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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

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Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 20:02

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A lire sur bellaciao

4 commentaires

 

A quelques jours de la prise de décision d’accorder ou pas un régime de semi-liberté conditionnelle à Jean-Marc Rouillan qui a entamé le 21 février sa 25éme année de détention, la pression est montée de plusieurs crans.

 

Le vendredi 25 février, des commissariats de la banlieue parisienne ont reçu (source AFP) des tracts émanant d’un « groupe » qui annonce la « réactivation » d’Action Directe et qui menace les policiers d’ « extermination »…

 

Friands de ce genre de scoop sans fondement, que nous considérons comme une manipulation de l’extrême-droite pilotée par la haute bourgeoisie, plusieurs média ont alimenté le moulin de la rumeur et de l’intoxication… Tarnac ou l’interview à l’Express, qui ont mis et remis en prison sur simple présomption, n’ont pas suffi, il faut encore que la manipulation sans preuve concrète soit considérée comme un fait objectif exploitable médiatiquement.

 

Dans tous les articles publiés depuis 48 heures dans un grand nombre de journaux nationaux ou régionaux, les faits jugés il y a plus de 20 ans, sont une fois de plus remis sur le devant de la scène… comme si les bien-pensants écrivains de brèves de comptoir, regrettaient l’abolition de la peine de mort ou la prison à perpétuité sans remise de peine… A ceci s’ajoute les déclarations à postériori d’un officier vétéran de la police d’élite concernant AD, publiées dans le journal Le Point du 24 février… ou la relaxe médiatisée du juge B sur ses écrits concernant l’avenue Trudaine en 83.

 

Les déclarations des grands patrons de l’industrie concernant l’avenir incertain des sites de productions en France (Total-Renault…) ajoutées à la vente d’armes de guerre et de matériels de répression policière dans les pays qui se sont soulevés, nous ramènent aux années 80… pourtant l’histoire ne se répète jamais deux fois de la même manière… mais le parallèle est quand même factuel.

 

Est-ce là un signe de la peur d’une frange du patronat oppresseur et de l’élite politique à ses ordres, quand la colère monte dans les masses populaires qu’elles ont précarisées par des licenciements massifs et des lois rétrogrades ?

 

Est-ce là un signe d’inquiétude à la vision des peuples des pays opprimés par des dictatures à la solde des intérêts capitalistes qui les ont armés, qui se soulèvent les uns après les autres pour faire tomber des présidents « colosses aux pieds d’argile » ?

 

Un présidentiable qui s’exprimait le 26 février sur la chaine Canal + affirmait que de tels événements n’arriveraient pas ici en France : « la démocratie et l’action politique » aidant à contrôler les colères, et de surenchérir sur le rôle de l’Islam radical, un bouc-émissaire bien pratique dans cet occident bien catholique.

 

Tout cela est trop « huilé » pour paraître honnête et crédible !

 

Le Comité « Libérez-les ! » avait volontairement peu écrit sur le jugement de février qui accordait un régime de semi-liberté à Jean-Marc, nous nous attendions à un appel du Parquet.

 

Pour notre comité, il était prudent de ne pas remettre de l’huile sur le feu, mais la nature des événements et les nouvelles attaques nous obligent à prendre nos responsabilités de comité de soutien aux prisonniers politiques.

 

Pour le Comité « Libérez-les ! » il s’agit d’une nouvelle médiatisation destinée à décrédibiliser la possibilité de sortie en régime de semi-liberté conditionnelle, de notre camarade Jean-Marc Rouillan.

 

Le Comité « Libérez-les ! » tient à réaffirmer à Jean-Marc toute sa solidarité et à réitérer son entier et complet soutien pour sa libération semi-conditionnelle, premier pas vers une libération complète et définitive…

24 ans c’est beaucoup d’années de souffrance et de privation, alors Libérez Jean-Marc Rouillan.

 

Le Comité « Libérez-les ! » 26-02-2011


De : Comité "Libérez-les ! " 59-62
dimanche 27 février 2011

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 21:36

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mer20.jpgcollage de Joëlle Aubron

 

Un communiqué dicté ce matin par un retenu de Vincennes, en grève de la faim et témoin des violences de la repression de Vincennes, sa colère n'a d'égale que sa détermination.

Communiqué au nom de tous les retenus DE VINCENNES :


" Nous Algériens Tunisiens Egyptiens Libyens Marocains, et tous les ressortissants d'autres pays, continuons notre grève de la faim entamée depuis 4 jours au centre de rétention de Vincennes : Grève de la faim jusqu'à la
mort.

Il y a des retenus qui sont en France, "intégrés" depuis 15 à 20 ans, beaucoup ont toute leur famille  en France, et la France nous expulse!

Nous exigeons la fin de toute expulsion vers ces pays où nos dirigeants, dictateurs, et corrompus, nous ont obligés de partir pour survivre. Pour certains d'entre nous , une expulsion les exposerait à de la prison, et
torture si ils étaient remis aux autorités de leur pays.

Le harcèlement et contrôles policier tous les jours, nous demandons simplement de pouvoir vivre dignement avec une carte de séjour mais toujours refusée.


Les révoltes  dans nos pays  en guerre civile n'empêchent pas les consulats de signer pour notre expulsion : des vols tous les jours sont affichés!

Nous sommes dans cette prison , maltraités, de grandes violences et tabassages cette nuit par des CRS cagoulés. Il n'y a plus de chauffage,et d'eau chaude. Nous exigeons la protection de la France, de l'aide et solidarité , l'arrêt immédiat des expulsions vers ces pays .

Nous continuons notre grève de la faim, et refuserons à Vincennes tout embarquement ou départ pour l'avion. "

Fait à Vincennes samedi à 10h.

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 21:09

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adressé par des camarades du Nord.

