à scandale couvrent les audiences, espérant sans doute y trouver le monde glamour de James Bond, des nuits de cocktails, des autos de luxe, des armes sophistiquées – bref, des « super-espions ». Déception. Quand la défense commence à parler de leur objectif antiterroriste, le New York Times rappelle sa correspondante. Malgré leur passion pour les chroniques judiciaires, fussent-elles totalement dépourvues d’intérêt, les autres envoyés spéciaux font leurs valises aussi.

Les médias européens ? Si la grande presse américaine consacrait une large place à l’affaire, si celle-ci concernait une star du showbiz ou une personnalité connue – comme M. O.J. Simpson en 1994-1995 ou Michael Jackson en 1993 et 2003 – sans doute s’y intéresseraient-ils. Ce n’est pas le cas. Ne restent que les reporters des médias de Miami.


Des manifestations ont lieu devant le siège du tribunal. Des excités brandissent des cordes en demandant que les « cinq » soient pendus. Jusqu’au moment des délibérations (le 4 juin 2001), les jurés subissent un harcèlement constant. Brandissant caméras et micros, des journalistes les poursuivent dans les couloirs, dans la rue, jusqu’à leurs véhicules, dont ils filment les plaques d’immatriculation.


Moment clé (parmi tant d’autres). Le 13 mars 2001, à la demande de la défense, M. José Basulto a été convoqué pour témoigner. Vétéran de la Baie des Cochons, lié à la CIA, auteur d’une attaque à la mitrailleuse contre un hôtel cubain en 1962, il a rejoint la contra nicaraguayenne (3) dans les années 1980 puis a fondé une « organisation humanitaire », Hermanos al Rescate (Frères du sauvetage ; HAR), à Miami, en mai 1991. Dotée de plusieurs avions – dont deux Cessna 0-2 en version militaire que lui a offert l’US Air Force (dont ils portent encore l’emblème), à la demande du président George Bush (père) – elle a pour objectif affiché de sauver les balseros (4) en perdition dans le détroit de Floride. Provoquant un scandale mondial, deux de ces appareils ont été abattus par la chasse cubaine (quatre morts), le 24 février 1996, dans l’espace aérien de l’île violé à maintes reprises pour inciter, à l’aide de tracts jetés du ciel, les Cubains à se rebeller. Lui imputant un rôle dans cet événement, on accuse M. Hernández de « conspiration d’assassinat au premier degré dans les eaux internationales ».


Seulement, le témoignage de M. Arnoldo Iglesias, lui aussi convoqué, a levé un coin de voile sur la face cachée de HAR. Pressé de questions par la défense, il a dû admettre que, en 1995, M. Basulto et lui ont fait l’essai de bombes artisanales en les lançant de leur avion dans la zone de l’aéroport d’Opa-Locka (et au large des Bahamas). Sommé de s’expliquer lors de l’audience du 13 mars, M. Basulto ment, s’enferre, se décompose et finit par perdre son sang-froid, accusant l’avocat Paul McKenna d’être « un espion communiste ».


Le lendemain, silence radio – au sens propre de l’expression. Indigné, M. Roberto González, frère d’un des accusés, René (5), croise le journaliste du Miami Herald dans le hall du tribunal. Il raconte : « Je lui ai dit : “Chico, je suis préoccupé. On m’a parlé de la liberté de la presse, mais je vois que lorsque quelque chose à l’audience contredit la thèse du gouvernement, tu ne publies rien, le jour suivant.” Il a eu l’air ennuyé et il m’a répondu : “Les gens n’aiment pas ce genre d’information. Ils disent que j’aide la défense.” » Le Nuevo Herald, pour sa part, titre, le 17 mars : « La défense tente de souiller Basulto ». Et le procès reste un brouillard pour ceux qui n’y assistent pas.


Extrême discrétion encore lorsque des représentants de la Federal Aviation Agency (FAA) confirment qu’ils ont averti sept fois M. Basulto du grave danger que faisaient courir à HAR ses vols illégaux sur La Havane. Lorsque le contre-amiral Eugène Carroll affirme que, informé par les autorités cubaines qu’elles défendraient leur espace aérien, conformément au droit international, il a prévenu les responsables militaires, à Washington, afin qu’ils mettent un terme aux provocations de HAR, mais qu’ils n’ont rien fait. Lorsque plusieurs officiers de haut rang – le général Edward Breed Atkison, instructeur de l’Ecole du renseignement pour la défense pendant dix ans ; le général Charles Elliott Wilhelm, ex-chef du Commandement sud de l’armée des Etats-Unis ; le général James Clapper, ex-directeur de la Defense Intelligence Agency, les services secrets du Pentagone – déclarent à la barre qu’aucun des inculpés n’a obtenu ou recherché des informations pouvant porter préjudice à la « sécurité nationale des Etats-Unis ».


