Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

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Joëlle

Mercredi 28 février 2007
1 er mars 2006, cela fait maintenant un an, Joëlle disparaissait.
Penser à elle, c'est penser à son rire, c'est penser à ses engagements, c'est penser à ce qu'elle a apporté politiquement à l'organisation Action Directe. Au collectif des prisonniers d'Action Directe: aux textes, aux réflexions, aux combats durant toutes les années d'emprisonnement.

C'est penser aussi au temps de l'Internationale. Dans son interview filmée, elle explique ce qu'était pour elle l'Internationale. "Un journal où seraient publiés des textes des organisations de guérilla dans le monde. C'est aussi basique que ça. On est est dans un moment où les autres mensuels réduisent considérablement les espaces où on peut avoir ce genre de choses". Mais l'écrire ainsi, c'est  faire l'économie des rires et sourires qui accompagnaient les mots et qui leur donnaient toute leur vie.

Joelle a pu participer à l'Internationale. Elle sortait de prison  elle voulait discuter avec les autres, elle voulait rencontrer et discuter avec les militants, les mouvements tels qu'ils existent. L'Internationale était le lieu d'une expression , d'un combat. De son combat.




Par luxemb
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Mercredi 28 février 2007
Parcours sur net, surf et cette photographie qui soudain apparaît comme en écho à l'article précédent.

Joëlle, une une du journal, et sous la photographie "la prison n'est pas un temps mort".

Les mots et les idées s'entrechoquent et les souvenirs aussi. Vie, combat, lutte ...

1er mars 2006, 1er mars 2007 ...
Par luxemb
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Vendredi 2 mars 2007
Joëlle, une année plus un jour (2)
Camarades d'Action directe, 20 ans ....

Colombes rouges
Etoiles rouges
    Rêve et engagement
    Les combats sont politiques
    Ils sont aussi rêves sensibles

 Colombes rouges
 Etoiles rouges
    Oppression et répression
    Exploitation ouvrière
    Répression policière

 Colombes rouges
 Etoiles rouges
    Les combats sont résistance

20 ans de prison,
20 ans de combat,
20 ans de résistance
     Libération
 
 
Par luxemb
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Vendredi 2 mars 2007
Si le monde n'a pas changé
Si les enfants du monde sont encore aujourd'hui objets
Si des soldats de par le monde tuent et sont tués
Si capital et impérialisme sont toujours jaune flammes, rouge sang

Si cependant toujours les fleurs fleurissent
Si cependant encore les hommes résistent

C'est le même combat toujours nécessaire
toujours possible

En ce jour un plus un, une année et un jour ...
Des mots sur un collage que tu as créé, emprisonnée.
(écrit le 2 mars 2007)
Par luxemb
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Mardi 6 mars 2007
Meeting le 2 mars 2007 pour la libération
des militants d'Action Directe

Des militants révolutionnaires, sortis après des années de prison - qui se comptent en dizaines - disent leur solidarité
Des hommes à la pensée libre disent leurs réflexions
Des chants: Dominique Grange à la pensée et la musique toujours aussi fortes depuis les chansons de 68 et la K-Bine aux textes rap si précis et si solidaires
La voix de Georges Ibrahim Abdallah
Un texte de Nathalie Ménigon

Et cet hommage à Joëlle Aubron

1er mars 2006 - 1er mars 2007

 Hommage à la Camarade Joëlle AUBRON.

  (liberez.les@gmail.com)


Un an, déjà un an, que Joëlle n’est plus avec nous. Et chaque jour, il y a une pensée pour cette courageuse camarade, pour cette combattante révolutionnaire, qui, malgré sa maladie, a maintenu  jusqu’au bout son engagement pour ses camarades encore enfermés.

 Ce 1er mars 2007 résonne dans nos têtes comme une lame qui tombe.

Ce 1er mars 2007 nous aveugle comme un souvenir qui réapparaît.

 Oui, la haine de classe contre les révolutionnaires, au service du Peuple, est bien présente dans les cerveaux de l’oligarchie et de la bourgeoisie, pour laisser mourir des êtres humains dans l’indifférence et le mépris.

Mais, nous aussi, avons cette haine de classe contre cette racaille affamée de profits et de luxe, mais aussi de violence extrême contre les peuples qui osent leur résister.

Oui il est juste de proclamer sa colère contre cette méprisante et décadente vengeance, et nous n’oublierons jamais Joëlle, son sourire, sa voix, sa force, son intelligence.

Il faut qu’ils le sachent, Joëlle n’est pas une martyre, c’est une communiste, elle est toujours présente dans la lutte, dans chaque texte, sur nos affiches.

 17 ans de trou, de mitard et de brimades, pour elle, pour nous c’est beaucoup ;  mais pas assez pour les amis d’un criminel vendeur d’armes, d’un patron licencieur en série et de masse, pour tous ces gens là, la mort du militant, de la militante en prison est-il un choix ? Vengeance absolue, pour l’exemple !

Joëlle Aubron, la camarade, tu n’es plus là, mais la lutte pour l’émancipation des larges masses prolétariennes, contre la capitalisme et son stade suprême, l’impérialisme et sa déformation, le fascisme, contre toutes les inégalités et l’exploitation…continue, pour toi, ton histoire, pour les Peuples.

 « Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place » dit le chant des Partisans, mais cette place n’est pas facile à prendre, la lutte révolutionnaire est si dure.

 Camarade Aubron, Commandante Joëlle,
Gloire à toi !

Honneur à ta mémoire !
Que survivent tes combats !

Que la lutte continue jusqu’à la victoire !

                                            

Par luxemb
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Nos dates

Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...

Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.


Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani



  On y va (rendez-vous militant) :
Rassemblement mensuel devant l'AP le premier jeudi du mois à 18 heures en solidarité avec les militants d'Action directe
un-jour--je-fouille-ma-cave-copie-1.jpg








Cela a eu lieu:

. Mars 2005, Hommage à Joëlle Aubron
. Le 13 octobre 2007, Hommage à Bruno Baudrillart
. Semi-liberté pour Jean-Marc Rouillan après Nathalie Ménigon
. La manifestation de solidarité avec Georges Cipriani à Ensisheim
. Le 30 mai 2008, la cérémonie pour Martin à Sarrebrück
. Révocation de la semi-liberté de Jean-Marc Rouillan
. Avis négatif de la commission du CNO pour Georges Cipriani
. Avis négatif de la commission du CNO pour Georges Ibrahim Abdallah
. Avis négatif  pour la libération conditionnelle de Georges Ibrahim Abdallah
. Avis négatif  pour la libération conditionnelle de Georges Cpriani

Cela a lieu (Pour information) :

. Hospitalisation en urgence de Jean-Marc Rouillan
. Campagne 2009 pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah
. Pourvoi en cassation envisagé pour Georges Cpriani

Nos combats:

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO

Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires

Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.
(septembre 2008)

Texte libre

Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Images Aléatoires

  • gratte-ciel14.jpg
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