Au nom du droit à l’autodétermination, pour les droits civils et politiques !
Murs tapissés de portraits des prisonniers politiques basques favorables à l’indépendance et au socialisme. Tables décorées de drapeaux d’Euskadi. Ce vendredi, la MRES (Maison Régionale de l'Environnement et des Solidarités) de Lille s’est parée de ses plus belles couleurs verte, rouge et blanche dans le cadre de  la Semaine internationale de solidarité  avec le peuple basque. Le Comité Solidarité Basque de Lille, le comité « Libérez-les ! » et les Ami(e)s du Peuple basque y proposaient de se pencher sur la question basque. Des militants d’Etxerat, association composée des familles et proches de détenus, et d’Askapena, mouvement basque de solidarité internationale, avaient fait le déplacement des Pyrénées à cette occasion. Il convient ici de saluer la qualité politique et humaine de leurs interventions lors d’un débat où il aura été beaucoup question de la répression menée à l’endroit de la gauche basque non seulement par l’Etat espagnol, mais aussi par la France (jugements toujours plus durs, rafles contre les jeunes basques) dans le cadre parfois du Mandat d’arrêt européen. Le cas d’Aurore Martin, une Française militante de la cause basque dont l’Etat espagnol demande l’extradition, est significatif à cet égard. Militant d’Etxerat, et fils d’un prisonnier politique basque, Mikel a ainsi  largement évoqué les conditions de détention des prisonniers politiques basques au nombre de 720, dont 160 en france. Des détenus souvent soumis à la torture lors de leur arrestation par la police espagnole. L’Etat espagnol qui n’a cessé de durcir sa position depuis une vingtaine d’années. Ainsi d’octobre 2009 à décembre 2010, il y a eu 262 arrestations et 51 personnes détenues ont porté plainte pour torture. L’Etat espagnol n’hésite plus désormais  à s’en prendre, non plus aux seuls membres de l’organisation socialiste révolutionnaire basque de libération nationale, ETA, mais bien à tous ceux soupçonnés d’être favorables à la lutte de libération nationale baque : des jeunes, en butte à la précarité, « mais aussi des avocats ou des journalistes », révèle ainsi Imma d’Askapena, organisation dont plusieurs militants ont aussi été arrétés fin 2010. De l’autre côté des Pyrénées, il est aussi « interdit d’exposer les portraits des prisonniers, dans la rue, dans les cafés, ou de rendre un hommage aux militants à leur sortie de prison ! ». Nul doute que cette politique répressive étendue à l’ensemble des stuctures organisées, et ayant un important soutien populaire, vise à rendre invisible une option politique qui n’a jamais d’existé en pays basque , la gauche indépendantiste.
Le lendemain, samedi, à Bapaume, une quinzaine de manifestants se sont rassemblés devant le centre de détention de Bapaume pour y exprimer leur soutien à Christina Goirizelaia Gonzales qui y est détenue,  et y exposer, drapeaux au vent et poings levés, les portraits des prisonniers politiques. Ils se sont ensuite rendus à Houdain, au cœur d’un Bassin minier du Pas-de-Calais où la tradition de solidarité internationaliste reste vivace. Avec le soutien logistique de la municipalité communiste, une nouvelle rencontre d’excellente facture  s’est déroulée  à la Maison des Jeunes.
En dépit de la répression tout azimut, les raisons d’espérer demeurent ! Ce week-end, des dizaines de milliers de personnes manifestaient dans les rues de Bilbao pour que le nouveau parti de l’indépendance (Sortu) soit légalisé et puisse se présenter aux prochaines échéances électorales.
 Les  organisations à l’origine de ces initiatives dans le Nord Pas de Calais ont répondu à l’appel d’askapéna, un appel largement repris au niveau international. Ici l’engagement a été pris de poursuivre cette solidarité, de continuer à dénoncer les mesures répressives et d’exception prises à l’encontre de la dissidence basque et à « assumer cette solidarité avec le mouvement de libération nationale basque ».
Askapena 24 février 2011
 
La Ve Semaine Internationale de Solidarité envers l’Euskal Herria
S’est conclue sur un bilan positif allant bien au-delà des éditions 
précédentes.
 
Il y a 4 ans, la première édition de l’initiative internationaliste se déroulait dans 5 pays avec 10 événements au total. L’année dernière, les pays concernés étaient au nombre de 18, où la solidarité envers le peuple basque s'est manifestée par quelques 80 activités avant d'aborder l'année 2011, avec un bilan général de 22 pays pour 150 événements. Une année après l’autre, la participation populaire se développe pour atteindre, cette année, le nombre de 5000 amies et amis de l’Euskal Herria, lesquelles ont pris part à des conférences, débats, projections vidéos, expositions, rassemblements et manifestations. Certains de ces événements sont encore à venir puisque la Semaine de la Solidarité n’a pas encore eu lieu en Andalousie, que des actions diverses sont programmées au Venezuela, en Uruguay et en Argentine, sans oublier la grande manifestation convoquée pour le 26 février dans les rues de Milan, en Italie.
 
Au total, on dénombre donc plus de 5000 participants aux quelques 150 événements organisés dans 22 pays.
 
Soulignons de même la campagne « Les photos des prisonniers politiques dans la rue », à l'initiative des groupes d'Amis de l'Euskal Herria (Euskal Herriaren Lagunak), qui s’est déroulée avant la Ve Semaine Internationale de Solidarité et a présenté dans les rues de 31 villes du monde entier les photos des personnes victimes de la répression : Milan, Berlin, Argentine, Rome, Londres, Uruguay, Breizh, Turin, Mexico, Barcelone-Gracia, Florence, Lisbonne, Écosse, Dublin, Derry bloody sunday, Madrid, København (Copenhague), Friuli, Livorno, Pavia, Suisse, Barcelone-Sants, Lille, Norvège, Korsika-Toulon, Korsika-Ajaccio, Sinn Féin photo, Ográ Sinn Féin photo, Bologne, Naples, Cork.
 
Les États espagnol et français, qui oppriment et nient l’existence de L’Euskal Herria, tentent également de faire taire et de bloquer la solidarité internationaliste. On prétend par là nous faire croire que nous sommes isolés. Mais année après année, et semaine après semaine, les groupes d’Amis et amies de l’Euskal Herria sont de plus en plus nombreux, travaillent de mieux en mieux et diffusent leur message qui fait connaître notre voix.
 
Les innombrables coups de boutoir de la répression n’ont pas pu éviter que le conflit politique basque gagne en notoriété et se fasse une place au sein du calendrier politique mondial. De même, le coup de filet policier visant Askapena a soulevé une vague solidaire provenant des groupes d'Amies et amis de l'Euskal Herria et parcourant le monde en gagnant en ampleur.
 
Quelques chiffres significatifs :
 
En Suisse (1ère chronique et 2e chronique) et en Allemagne, des 
dizaines d’activités ont été organisées avec une participation de 600 et de 400 personnes respectivement. En outre, d'autres événements ont eu lieu au Danemark et en Suède.
 