En revanche, le 30 avril, le Nuevo Herald sonne le tocsin : « Le ministère public a assuré qu’il disposait de preuves et de documents en abondance au sujet des prétendues activités d’espionnage des accusés. Or, bien que le procès doive se conclure dans un mois, de nombreux observateurs et leaders communautaires se plaignent de ce que ces preuves écrasantes brillent par leur absence, et que la défense semble avoir assis l’exil cubain au banc des accusés… Si les choses continuent comme ça, ces espions vont être mis en liberté. »


Vaine inquiétude… Le 8 juin 2001, sans doute soucieux d’éviter le lynchage, les jurés, à l’unanimité, déclarent les « cinq » coupables. Entre le 13 et le 27 décembre 2001, les peines tombent, démesurées, irrationnelles, pour « conspiration d’espionnage en vue d’affecter la sécurité nationale des Etats-Unis » : quinze ans d’emprisonnement pour M. René González ; dix-neuf ans pour M. Fernando González ; perpétuité plus dix-huit ans pour M. Labañino ; perpétuité plus dix ans pour M. Guerrero ; deux perpétuités plus quinze ans (« conspiration en vue d’assassinat ») pour M. Hernández (6).


La presse locale explose de joie. Les médias internationaux se taisent.


En septembre 2006, scandale (très limité) : on découvre que dix journalistes influents, d’origine cubaine, qui travaillent dans les médias de Miami (7) – Miami Herald, Nuevo Herald, Diario Las Americas, les chaîne Univisión, Telemundo et Canal 41, Radio Mambi – sont régulièrement payés par le gouvernement fédéral pour participer à des programmes de Radio et TV Martí – deux chaînes officielles émettant vers l’île pour appuyer la politique anticastriste – afin de réaliser des opérations de propagande clandestine – ce que, dans le jargon des opérations psychologiques, on appelle « semer l’information ». Ces « professionnels » sont ceux qui, par leurs articles et commentaires, ont contribué à créer le climat qui a entouré l’affaire des « cinq » depuis leur arrestation en 1998 (8).


Le 2 juin 2010, le comité national américain pour la libération des « cinq » – Free The Five – a annoncé sa décision de porter plainte contre le Broadcasting Board of Governors (BBG), entité autonome du gouvernement fédéral responsable de toutes les transmissions financées par ce même gouvernement. Au terme d’une enquête de dix-huit mois, le comité dénonce le paiement par le BBG de 74 400 dollars à des journalistes, afin de créer une atmosphère préjudiciable aux « cinq ». Du 27 novembre 2000 au 8 juin 2001 – c’est-à-dire pendant le procès –, le Nuevo Herald a publié huit cent six articles, et le Miami Herald trois cent cinq, hostiles aux accusés.


Jamais la vérité n’a été aussi nue.


Mais, douze ans après leur arrestation, les « cinq » pourrissent toujours dans les pires établissements pénitenciers américains.


Maurice Lemoine

Journaliste, auteur de Cinq Cubains à Miami, Don Quichotte, Paris, 201

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 22:16

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Déclaration du FPLP au quarante-septième anniversaire de la fondation du Front


Pendant que la lutte de notre peuple continue contre la montée des attaques sionistes fascistes, nous arrivons au 47ème anniversaire de la fondation de notre parti et au 27ème  anniversaire de l’éruption de la grande Intifada de notre peuple en 1987. À ces deux occasions nous nous dressons pour rendre hommage aux martyrs de la marche de notre peuple pendant un siècle de lutte pour la libération nationale. Nous nous souvenons tous de ceux qui ont combattu sur le chemin de la lutte nationale : Jamjoum , Hijazi, al-Qassam, Abdulqader al-Husseini, et tous les martyrs qui sont tombés dans la bataille pour la libération. Nous nous souvenons du chef et fondateur de notre partie, Al-Hakim (George Habash), dont l’engagement et l’intégrité révolutionnaires nous a inculqué nos valeurs ; le grand martyr Abu Ali Mustafa, qui a travaillé inlassablement pour notre peuple ; nous nous souvenons de Wadie Haddad, de Ghassan Kanafani, d’Abu Maher Al-Yamani, et de Guevara Gaza. Nous nous souvenons de la longue lignée des dirigeants nationaux du peuple palestinien dont le sang a été versé sur la route vers la liberté, d’Abu Ammar (Yasser Arafat), Abu Jihad (Khalil al-Wazir), Cheik Ahmed Yassin, Fathi Shikaki, Khaled Nazzal, Omar Al-Qassem, et la liste continue. Nous nous rappelons la souffrance de nos courageux prisonniers dans les prisons ennemies, dirigés par le Secrétaire Général de notre parti, le dirigeant national  Ahmad Sa’adat, et nous saluons les blessés, soulignant notre détermination et notre engagement pour rester fermement fidèles à la bannière de la lutte jusqu’à la libération de tout le sol national palestinien et la pleine réalisation des droits nationaux au retour, à l’auto-détermination, à l’indépendance et à une Palestine  libre avec sa capitale à Jérusalem, alors que nos populations continuent totalement leur lutte et leur Intifada sous toutes les formes.


A l’anniversaire de la fondation de notre parti et de la grande Intifada, notre  peuple fait grandir la lutte contre le fascisme sioniste sur le front politique et sur le champ de bataille. Ce fascisme trouve son expression dans le meurtre systématique de notre peuple, dans les attaques des hordes de colonialistes, dans la politique de destruction de masse et de génocide de masse pendant les 50 jours de guerre et d’agression contre la Bande de Gaza, par la judaïsation de Jérusalem, par l’intensification du pillage colonial en Cisjordanie, combinée avec les politiques et les lois arrogantes du gouvernement d’occupation, y compris la nouvelle loi de « l’état national du peuple juif », essayant de mettre à bas la cause palestinienne, la présence de notre peuple, et nos droits nationaux et historiques. C’est une attaque au droit de retour et une attaque aux droits de notre peuple dans la Palestine occupée de 1948, aussi bien qu’un coup porté aux illusions des négociations bilatérales sous les auspices des États-Unis . Il est clair que cette prétendue « option » n’a rien récupéré de notre terre ni n’a pas apporté la paix, ni n’a arrêté les personnalités officielles sionistes dans leur agression pendant deux décennies, en dépit des négociations absurdes et des conditions politiques, économiques et de sécurité dévastatrices de ces négociations pour notre cause. Nous faisons face à une attaque contre la cause de notre peuple à tous les niveaux, visant à éliminer notre peuple et nos droits.

Depuis juin dernier, la résistance populaire essaye de se dégager de toutes les restrictions qu’on lui a imposées, et reflète la volonté de nos populations et de leur volonté illimitée de pratiquer la résistance sous toutes ses formes, de résister à toutes les attaques et de renouveler leur attachement inépuisable au peuple et à la cause, consentant des sacrifices incessants et payant un prix élevé. Notre peuple sait clairement qu’il est inutile de continuer les négociations – que c’est un choix absurde et destructif. Cette clarté des masses palestiniennes exige que la conduite monopolistique de l’OLP et également la direction du Hamas doivent écouter la voix des masses et ouvrir leurs options pour confronter la machine de guerre sioniste qui s’est lancée dans le massacre et la destruction massifs dans la Bande de Gaza. Notre peuple en lutte a prouvé ici que l’unité et le choix de la résistance est capable de repousser l’agression. Maintenant il est l’heure de soutenir la lutte populaire lancée de Jérusalem notre capitale éternelle, et de travailler à établir une direction nationale unifiée pour soutenir nos populations dans la défense de leur terre et de leurs lieux saints, et laisse de côté la division interne et la dépendance envers des négociations et rejette finalement et entièrement les absurdes et dévastatrices obligations politiques, sécuritaires et économiques du projet d’Oslo contre notre peuple. Il est temps de mettre fin à la division, pas au moyen du partage du pouvoir et de la division des intérêts et des Autorités entre la Cisjordanie et Gaza. Nous demandons instamment la réunion immédiate de l’entière direction provisoire de l’OLP comprenant toutes les parties palestiniennes pour reconstruire les bases nationales et démocratiques pour l’unification du mouvement national palestinien et la restauration de l’unique représentant légitime de notre peuple partout, conduisant notre lutte dans la patrie et dans l’exil.