En Italie, des centaines de personnes ont pris part aux quelques 35 activités convoquées dans les villes et villages du pays. À cette occasion, nous transmettons un salut à Guido et à Arturo, amis de l’Euskal Herria, qui ont été arrêtés quelques jours avant ces activités et incarcérés pour avoir tenté de stopper un train de déchets nucléaires.
 
De même, les tournées organisées dans les États espagnol et français ont été couronnées de succès. Ainsi, en Aragon (4 conférences-débat), à Madrid (4 événements dont celui de l’Ateneo en présence de 120 personnes), dans les Pays Catalans (11 rencontres ayant rassemblé un total de plus de 500 personnes). Par ailleurs, dans l’État français, à Paris, des centaines d’amis ont visité l’exposition d'oeuvres d'art réalisées par des prisonniers politiques basques ; des mobilisations ont eu lieu à Lille,à Houdain, à Bordeaux, en Bretagne et en Corse, outre 4 conférences-débats, devant un public de 80 personnes pour celle 
présentée par Gabi Mouesca.
 
En Irlande, des activités ont eu lieu dans les villes de Cork, Derry, Belfast et Dublin. En Écosse, 80 personnes ont assisté à la conférence donnée par des membres d?Etxerat tandis qu’à Londres, les amis de l?Euskal Herria ont organisé une grande fête avec la participation de bertsolaris et de groupes de musique basques. Citons encore la conférence prononcée par Brian Currin et Guillermo Barredo devant des députés du parlement britannique. Sachez que les parlementaires, non contents d’appeler à participer aux activités organisées, ont déployé une banderole de solidarité face au palais de Westminster.
 
La participation d'Euskal Herria à la Semaine
 
Parmi les points intéressants de ce mouvement solidaire, signalons la participation de collectifs sociaux basques. C'est ainsi que la semaine de solidarité a vu la participation de membres d'Elkartzen, 8H, de la Diaspora, d’Etxerat, d’Ikasle Abertzaleak, de jeunes indépendantistes, de la Gauche indépendantiste basque, d’Askapena, d’Udalbiltza, du Groupe contre la torture, du réalisateur des films « Sagarren denbora » (La saison des pommes) et « Itsasoaren alaba » (Fille de la mer), produits par le GITE-IPES. C'est pourquoi nous tenons à remercier tous les participants pour l’effort accompli et, en particulier, les familles de prisonnières et de prisonniers privées de parloir pour cause de participation à la Semaine de Solidarité, leur rôle dans les activités évoquées ayant été très significatif.
 
Filature policière
 
Comme les années précédentes, la présence policière s’est fait sentir, avec des filatures constantes de membres du syndicat étudiant Ikasle Abertzaleak et d’Askapena en Italie et dans les Pays Catalans. Nous dénonçons également le fait que, dans les États espagnol et français, en Italie et au Portugal, les amies et amis de l’Euskal Herria ont vécu dans leur propre chair la criminalisation de la solidarité et que leur réponse a créé de nouveaux espaces et a permis d'approfondir le travail effectué. Nous les remercions chaleureusement pour l’effort 
accompli.
 
Liberté pour Arturo et Guido !
 
Ces deux amis de l’Euskal Herria et organisateurs d?activités de la Semaine de Solidarité ont été arrêtés le 7 février pour avoir tenté de stopper un train chargé de déchets nucléaires hautement radioactifs à la gare Chiusa Condove del Val de Susa. Placés en détention préventive, leur situation a été dénoncée en Italie comme une vengeance raffinée s?adressant à leur esprit solidaire et  internationaliste.
 
Milan :  « Tanti popoli un'unica lotta »
 
  « Hamaika herri, borroka bakarra ! (De nombreux peuples, une seule lutte !) »
 
Le 26 février prochain aura lieu la manifestation annuelle « Tanti popoli un'unica lotta » à l’occasion de laquelle quelques 3000 personnes ont défilé les autres années, chiffre que l’on espère dépasser cette année.
 
Bien que des représentants et sympathisants du Kurdistan, de Palestine, d’Abya-Yala et d?autres peuples soient annoncés, la solidarité envers l’Euskal Herria jouera un rôle spécial. L?année dernière, lors de cette manifestation, 300 photos de prisonniers 
politiques basques étaient exhibées et, cette année, une représentation variée venue d’Euskal Herria est annoncée : joaldunak, txalapartariak, représentants d'Askapena, le groupe musical Hesian, et des dizaines de citoyens et citoyennes basques se donneront rendez-vous, aux côtés des membres des groupes d’amis et d’amies de l’Euskal Herria en Italie.
 
Cette manifestation constitue la principale action internationale de solidarité envers l’Euskal Herria. C'est pourquoi Askapena assurera une couverture spéciale de l'événement.
_______________________________________________
Eh-info-fr mailing list
Eh-info-fr@askapena.org
 
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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 21:24
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Février 2011. Rien de neuf, toujours le même sinistre rituel.

Après une décision enfin favorable, après deux ans d'emprisonnement supplémentaires pour une simple interview, dans la même journée, aussi rapidement qu'il est possible à "l'in"justice", si lente habituellement et si diligente dans ce cas, l'appel du Parquet tombe.

Bien sûr  on finirait par trouver cela naturel. On ne se fait pas d'illusion. On proteste à peine. C'est dans l'ordre des choses.

Pourtant cela signifie pour Jean-Marc Rouillan une nouvelle attente, de nouveaux délais, un automatisme ubuesque et toujours l'incertitude.

C'est surtout le témoignage une nouvelle fois de cet acharnement étatique, qui ne veut rien céder, même pas ces quelques semaines.

Sinistre yoyo, versus Jean-Marc Rouillan



(L'article d'avril 2010. Peu de choses à changer si ce n'est le nom).

 

Comme lors de la précédente demande de libération conditionnelle, l'avis favorable du tribunal voit de nouveau un appel immédiat du parquet.

Si l'on pouvait attendre l'avis du tribunal - et il est de nouveau positif - aucune illusion n'existait  cependant quant à la  position du parquet..

Obstination, acharnement donc du pouvoir jusqu'à l'ultime recours. Pouvoir qui n'hésite pas pour la seconde fois à remettre en cause une décision du tribunal, peu suspect pourtant de sympathie pour un militant d'Action directe.

Est-ce le baroud d'honneur d'un Etat qui ne veut qu'une chose: maintenir à tout prix les militants d'Action directe dans le silence et dans les geoles?