Au milieu des attaques sionistes, la lutte populaire montante en Cisjordanie et au coeur de Jérusalem et dans la Palestine occupée de 1948, et après la vaillante résistance de nos populations de la Bande de Gaza et leur immuabilité légendaire face à l’agression, nous, au FPLP, soulignons ce qui suit :

Premièrement, il est plus que temps d’en finir avec le chemin d’Oslo et ses obligations sécuritaires , économiques et politiques, et de renvoyer la cause palestinienne aux Nations Unies pour exiger l’exécution des résolutions appropriées plutôt que négocier sur nos droits, en premier lieu le droit des réfugiés au retour à leurs maisons desquelles ils ont été déplacés et à une compensation selon la résolution 194 de l’ONU ;

En second lieu, il est temps d’en finir avec les divisions internes et de reconstruire et unir les institutions de l’OLP sur une base nationale et démocratique en tant que représentant légitime unique des palestiniens dans la patrie et dans la diaspora. La lutte palestinienne est dans une étape de libération nationale, et pas de la construction d’une autorité sous occupation.

Troisièmement, il est temps de mettre fin à la période de calme et de lancer la résistance de notre peuple sous toutes les formes pour affronter le fascisme sioniste. C’est une lutte totale et ouverte entre un mouvement national de libération et une puissance occupante raciste coloniale d’exclusion, et non pas un conflit entre deux armées égales. Ceci est clair au niveau humain, économique, politique et moral.

Quatrièmement, il est temps de respecter la volonté de nos populations et de soutenir leur immuabilité et leur résistance pour la liberté, l’indépendance et le retour, et de porter attention à leur souffrance dans la détérioration de la situation économique et sociale provoquée par l’occupation continue aussi bien que par les politiques économiques sociales et de l’Autorité Palestinienne.

Une véritable sortie de l’impasse nationale exige un examen complet des résultats et des conséquences de l’accord d’Oslo et de la façon dont il a accablé nos populations, leur cause, leur unité et leur résistance, et son remplacement avec une stratégie nationale unifiée. Les défis qui se posent à notre peuple résultant de l’assaut du fascisme sioniste sont sans précédent, et la souffrance de notre peuple dans la patrie et dans la diaspora, les problèmes et les questions concernant notre vie quotidienne, requièrent la plus haute attention de toutes les parties de notre mouvement national de libération. C’est en particulier le cas dans des camps de réfugiés en Syrie et au Liban, de même que la nécessité de reconstruire ce qui a été détruit par l’agression de l’occupant contre la Bande de Gaza, et cela doit être fait sur la base de la satisfaction des besoins du peuple plutôt que sur la concurrence et la rivalité entre les partis, par la formation d’un organisme national à cette fin. Il est également nécessaire de développer la lutte populaire à Jérusalem et de former une direction nationale unifiée pour soutenir et développer dans toutes les villes et tous les villages de Cisjordanie, de concert avec l’approfondissement de l’initiative populaire pour le boycott complet de l’occupation, en soutenant la production nationale et les offres d’emploi pour la jeunesse, qui sont les besoins qui ne sont pas satisfaits par les politiques économiques et sociales de l’Autorité alignée avec les riches aux dépens des classes pauvres et populaires. Ces politiques fonctionnent en accord avec les dictats de la Banque Mondiale et un tel conseil détruit les communautés dans les états indépendants, encore moins une société à l’étape de la libération nationale.

Nous sommes devant une nouvelle phase pour mettre fin au le chemin des négociations et pour soutenir la résistance, une étape qui renforce la direction populaire de la lutte et de la confrontation de l’ennemi, tirant des leçons de la résilience de la Bande de Gaza et des sacrifices de la population de Jérusalem, et nous devons suivre ces exemples pour un nouveau chemin de confrontation avec l’occupation et renforcer nos relations avec les masses, la seule référence à laquelle nous nous fions.

Vive le FPLP , Vive le glorieux soulèvement de notre peuple ; Gloire aux martyrs et liberté aux prisonniers ; la Résistance sera inévitablement victorieuse !

10 décembre 2014


 

Le Collectif de Soutien à la Résistance Palestinienne

 

Organise une conférence débat avec

Ziad AHMED

FPLP

 

 Front Populaire de Libération de la Palestine

PALESTINE

·              Gaza 51 Jours de Résistance et après ?

·              La Cisjordanie, judaïsation de Jérusalem, expulsion des Palestiniens et colonisation des Terres.