Le 20 février, nous avons manifesté notre attention, notre soutien à Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan, il est essentiel de continuer notre mobilisation.

Participons aux initiatives de la campagne de solidarité.
Organisons ensemble d'autres intiatives.
Signons la pétition.

linter


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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 10:12

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Nous avons manifesté durant de nombreuses années devant Bapaume quand Joëlle Aubron et Nathalie Ménigon y étaient emprisonnées.

 

Nous nous souvenons de la solidarité que les prisonnières basques de Bapaume leur ont toujours témoigné.

 

Nous nous associons à cette journée et adressons à ces prisonniers toute notre solidarité.

 

linter

Le 19 février 2011


C'était devant Bapaume

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 22:55

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NE PAS OUBLIER !
SOLIDARITE BASQUE
 
LILLE : vendredi 18 février –
19h - MRES, 23 rue Gosselet
 
HOUDAIN : samedi 19 février –
14h - MJVA, place de la Marne
 
 
Solidarité avec les prisonnier(e)s politiques basques :                         
 
TOUS devant la prison de BAPAUME samedi 19 février - 11h
 
Co voiturage RDV samedi 10h devant MRES
 
Comité Solidarité Basque –
Ami(e)s du Pays Basque - « Libérez-Les ! »

Camarades et ami(e)s
 
 Vous avez déjà pris connaissance  de l’appel  aux réunions et actes politiques (organisés par le Comité Solidarité Basque et le Comité « Libérez Les ! ») dans le cadre de la semaine internationale de solidarité avec le peuple basque.
 
Nous vous confirmons la présence de camarades basques :
 
Des représentants d’Exterat, familles et ami(e)s des prisonniers basques et Askapena, organisation internationaliste de la solidarité basque, seront présents pour répondre à vos questions. 
 
Vous le savez certainement la gauche indépendantiste a fait le choix d’impulser un processus de résolution du conflit, en proposant une « démilitarisation » du conflit, ETA a fait une déclaration dans ce sens aussi....
 
Ceci dit les réponses de l’Etat espagnol restent, à ce jour, la poursuite de la négation de ce choix nouveau de la gauche basque, le refus aussi de prendre en compte la demande de la gauche de pouvoir se présenter « démocratiquement » aux élections à venir.
Le parti créé il y a quelques jours, SORTU (« Créer ») fait l’objet d’attaques des politiciens de Madrid, et des médias espagnols : SORTU est la poursuite de Batasuna illégalisé en 2002 pour ces liens avec ETA.
 
L’accusation reste toujours la même, ETA exige la reconnaisance du droit des basques à décider de leur avenir, la gauche basque aussi, donc il y a « convergence idéologique » et il convient de maintenir l’interdiction à l’expression des droits civils et politiques.
 
En ce qui concerne la répression policière et judiciaire contre les militant(e)s elle se poursuit, nous vous informons régulièrement à ce sujet. La collaroration active de l’Etat français se poursuit toujours aussi avec zèle, exemple parmi bien d’autres, le cas Aurore Martin.
 
En ce qui nous concerne, comité solidarité basque de Lille, nous prenons en compte, le fait que la résistance basque est multiple, le Mouvement de Libération National Basque c’est aussi Euskadi Ta Askatasuna (ETA) et ses centaines de militant(e)s prisonniers politiques.
 
C’est pourquoi nous vous appelons à vous joindre à nous le samedi 19 février, à 11h, lors du rassemblement que nous organisons   devant la prison de Bapaume.
 
Nous vous signalons que cette prison, située très loin du pays basque, « héberge » depuis toujours des détenu(es) basques, et plus particulièrement des militantes basques.
A signaler, l’isolement répété pour ces prisonnières, souvent seules dans cette prison, à signaler aussi les trajets, + de 2000kms, que leur famille et ami(es) se doivent de faire pour leur rendre visite.
 
Un acharnement de plus utilisé par les deux Etats espagnol et français contre le collectif des prisonnier(e)s politiques basques, plus de 800 prisonniers, dont 160 en france. Dispersé dans 80 prisons des Etats espagnol et français
 
En ce moment est détenue à la prison de Bapaume Christina GOIRIZELAIA GONZALES.
 
 Nous serons devant la prison avec des photos de prisonniers politiques basques. 
 
Pour un acte de solidarité visible et public, pour dénoncer cette politique de dispersion et d’isolement à l’encontre des prisonnier(e)s basques.
 
Nous organisons un départ de Lille : RDV samedi 19 à 10h devant la MRES

Comptons sur vous
Merci de diffuser cette information
Comité Solidarité Basque – csblille@aol.com
 
 LILLE : vendredi 18 février - 19h - MRES, 23 rue Gosselet
HOUDAIN : samedi 19 février - 14h - MJVA, place de la Marne
Solidarité avec les prisonnier(e)s politiques basques :                                             TOUS devant la prison de BAPAUME samedi 19 février - 11h
 
Comité Solidarité Basque - Ami(e)s du Pays Basque - « Libérez-Les »
 
 
Tract d’appel :

Le peuple basque est à un tournant de son histoire, il se trouve aux portes d’un changement politique suite aux propositions de la gauche indépendantiste qui impulse une stratégie renouvelée fondée sur des moyens pacifiques et politiques. Sratégie qui a pour atout majeur le regroupement des forces de gauche et la reconnaissance de la souveraineté du peuple basque.                          
 
En ce sens, et comme apport à ces avancées, l’organisation Euskadi Ta Askatasuna, ETA, (Pays Basque et Liberté) a declaré un cessez-le-feu permanent, général et vérifiable par la communauté internationale.
 
Par contre, les gouvernements espagnol et français ont répondu à ces propositions de l’indépendantisme basque par des arrestations frappant le mouvement de jeunesse, par des arrestations d’avocats et de militants de défense des droits humains, par un alourdissement des peines et une dégradation des conditions de vie des prisonniers et prisonnières politiques basques, par la criminalisation de la solidarité envers les personnes atteintes par la répression. Deux nombres évocateurs : d’octobre 2009 à décembre 2010, il y a eu 262 arrestations et 51 personnes détenues ont porté plainte pour torture. ... N’oublions pas les arrestations  des militants de l’organisation internationaliste Askapena et l’incarcération de cinq de ses militants.
 
Néanmoins, les désirs de liberté, de démocratie et de paix d’un peuple organisé et rebelle depuis tant d’années ne peuvent pas être déclarés illégaux, ne peuvent pas être emprisonnés.
 
Nous demandons votre solidarité et votre mobilisation autour de la défense du droit à l’autodétermination du peuple basque, de la légalisation de la gauche indépendantiste basque et de la dénonciation de la violation des droits civils et politiques, la libération de tous les prisonniers politiques, + de 800.
 
C’est dans ce contexte et suite à la criminalisation de l’internationalisme basque que maintenant, plus que jamais, nous lançons un appel à la solidarité et votre présence aux actes politiques que nous organisons dans notre région.
 
Des représentants d’Exterat, familles et ami(e)s des prisonniers basques et Askapena, organisation internationaliste de la solidarité basque, seront présents pour répondre à vos questions. Comptons sur votre présence à :
 
LILLE : vendredi 18 février - 19h - MRES, 23 rue Gosselet
HOUDAIN : samedi 19 février - 14h - MJVA, place de la Marne
Solidarité avec les prisonnier(e)s politiques basques :                                             TOUS devant la prison de BAPAUME samedi 19 février - 11h
 
Comité Solidarité Basque - Ami(e)s du Pays Basque - « Libérez-Les »
 
 
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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 19:51

Pour consulter le blog:linter.over-blog.com

Dans la nuit du 12 au 13 janvier à Paris, Dan, Olivier et Camille se sont fait arrêter à Belleville pour des tags « Algérie – Tunisie / Insurrection », « Vive l’anarchie »… Après un début de garde à vue dans le commissariat du XXe arrondissement, les flics de la crim du 36 quai des orfèvres se sont emparés de l’affaire et les ont transférés dans leurs locaux. Ils ont ensuite été déférés au parquet et après un passage devant le juge d’instruction et le juge des libertés et de la détention, ils ont été envoyés en prison. Depuis, Camille est sous contrôle judiciaire, Dan et Olivier sont à La Santé depuis plus d'un mois...

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Nous voulons vivre
(Lettre de Dan depuis la prison de la Santé, 6 février 2011)

« Le sol sur lequel vous vous trouvez est en feu »
August Spies à ses juges

Depuis toujours, des humains oppriment d’autres humains. C’est sur ces bases maudites qu’est née cette civilisation de l’enfermement. La domination, qu’elle soit économique, sexiste ou morale régit les rapports entre les gens, à tel point et depuis si longtemps que le simple fait d’inventer d’autres rapports, vivre ses relations différemment, vouloir un avenir débarrassé de toute autorité et agir dans ce but est un « crime ». Des amitiés se transforment en « association de malfaiteurs », des associations d’individus sans hiérarchie deviennent des « organisations terroristes » avec tous les fantasmes du pouvoir : leaders, exécutants, théoriciens, etc. De la France au Chili en passant par la Grèce, l’Italie et tant d’autres endroits où s’organisent des anarchistes et anti-autoritaires en vue d’en finir avec les rapports de domination, en face, la répression s’organiste aussi avec son arsenal militaro-juridique. Cette situation, en soi, n’est pas tellement étonnante, en vrai, elle est aussi vieille que le sont nos idées et nos désirs de vivre. Des lois scélérates de la belle époque en France jusqu’au délit d’anarchisme en Italie de nos jours, ce dernier a toujours servi d’épouvantail social. Si je parle tant d’anarchisme, c’est que moi-même je suis anarchiste, mais ce constat s’applique à de nombreuses catégories fantasmées du pouvoir : les « bandes », les « casseurs », les « anarcho-autonomes », les « Rroms » et autres « bandes ethniques à capuche » si chers aux crapules médiatiques.

En fait, il s’agit d’attribuer à ces catégories montées de toute pièce à des fins électorales et sociales, des pratiques séculaires et répandues comme la rétribution sociale, le sabotage, l’expression murale et autres moyens d’expression qui n’appartiennent à personne, sinon à ceux que la société pousse à réagir contre elle. On peut alors confiner ces pratiques à quelques « têtes brûlées » pour mieux faire oublier à tous qu’il n’appartient qu’à eux de reprendre le contrôle de leurs vies. Entrent alors en jeu syndicats, politiciens, porte-paroles et figures mythiques pour temporiser la rage des opprimés, pour déposséder chacun de sa propre révolte et la convertir en pouvoir et en argent pour quelques-uns.

Nous sommes tous en prison. Qui peut nier sans mauvaise foi que travailler, s’enfermer dans une salle de classe, une usine, un supermarché, ce n’est pas se constituer prisonnier ? Qui ne ressent pas, du haut de sa cage à poule emboîtée dans des barres d’immeubles qui nous barrent l’horizon, que sa vie n’est qu’une suite d’incarcérations diverses ? Qui réussit encore à éviter du regard les barbelés, barrières, portes blindées, grilles qui peuplent de plus en plus les lieux où nous nous trouvons et rampons, du travail au métro, de son 15m2 aux grands espaces des hypermarchés. Cette société est une vaste prison qui contient en elle une autre prison qui elle-même en contient d’autres. Dehors la menace de la prison, dedans la menace du mitard.

Dans cette vie morne et froide cependant, se soulèvent parfois les flammes de la colère. Récemment, en Tunisie, Algérie ou en Egypte, elles sont venues réchauffer le brasier de nos cœurs qui ne s’éteindra pas à coup de répression.

Nous avons voulu exprimer notre solidarité avec tous les émeutiers qui bravent l’ordre au mépris des menaces et des balles, car nous aussi nous voulons en finir avec ce monde de fric et de pouvoir, nous voulons vivre. Comme une minuscule contribution aux cris de colères qui ont traversé ces derniers mois la Méditerranée, nous avons écrit quelques tags sur les tristes murs des quartiers où nous vivons, contre les dominations démocratiques et dictatoriales contre le règne du fric et des Etats. Des patrouilles de la BAC qui nous avaient repérés depuis quelques temps nous interpellent alors aux alentours de 3h du mat’, rue de Tourtille (XXe). Après une courte nuit au commissariat du XXe, la section anti-terroriste de la brigade criminelle prend le relais et nous ramène au 36 quai des Orfèvres après des perquisitions à nos domiciles pour mettre à jour leurs fichiers. Nous apprenons qu’ils nous mettent alors sur le dos une série de tags contre la Croix-Rouge et son implication omniprésente et internationale dans la machine à expulser et l’encampement progressif des pauvres. Nous sommes également poursuivis pour refus de fichage ADN et empreintes ainsi que pour non-respect du contrôle judiciaire qu’Olivier et moi avions déjà sur le dos. En février 2010, la SAT, encore elle, nous avait arrêtés pour notre participation à la lutte contre la machine à expulser. Nous avions alors été mis en examen ainsi que plusieurs autres camarades pour de supposés sabotages de distributeurs de billets.
Il s’agissait alors, et aujourd’hui encore, de punir et d’isoler quelques individus pour des luttes et des désirs partagés par tant d’autres.Lors de notre incarcération, le procureur fut très clair : « Il faut mettre un coup d’arrêt définitif à la Mouvance anarcho-autonome et donner une leçon à M. Sayag avant qu’il ne s’engage sur la pente d’une contestation plus violente encore. »