·              Soutenir les 7000 prisonniers palestiniens

·              Quelle Solidarité avec le Peuple Palestinien

 

Le Vendredi 19 décembre à 19 Heures

à la M.R.E.S

23, Rue Gosselet 59000 Lille

(Metro République où Hôtel de Ville)

 

Signataires : Génération Palestine, CSRP59, UJFP, Amitié Lille Naplouse, Solidarité Georges Ibrahim Abdallah (59/62)


تكتل مساندة المقاومة الفلسطينية بليل 

 

ينظم اجتماع مع الأخ

 زياد أحمد 

  ممثل الجبهة الشعبية لتحرير فلسطين 


 le Vendredi 19 décembre à 19 Heures

à la M.R.E.S

23, Rue Gosselet 59000 Lille

(Metro République où Hôtel de Ville)

 

غزة بعد أحد وخمسين يوما من المقاومة، ماذا بعد؟

حالة الضفة الغربية، تهويد القدس، طرد الأهالي واغتصاب الأراضي

مساندة ٧٠٠٠ سجين فلسطيني في سجون الاحتلال

كيفية المساندة للشعب الفلسطيني 

 

Signataires : Génération Palestine, CSRP59, UJFP, Amitié Lille Naplouse, Solidarité Georges Ibrahim Abdallah (59/62)

 

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 20:45

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Ziad Abu Ein saisi par le cou par un soldat israélien

21 Décembre 2014

Publié par Coup Pour Coup 31

Toulouse n'oublie pas le peuple palestinien !

 

A l'initiative de toulousains et toulousaines, une manifestation a eu lieu cette après-midi en hommage à Ziad Abu Ein et en soutien au peuple palestinien. Une délégation de notre collectif anti-impérialiste Coup Pour Coup 31 était présente et a notamment distribué des extraits de la récente déclaration du FPLP " "


Pendant près de deux heures, nous avons traversé la ville arborant un grand drapeau palestinien et plusieurs banderoles aux cris de "Palestine vivra ! Palestine vaincra !", "Boycott Israël !", "Israël assassin, Hollande complice !", "Vive la lutte du peuple palestinien !" etc.


Nous tenons à remercier les organisateurs et organisatrices de cet évènement qui a permis de rappeler que la Palestine continue de subir le nettoyage ethnique et le vol de sa terre, et ce depuis plus de 66 ans !


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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 10:05

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Mort lors d'une manifestation en Cisjordanie. Et si ce responsable politique n'avait pas été palestinien, aurions-nous entendu   ... ce même silence?

 


 

Ce compte-rendu est sur le site assawra: http://assawra.blogspot.fr/2014/12/ziad-abou-ein-est-mort-apres-des-coups.html

Ziad Abou Eïn est mort après des coups, selon un ministre palestinien

Ziad Abou Eïn, le haut responsable palestinien mort mercredi en Cisjordanie, est décédé à cause des coups portés par des soldats israéliens et des gaz lacrymogènes qu'il a inhalés, selon son autopsie, a affirmé jeudi un ministre palestinien à l'AFP.


"Sa mort a été causée par les coups reçus de la part des occupants israéliens et par l'usage intensif qu'ils ont fait de gaz lacrymogène", a déclaré Hussein al-Sheikh, ministre des Affaires civiles.


L'autopsie pratiquée à l'institut médicolégal d'Abu Dis, en Cisjordanie occupée, a aussi montré que Ziad Abou Eïn avait succombé parce que "les occupants avaient empêché qu'il soit transporté à l'hôpital à temps pour être sauvé", a-t-il précisé.


Les Israéliens ne se sont pas prononcés officiellement sur les causes de la mort de Ziad Abou Eïn.


Selon Hussein al-Sheikh, l'autopsie "coupe court aux fables véhiculées par les Israéliens dans la presse". La presse israélienne indique qu'un arrêt cardiaque est la cause probable de la mort.


Des images des incidents montrent Ziad Abou Eïn respirant à grand peine face aux soldats israéliens après avoir respiré des gaz lacrymogènes. D'autres images le montrent ensuite s'affaissant dans l'herbe en se tenant la poitrine.


L'autopsie a été pratiquée par des médecins jordaniens, un médecin palestinien et un médecin israélien, a rapporté Hussein al-Sheikh. Le médecin israélien a toutefois souhaité prendre du temps pour signer le rapport d'autopsie, a-t-il dit.

(11-12-2014 - Avec les agences de presse)


 