Si l’Etat s’acharne aujourd’hui sur nous, c’est que nous n’avons jamais cessé, et très visiblement, de porter nos idées dans la rue, de parler d’anarchie à ceux qui n’en ont jamais entendu parler, et d’exprimer fièrement notre solidarité avec les révoltés du monde entier, et ce n’est pas un secret pour grand monde. Je ne suis ni « innocent », ni « coupable » des faits qui me sont  reprochés. Je suis anarchiste, en cela, toutes les pratiques qui visent à se libérer des rapports de domination sans les reproduire, obtiennent ma solidarité, que ces pratiques soient ou non les miennes.

A tous ceux qui ne pleurent pas pour ces pauvres murs que nous avons décidé de faire parler, à tous ceux aussi qui se sentent enchaînés, lorsque d’autres le sont, je vous envoie mes salutations révolutionnaires et vous appelle à ne pas marquer de trêve dans le combat pour la liberté qui est le vôtre, et qui est aussi le mien.

A tous les serviteurs de cet état de choses, vos peines de prison ne sècheront ni mes larmes ni n’atténuerons notre joie de travailler à la transformation des rapports.

Je réaffirme toute ma solidarité avec les révoltés qui s’agitent sans pour autant rêver de remplacer les dictatures par une domination démocratique. Ainsi qu’à tous les prisonniers de la planète qui ne baissent pas les bras et qui ne se séparent pas des autres en s’inventant des catégories comme « prisonnier politique ». De Sidi Bouzid à Athènes, de Bal-el-oued à Santiago, de Villiers-le-bel aux faubourgs de Rio, que nos révoltes engendrent nos solidarités, et vice et versa.

Liberté.

Le 06/02/2011,
Dan

PS : vous pouvez m’écrire en anglais et en français

Maison d’arrêt de la Santé
Daniel SAYAG
N° d’écrou : 293 350
42, rue de la Santé
75 674 Paris cedex 14

Lien sur les différentes affaires :
http://nantes.indymedia.org/article/22730

Lettre d’Olivier, en détention préventive depuis le 14 janvier 2011
http://nantes.indymedia.org/article/22874

------------------

La joie des bouleversements
Sur des révoltes qui nous touchent à travers les frontières
(Lettre de Dan depuis la prison de la Santé, 8 février 2011)

Depuis quelques mois, dans ce que journalistes et universitaires appellent le « monde arabe », éclatent de nombreuses émeutes et révoltes. En Tunisie, en Algérie, en Egypte et certainement bientôt ailleurs. Peu d’informations qui filtrent au final, puisqu’on n’a accès qu’à la propagande des médias ou par le biais de moyens dégradés tels que des réseaux sociaux et virtuels. Bien entendu, les médias s’acharnent à faire croire qu’il ne s’agit que de révoltes contre tel ou tel autre chef d’Etat « abusif ». A trop focaliser sur les figures toutes pourries de Ben Ali ou Moubarak, on finirait presque par réussir à taire les véritables raisons de la colère. A vrai dire, il ne s’agit pas d’un « complot » médiatique, tout cela n’est peut-être même pas volontaire, car les journalistes que savent-ils vraiment de ce qu’est une vie de pauvre, harcelé par les autorités ? Rien. Il n’y a qu’à voir le traitement médiatique fait aux soulèvements de novembre 2005 en France. On ne nous a parlé que de « violence gratuite » (mais cela existe-t-il vraiment ?), de hordes de barbares détruisant « leurs » propres lieux de vie, se tirant « une balle dans le pied ». Au choix, de la haine ou de la condescendance. Mais sont-ils capables d’autre chose de là où ils parlent ? L’empathie, c’est entre autres se reconnaître dans le sort qui est fait à l’autre. Seulement, un journaliste, un politicien, ou un « intellectuel », que savent-ils de ce qu’est la vie
d’un damné de la terre ? Que connaissent-ils de la vie de misère que la plupart d’entre nous vivons, sous le couperet permanent de sa banque, de son proprio, du trésor public ? Toujours rien. Il n’y a qu’à voir le tintamarre citoyen, cassant les oreilles de tout le monde dès qu’un pauvre journaliste doit se foutre à poil devant des flics, ce que des milliers de pauvres vivent chaque jour dans le silence de l’habitude. Il n’y a rien d’étonnant donc à ce que journalistes et intellectuels (aussi compassionnels soient-ils) soient incapables de comprendre quoi que ce soit aux éclats de rage qui émaillent ici et là le vernis d’autorité des puissants.

Cependant, pour nous révoltés, en tout cas pour moi, ces émeutes réveillent un instinct de liberté insoupçonné. Si d’un coin du monde à l’autre, nous vivons tous différemment, il est aisé de se reconnaître dans les yeux d’émeutiers qui mettent le feu à ce qui les opprime quotidiennement.

On remarque qu’avant que ces charognards politiques ou religieux ne tentent de récupérer les émeutes à leurs fins, aucune revendication, aucune demande n’a émergé des foules enragées. Il s’agit là d’un signe d’une grande importance. Car cela signifie que les émeutiers n’attendent plus rien du pouvoir. Qu’il ne s’agit plus maintenant que de présenter l’addition à ceux qui nous gouvernent et les chasser à coups de pied au cul. En France, comme ailleurs, aucune difficulté pour s’identifier à ces insurgés, réalisant nos rêves en face de nos yeux, bravant les mensonges et les balles, acceptant les risques d’un basculement dans l’inconnu qu’est l’absence de pouvoir fixe. De plus, ils nous ont montré
que c’était possible, ils ont prouvé aux plus résignés d’entre nous que la révolte n’est pas une utopie, que rien ne peut l’arrêter. Ce mouvement spontané de révolte est aussi une belle occasion de se poser
quelques questions. Des questions qui se sont déjà posées, ici au lendemain de la seconde guerre mondiale et de sa prétendue « libération ». Malheureusement, ils sont peu ceux qui n’ont pas déposé les armes à l’avènement de la démocratie. Et aujourd’hui, qui se souvient encore du témoignage d’un anarchiste comme Belgrado Pedrini ? De la lucidité de tous ceux qui, récemment passés sous le joug de la démocratie percevaient déjà que le régime n’avait changé que de nom et de manteau, que ses prisons et ses lois étaient toujours là pour nous pourrir la vie.

Il ne faut pas se faire d’illusions, c’est certainement le sort qui est réservé aux émeutiers dont nous parlons, même si par exemple en Tunisie, la plupart des émeutiers ne sont pas gentiment rentrés chez eux après l’annonce du départ de Ben Ali. Non, ils ont continué à se venger en rasant les commissariats où nombre d’entre eux furent torturés comme des chiens. Et je le répète, malgré que les situations ne sont pas les mêmes, nous avons la même rage contre ce quotidien merdique qui ne connaît pas de frontières.

En ces périodes de troubles sociaux quotidiens où certains, rollex aux poignets, nous appelent sans honte à nous serrer la ceinture alors qu’ils continuent à péter dans la soie aux yeux de tous. Pas de surprise à ce que cela s’embrase. Ils nous parlent de « crise », de sacrifices, alors que notre vie est déjà une suite de sacrifices et de renoncements, et que la leur est un long fleuve tranquille qui lui, ne connaît pas la crise.

Alors que certains cherchent à réussir en marchant sur les autres, que d’autres s’évadent à coups de drogues ou de prières et prophéties, cherchant un ailleurs où guérir d’ici, les insurgés du monde entier
montrent le chemin d’une transformation radicale de nos vies, ils montrent qu’il ne relève pas que du rêve de renverser un régime, de se jouer de lui, de le déchirer gaiement. Le sourire sur leur visage est le nôtre.

Le pouvoir ici comme ailleurs, sent bien que son règne est fragilisé par cet état de fait et ce n’est pas un hasard que des anarchistes soient incarcérés pour avoir tagué dans ce qu’ils appellent des « zones
urbaines sensibles » (à vos souhaits !) des messages comme « Algérie / Tunisie / Partout / vive l’insurrection » ou « solidarité avec les émeutiers du Maghreb ». C’est qu’il ne faudrait tout de même pas donner des idées aux pauvres. Comme si d’ailleurs, les révoltés avaient besoin de quelques tags pour se révolter. Il faut bien être con soi-même pour prendre les gens pour des cons de la sorte.

De fait, ces émeutes ont présenté de nombreux signes d’une véritable émancipation. Une chose frappe l’œil d’abord, sinon totalement, les émeutiers ont partiellement fait péter les catégories du pouvoir. Ce qui n’empêche pas les médias de nous parler de « jeunes ». Il suffit de jeter un œil pour apercevoir jeunes, vieux, femmes, hommes, pauvres et un peu moins pauvres unis dans la paradoxale allégresse d’une colère insurrectionnelle qui se lâche avec courage.

Pour les révolutionnaires anti-autoritaires d’ici et d’ailleurs se pose la question de la solidarité internationale. Quelle forme peut-elle prendre ? Je pense que cette question contient en elle-même ses propres limites. Je veux dire par là que la question de savoir comment exprimer à travers les mers et les continents notre sympathie avec ces événements est bien moins prioritaire à mon avis que de savoir comment nous pourrions la vivre ici même, là où nous sommes. Le risque, à force de trop regarder à côté, c’est de perdre de vue ce qu’il y a en face, sur le sol que nous foulons de nos pieds. « Bring the war home ! » criaient les antimilitaristes américains au moment de la guerre du Vietnam.

Cela me fait venir une pensée, nous étions quelques un/es en décembre 2008, à nous méfier de l’engouement extraordinaire que suscitait la vague d’émeutes qui venait d’éclater en Grèce suite à la mort d’Alexis, tué par balle par des flics. Là aussi le courage et la force des révoltés de Grèce avaient de quoi nous toucher droit au cœur, mais aussi nous faire complexer de nos manquements. Mais pourquoi cette méfiance ? Parce que peu avant, ici même, avait eu lieu le soulèvement le plus massif depuis plus d’une trentaine d’années. Et ce, au mieux dans un silence de mort du côté d’une grande partie du mouvement dit anti-autoritaire ou plus largement « gauchiste », au pire, dans le mépris et la condescendance la plus dégueulasse possible.On pourrait reprocher à l’époque la facilité de se reconnaître dans une révolte qui contenait tous les signes de reconnaissance identitaires des milieux contestataires momifiés : logos, idéologies, tracts, manifestes etc. divergeant formellemet des émeutes de 2005, qui elles, n’utilisent pas les cadres de reconnaissances et la liturgie gauchiste post 77 si chère aux vendeurs de T-shirt qui peuplent ce petit marécage. Un pari plus dur à jouer donc, si on estime toutefois que l’exotisme est plus important que les opportunités d’agir concrètement sur ce monde. Alors, deux poids deux mesures ?

Actuellement incarcéré et « coupé » du monde, je serais bien incapable de dire si le comportement est le même vis-à-vis des révoltes actuelles en Afrique du Nord. Mais je me souviens du grand mutisme qui a gagné le petit mouvement avant d’atterrir ici. Alors que se déchaînait déjà la colère des insurgés et que pleuvaient les balles. Je ne dis pas tout cela pour stigmatiser qui que ce soit, je serais d’ailleurs bien malhonnête de ne pas admettre que moi-même, muni de préjugés, j’étais méfiant. Certainement influencé par cet inconscient collectif qui voudrait que les peuples arabes soient foutus d’avance. D’abord méfiance vis-à-vis des mouvements religieux, ensuite, un certain manque d’audace pour imaginer que des dictateurs qui ont pris une trentaine d’années pour asseoir leur pouvoir et le graver dans la roche puissent tomber au bout de quelques semaines de troubles. Peut-être aussi, comme beaucoup de camarades, suis-je trop habitué à me reconnaître dans des codes identitaires, et trop peu à considérer la rage des opprimés pour elle-même, et non pour l’image (ou l’imagerie) radicale qu’elle se donne.