La réaction d'un camarade. A chaud et en déplacement. A toutes celles et ceux qui sincères pouvaient croire à la possible cohabitation de deux États sur la terre de Palestine. L exécution délibérée d un ministre Palestinien par l'armée de l État d Israël prouve que cela est désormais impossible parce que le gouvernement israélien fera tout pour qu un État Palestinien souverain ne voit pas le jour. Il en est de même de la poursuite frénétique de la colonisation réduisant le Territoire palestinien a une peau de chagrin. Il ne peut s agir pour autant de "jeter tous les juifs à la mer" slogan absurde attribué à certains Palestiniens. Peut-être serait-il temps d'envisager un État Palestinien acceptant comme le fait l'Afrique du Sud la présence de populations d'origines, de religions (ou de non religion) diverses sur son territoire. Y compris ces victimes de la barbarie nazie poussées à l'exil par les grandes puissances impérialistes à partir de 1948 pour diviser davantage les peuples de la région. Rappelons qu'avant 1948 les habitants de Palestine ne se souciaient pas de savoir qu'elle était la religion ou l'absence de religion des uns et des autres et que tous vivaient en paix. Ce modèle consistant à opposer les croyances et les origines sur un territoire donné a été également appliqué par la suite pour déstructurer d autres peuples de la Yougoslavie a l Irak. A qui profite ces crimes? le slogan du Congrès de l'Internationale de Bakou date peut être du premier quart du siècle passé, c'était "Prolétaires de tous les pays ET PEUPLES OPPRIMÉS, unissez vous". Est plus que jamais d actualité!

 


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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 09:25

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"Toute notre action est un cri de guerre contre l'impérialisme"

 

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Collage de Joëlle Aubron

 


Che Guevara. "Créer deux, trois ... de nombreux Vietnam. Voilà le mot d'ordre". (1) Un grand texte anti-impérialiste.

Che Guevara. "Créer deux, trois ... de nombreux Vietnam. Voilà le mot d'ordre". (2) Un grand texte anti-impérialiste.

Che Guevara. "Créer deux, trois ... de nombreux Vietnam. Voilà le mot d'ordre". (Fin) Un grand texte anti-impérialiste.


 

En définitive, il faut tenr compte du fait que l'impérialisme est un système mondial, stade suprême du capitalisme, et qu'il faut le battre dans un grand affrontement mondial. Le but stratégique de cette lutte doit être la destruction de l'impérialisme. Le rôle qui nous revient à nous, exploités et sous-développés du monde, c'est d'éliminer les bases de subsistance de l'impérialisme: nos pays opprimés, d'où ils tirent des capitaux, des matières premières, des techniciens et des ouvriers à bon marché et où ils exportent de nouveaux capitaux - des instruments de domination - des armes et toutes sortes d'articles, nous soumettant à une dépendance absolue.

 

L'élement fondamental de ce but stratégique sera alors la libération réelle des peuples; libération qui se produira à travers la lutte armée, dans la majorité des cas et qui prendra inéluctablement en Amérique la caractéristique d'une Révolution socialiste.

 

En envisageant la destruction de l'impérialisme, il convient d'identifier sa tête, qui n'est autre que les Etats-Unis d'Amérique.

 

Nous devons exécuter une tâche de caractère général, dont le but tactique est de tirer l'ennemi de son élément en l'obligeant à lutter dans des endroits où ses habitudes de vie se heurtent au milieu ambiant. Il ne faut pas sous-estimer l'adversaire; le soldat américain a des capacités techniques et il est soutenu par des moyens d'une ampleur telle qu'il devient redoutable. Il lui manque essentiellement la motivation idéologique que possèdent à un très haut degré ses plus opiniatres rivaux d'aujourd'hui; les soldats vietnamiens. Nous ne pourrons triompher de cette armée que dans la mesure où nous parviendrons à scier son moral. Et celui-ci sera miné à force d'infliger à cette armée des défaites et de lui causer des souffrances répétées.

 

Mais ce petit schéma de victoires implique de la part des peuples des sacrifices immenses, qui doivent être consentis dès aujourd'hui, à la lumière du jour, et qui peut-être seront moins douloureux que ceux qu'ils auront à endurer si nous évitons constamment le combat, pour faire en sorte que ce soient d'autres qui nous tirent les marrons du feu.

 

Il est évident que le dernier pays qui se libérera le fera probablement sans lutte armée et que les souffrances d'une guerre longue et cruelle, comme celles que font les impérialistes, lui seront épargnées. Mais peut-être sera-t-il impossible d'éviter cette lutte ou ses conséquences, dans un conflit de caractère mondial, où l'on souffre de manière égale, si ce n'est pas plus. Nous ne pouvons pas prévoir l'avenir, mais nous ne devons jamais céder à la lâche tentation d'être les porte-drapeaux d'un peuple qui aspire à la liberté mais se dérobe à la lutte qu'elle implique et attend la victoire comme une aumône.