Je suis bien conscient que ces quelques lignes n’ont pas grand intérêt,il ne s’agit que d’essayer de poser quelques pistes de discussion, qui, je l’imagine, sont déjà bien présentes dans les discussions de chacun.

Pour la propagation de la joie des bouleversements,
pour l’abolition d’un ici et d’un là-bas.

Le 08/02/2011,
Depuis la Santé,
Dan

Lui écrire :
Maison d’arrêt de la Santé
Daniel SAYAG
N° d’écrou : 293 350
42, rue de la Santé
75 674 Paris cedex 14
_______________________

https://nantes.indymedia.org/article/23029

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 19:23

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

 

Bruno a été liberé vendredi 11 février après un mois et demi de détention et il a été placé sous contrôle judiciaire (interdiction de quitter le territoire national, d’entrer en contact avec les autres mis en examen, obligation de pointer une fois par mois et de se rendre au spip).

 

Il avait été arrêté le 20 décembre 2010 à Paris, après s’être soustrait à son contrôle judiciaire en juillet 2008. Il avait été arrêté une première fois en janvier 2008 alors qu’il était en  possession d’un fumigène artisanal et de clous tordus et qu’il se rendait à une manifestation devant le centre de rétention de Vincennes. Il avait alors fait 4 mois et demi de détention préventive.

Ivan, accusé des mêmes faits, est, quant à lui, toujours détenu à la prison de Fresnes.

Pour plus d’info sur cette affaire :

https://infokiosques.net/mauvaises_intentions

De plus, une semaine de solidarité et de lutte autour de différents thèmes immigration, maghreb, répression etc..) est organisée :

http://paris.indymedia.org/spip.php?article5653

Liberté pour tous ! La solidarité est une arme !

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 22:07

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

 

 

 

Le chaud et le froid ont de nouveau coulé sur les larges épaules de Jean-Marc Rouillan. Le tribunal d’application des peines a ordonné aujourd'hui sa mise en liberté. Le parquet de Paris a immédiatement fait appel…



« Au réveil, la prison me saute à la gorge. Comme un animal à l’affût de l’ultime cauchemar. Le premier sens en éveil m’avertit de sa présence tapie. Un coin de mur surgissant de l’aube, l’odeur du désinfectant, les ablutions diverses des congénères, l’effleurement de la couverture administrative et l’écœurement indicible. Elle me pénètre d’un trait. Elle me force avec la goulée d’air inspirée au bord de cette noyade lève-tôt. Sa langue enfoncée dans la bouche, elle me baise de sa mort journalière, sans fleur ni couronne au tréfonds des caveaux de béton, du « je ne le ferai plus » et des lâchetés misérables. Souveraine tyrannique, la « malamort » de la lèpre moderne et carcérale est là et déjà en moi. Et pas moyen de lui échapper. Jusqu’au plus lointain du dernier exil, j’éprouverai cette nausée. On ne s’habitue jamais à la prison… »

Jann-Marc Rouillan (Je hais les matins – Denoël)


Jean-Marc Rouillan, âgé de 58 ans, est en taule depuis février 1987…  Il a été arrêté avec Joëlle Aubron, Nathalie Ménigon et Georges Cipriani, tous militants d’Action directe. Les quatre ont été condamnés à perpétuité avec une peine de sûreté de 18 ans. Joëlle Aubron est sortie de prison le 16 juin 2004 suite à une campagne de solidarité afin d’obtenir sa suspension de peine pour raisons médicales. Elle est décédée le 1er mars 2006. Nathalie Ménigon est en liberté conditionnelle depuis le 3 août 2008 pour une durée de cinq ans. Georges Cipriani est en semi-liberté pour un an depuis le 14 avril 2010. Sa demande de libération conditionnelle devrait être examinée en mars 2011.


 

Jean-Marc Rouillan a vécu quelques mois en semi-liberté en 2008. Salarié aux éditions Agone dans la journée, taulard la nuit et le week-end. Ce régime a été brutalement révoqué le 16 octobre 2008 suite à la publication d’une interview accordée à un hebdomadaire. « Deux années d’emprisonnement pour des mots… Moi qui, à la sortie de Mai 68, ai fait le choix des armes et de l’action révolutionnaire, me voici, à cinquante-huit ans, incarcéré, suprême ironie, « sur parole ». »


Après une hospitalisation en urgence dans un hôpital de Marseille, il a été établi que Jean-Marc Rouillan souffre du syndrome de Chester-Erdheim, une maladie rare dont on ne sait pratiquement rien en dehors du fait qu’elle provoque des crises très douloureuses. Le militant révolutionnaire qui est aussi devenu un écrivain reconnu est détenu à la prison de Muret, près de Toulouse, depuis le 27 octobre 2009. Il a déposé une demande de semi-liberté en novembre 2009. Elle a été examinée le 2 février 2011. La réponse en première instance était attendue pour le 16 février.


Prenant en compte « les efforts sérieux de réadaptation sociale » manifestés par Jean-Marc Rouillan, le tribunal d’application des peines s’est aujourd’hui prononcé pour un aménagement de la peine et s’est déclaré favorable à une mesure de semi-liberté. Une nouvelle saluée avec prudence par les ami-e-s de Jean-Marc Rouillan qui aurait pu sortir de la prison de Muret le 7 mars prochain pour rejoindre, sous surveillance électronique, les locaux de son employeur, les éditions Agone à Marseille. Bien sûr, c’était compter sans la réaction quasi immédiate du parquet de Paris qui a annulé la décision de justice prise quelques heures plus tôt…


Assez d’acharnement. Liberté immédiate pour Jean-Marc Rouillan !


Le blog des éditions Agone consacré à Jann-Marc Rouillan : http://blog.agone.org/category/La-Chronique-de-Jann-Marc-Rouillan


Le blog Action directe : http://action-directe.over-blog.com/


Le site de Ne laissons pas faire : http://nlpf.samizdat.net/


Le blog Linter : http://linter.over-blog.com/


Lire sur Le Post :


- Et Jean-Marc Rouillan est toujours en prison en 2011 : http://www.lepost.fr/article/2011/01/02/2357183_et-jean-marc-rouillan-est-toujours-en-prison-en-2011.html


- Jann-Marc Rouillan conjugue son histoire à l’infinitif présent : http://www.lepost.fr/article/2010/10/24/2279793_jann-marc-rouillan-conjugue-son-histoire-a-l-infinitif-present.html

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 21:56
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Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2