 

Il est absolument juste d'éviter tout sacrifice inutile. C'est pourquoi il est si important de faire la lumière autour des possibilités dont l'Amérique dépendante dispose pour se libérer par des On nous a acculés à cette lutte; il ne nous reste pas d'autre ressource que de la préparer et de nous décider à l'entreprendre.moyens pacifiques. Pour nous, la réponse à cette interrogation est claire; le moment actuel peut être ou ne pas être le moment indiqué pour déclencher la lutte, mais nous ne pouvons nous faire aucune illusion, ni nous n'en avons le droit, de conquérir la liberté sans combattre. Et les luttes ne seront pas de simples combats de rue, de pierres contre les gaz lacrymogènes; ni de grèves générales pacifiques; ce ne sera pas non plus la lutte d'un peuple en colère qui détruit en deux ou trois jours le dispositif de répression des oligarchies dominantes; ce sera une longue lutte, sanglante, dont le front se trouvera dans les abris des guérillas, dans les villes, dans les maisons des combattants - où la répression cherchera des victimes faciles parmi leurs proches -, dans la population paysanne massacrée, dans les villages détruits par le bombardement ennemi.

 

 

On nous a acculés à cette lutte; il ne nous reste pas d'autre ressource que de la préparer et de nous décider à l'entreprendre.

 

Les débuts ne seront pas faciles. Ils seront extrêmement difficiles. Toute la capacité de répression, toute la capacité de brutalité et de démagogie des oligarchies sera mise au service de cette cause. Notre mission, dans les premiers temps, sera de survivre, ensuite oeuvrera l'exemple continuel de la guérilla, réalisant la propagande armée, selon l'acception vietnamienne du terme, autrement dit la propagande des coups de feu, des combats qui sont gagnés ou perdus, mais qui se livrent contre les ennemis. Le grand enseignement de l'invincibilité de la guérilla imprègnera les masses dépossédées. La galvanisation de l'esprit national, la préparation à des tâches plus dures pour résister à de plus violentes répression. La haine comme facteur de lutte; la haine intransigeante de l'ennemi, qui pousse au-delà des limites naturelles de l'être humain et en fait une efficace, violente, sélective et froide machine à tuer. Nos soldats doivent être ainsi; un peuple sans haine ne peut triompher d'un ennemi brutal.

 

Il faut mener la guerre jusqu'où l'ennemi la mène; chez lui, dans ses lieux d'amusement; il faut la faire totalement. Il faut l'empêcher d'avoir une minute de tranquillité, une minute de calme hors de ses casernes, et même dedans; il faut l'attaquer là où il se trouve; qu'il ait la sensation d'être une bête traquée partout où il passe. Alors il perdra peu à peu son moral. Il deviendra plus bestial encore, mais on notera chez lui des signes de défaillance.

 

Et il faut développer un véritable internationalisme prolétarien; avec des armées prolétariennes internationales, où le drapeau sous lequel on lmutte devient la cause sacrée de la rédemption de l'humanité, de telle sorte que mourir sous les enseignes du Vietnam, du Venezuela, du Guatemala, du Laos, de la Guinée, de la Colombie, de la Bolivie, du Brésil, pour ne citer que les théâtres actuels de la lutte armée, soit également glorieux et désirable pour un Américain, un Asiatique, un Africain, et même un Européen.

 

Chaque goutte de sang versé sur un territoire sous le drapeau duquel on n'est pas né est une expérience que recueille celui qui y survit pour l'appliquer ensuite à la lutte pour la libération de son lieu d'origine. Et chaque peuple qui se libère est une étape gagnée de la bataille pour la libération de son propre peuple.

 

C'est l'heure de modérer nos divergences et de tout mettre au service de la lutte.

 

 

Que de grands débats agitent le monde qui lutte pour la liberté, nous le savons tous, et nous ne pouvons le dissimuler. Que ces discussions ont atteint un caractère et une acuité tels que le dialogue et la conciliation semblent extrêmement difficiles, sinon impossibles, nous le savons aussi. Chercher des méthodes pour entamer un dialogue que les adversaires éludent, c'est une tâche inutile. Mais l'ennemi est là, il frappe tous les jours et il nous menace avec de nouveaux coups et ces coups nous uniront aujourd'hui, demain ou après-demain. Ceux qui en sentent la nécessité et se préparent à cette union nécessaire seront l'objet de la reconnaissance des peuples.

 

Etant donné la virulence et l'intransigeance avec lesquelles on défend chaque cause, nous autres, les dépossédés, nous ne pouvons prendre parti pour l'une ou l'autre forme d'expression des divergences, même quand nous sommes d'accord avec certaines positions de l'une ou l'autre partie, ou avec les positions d'une partie plus qu'avec celles de l'autre. Au moment de la lutte, la forme que prennent les divergences actuelles constitue une faiblesse; mais dans l'état où elles se trouvent, vouloir les régler avec des mots est une illusion. L'histoire peu à peu les effacera ou leur donnera leur véritable sens.

 

Dans notre monde en lutte, toute divergence touchant la tactique, les méthodes d'action pour l'obtention d'objectifs limités, doit être analysée avec le respect dû aux appréciations d'autrui. Quant au grand objectif stratégique, la destruction totale de l'impérialisme au moyen de la lutte, nous devons être intransigeants.

 

Résumons ainsi nos aspirations à la victoire: destruction de l'impérialisme par l'élimination de son bastion le plus fort: la domination impérialiste des Etats-Unis d'Amérique du Nord. Adopter pour mission tactique la libération graduelle des peuples, un par un ou par groupes, en obligeant l'ennemi à soutenir une lutte difficile sur un terrain qui n'est pas le sien, en liquidant ses bases de subsistance qui sont des territoires dépendants.

 

Cela veut dire une guerre longue. Et, nous le répétons une fois de plus, une guerre cruelle. Que personne ne se trompe au moment de la déclencher et que personne n'hésite à la déclencher par crainte des conséquences qu'elle peut entraîner pour son peuple. C'est presque la seule espérance de victoire.

 

Nous ne pouvons pas rester sourds à l'appel du moment. Le Vietnam nous l'apprend avec sa leçon permanente d'héroïsme, sa leçon tragique et quotidienne de lutte et de mort pour remporter la victoire finale.

 

Au Vietnam, les soldats de l'impérialisme connaissent les incommodités de celui qui, habitué au niveau de vie qu'affiche la nation américaine, doit affronter une terre hostile; l'insécurité de celui qui ne peut faire un pas sans sentir qu'il foule un territoire ennemi; la mort de ceux qui s'avancent au-delà de leurs redoutes fortifiées; l'hostilité permanente de toute la population. Tout ceci a des répercussions dans la vie interne des Etats-Unis, et fait surgir un facteur qu'atténue l'impérialisme en pleine vigueur: la lutte des classes sur son territoire même.

 

Comme nous pourrions regarder l'avenir proche et lumineux, si deux, trois, plusieurs Vietnam fleurissaient sur la surface du globe, avec leur part de mort et d'immenses tragédies, avec leur héroïsme quotidien, avec leurs coup répétés assénés à l'impérialisme, avec pour celui-ci l'obligation de disperser ses forces, sous les assauts de la haine croissante des peuples du monde !

 

Et si nous étions tous capables de nous unir, pour porter des coups plus solides et plus sûrs, pour que l'aide sous toutes les formes aux peuples en lutte soit encore plus effective, comme l'avenir serait grand et proche !

 

 

S'il nous revient, à nous qui en un petit point de la carte du monde, accomplissons le devoir que nous préconisons et mettons au service de la lutte ce peu qu'il nous est permis de donner, nos vies, notre sacrifice, de rendre un de ces jours le dernier soupir sur n'importe quelle terre, désormais nôtre, arrosée par notre sang, sachez que nous avons mesuré la portée de nos actes et que nous ne nous considérons que comme des éléments de la grande armée du prolétariat, mais que nous nous sentons fiers d'avoir appris de la Révolution cubaine et de son grand dirigeant suprême la grande leçon qui émane de son attitude dans cette partie du monde: "Qu'importent les dangers ou les sacrifices d'un homme ou d'un peuple, quand ce qui est en jeu c'est la destruction de l'humanité."

 

Toute notre action est un cri de guerre contre l'impérialisme et un appel vibrant à l'unité des peuples contre le grand ennemi du genre humain: les Etats-Unis d'Amérique du Nord. Qu'importe où nous surprendra la mort; qu'elle soit la bienvenue pourvu que notre cri de guerre soit entendu, qu'une autre main se tende pour empoigner nos armes, et que d'autres hommes se lèvent pour entonner les chants funèbres dans les crépitements des mitrailleuses et de nouveaux cris de guerre et de victoire.

 

"Che" Guevara

 

Texte envoyé par E. "Che" Guevara au Secrétariat Exécutif de l'Organisation de Solidarité des Peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine (O.S.P.A.A.L.), publié à la Havane, le 16 avril 1967.

 

La traduction est reprise de la brochure e. "che" guevara, Créer deux, trois ... de nombreux Vietnam devant la nouvelle menace d'agression impérialiste, déclaration du P.C. de Cuba, dans la collection "dossiers partisans" en juin 1967.

 


 

 


 


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Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2